« Pour écrire, il faut l’avoir longtemps rêvé. » – Anne Hébert
Je suis un fils du pays. Un bleuet, un vrai. Né à Arvida, Bilodeau de mon père Rodolphe, commerçant originaire de Chicoutimi, fils de Roberte Tremblay (Tremblay à pomme), infirmière, native de Mistassini-Dolbeau. Pas de chicane, je suis de rivières et de lacs, de sapin et d’épinette, fiers, orgueilleux, libre, courageux, comme mes ancêtres dans la lignée de Jacques Bilodeau et Geneviève Longchamps de Sainte-Famille (île d’Orléans, 1656) et Pierre Tremblay de l’Ange-Gardien sur la Côte-de-Beaupré. La France, terre de mes ancêtres, près de moi par ma grand-mère maternelle Suzanne Besson née à Dijon fille de Louis Besson d’Auvergne Journal de Louis Besson (.PDF – 4.8 Mo), chef-lieu canton (province de la Bourgogne, capitale de Dijon) et de Jeanne Lévesque, parties de Paris fin du XVIIIIe siècle en quête de liberté, d’aventures, d’un pays à bâtir, d’espérances plein leurs bagages, pour un Nouveau Monde à rêver, à construire, le leur, le nôtre! Du plus loin que je me souvienne de ma petite enfance, j’étais fasciné par le vécu de mes grands-parents, mes grands-pères en particulier. Mon enfance est meublée de ces souvenirs d’histoires d’hommes forts, de prouesses physiques, de nature dure et sauvage. Mes grands-pères, figures de géants, alimentaient mes rêveries nourries par leurs contes, et certes, une part de légende. Mon enfance est heureuse et douce comme le vent chaud de l’été. Grands espaces, rivières, lacs, champs, église en bois, paroisse de Fatima, Jonquière 1960, rue St-Michel, petite école (couvent), prêtres, messe du dimanche, procession du Sacré-Coeur, les cow-boys et les Indiens, lait en bouteille transporté par un laitier et son cheval avec charrette de bois couvert, musique française, américaine, Bobino, la boîte à surprises, chants au piano chez ma grand-mère, Radio-Canada le midi (les joyeux troubadours), les vacances d’été en camping sauvage, des odeurs de pudding au chômeur, de pâté chinois, l’automne, l’hiver, le printemps, l’été, qui n’en finissent plus de finir! Une enfance pleine de famille, du gros bonheur et du soleil plein la tête. Salut à toi, pays de mon enfance!






Anonyme
C’est vraiment très intéressant comme texte. Le travail, le travail, le travail. Rien n’est plus important. Aujourd’hui c’est encore le cas, les gens de la merveilleuse région de Saguenay-Lac-Saint-Jean ont toujours cette réputation de jeter coeur et âme à l’ouvrage. Merci de partager les impressions d’un homme qui vécu cette époque difficile de la colonisation. En lisant ce texte, on peut imaginer les lieux avant les développements réalisés par l’homme… Richesse historique !
anne-catherine
je commence la lecture xxx
Christian
Anne-Catherine,quand tu auras le temps ,j’aimerais que tu ailles lire Amour Filial.J’attends de tes nouvelles!Bye Chriss xxx