Quelques mois avant de quitter la maison familiale, je remarquai une magnifique jeune femme blonde qui avait certainement vingt-trois ou vingt-quatre ans. Elle demeurait seule dans l’appartement adjacent au nôtre. Impossible pour un jeune homme de mon âge (seize ans) d’être insensible à sa beauté et ses courbes toutes en féminité. Je ne manquais jamais l’occasion de la saluer au passage et de lui faire savoir, par mon sourire et mes yeux posés sur elle, l’attirance que je ressentais. Elle était belle et blonde comme un lever de soleil et émanait d’elle un parfum légèrement vanillé. Elle avait les yeux bleus – pour l’amour — et un corps suggérant tous les plaisirs. Cette femme nourrissait très souvent mes fantasmes nocturnes.
Oui, j’ai bien eu de petites aventures amoureuses et charnelles auparavant, mais je n’avais pas encore goûté à la plénitude de l’extase que procure une relation intime complète avec une femme, d’expérience de surcroît. Pour un jeune homme, cette première vraie rencontre au féminin est un moment très attendu et ardemment souhaité. Ce jour-là, je pris mon courage à deux mains et alla sonner à sa porte. Elle me répondit avec un naturel désarmant, comme si elle m’attendait! Elle m’invita à entrer et m’offrit quelque chose à boire. Assis au salon, nous engageâmes la discussion, et très rapidement je m’informai de ce qu’elle faisait comme travail, d’où elle était native, si elle avait un copain, etc. Quoique pour le copain, j’avais remarqué qu’un certain nombre de garçons venaient la visiter occasionnellement. En vérité, cela ne me dérangeait guère, car ce que je désirais n’était pas de l’ordre amoureux, mais…
Je me souviens qu’à la deuxième bière offerte je suis allé la rejoindre à la cuisine. Pendant qu’elle débouchait celle-ci, moi placé derrière elle, je posai mes mains sur ses épaules, déposai mes lèvres sur le bas de son cou en l’embrassant tendrement, tout en laissant glisser mes mains sur ses hanches, fébrilement jusqu’à ses fesses. Ces prémisses se poursuivirent jusqu’au salon par des échanges de baisers salivés et langoureux. Tout ce manège des corps brûlants de désir dura pendant quatre soirs consécutifs. Elle me refusa l’accès au plaisir ultime jusqu’au soir (le quatrième) où elle décida que le moment était venu. Après que nos bouches se soient retrouvées et nos corps reconnus, elle me prit par la main, me tira doucement vers sa chambre, me guida jusqu’à son lit. Mon cœur palpitait au rythme de celui d’un marathonien. Nous nous retrouvâmes nus dans un temps record. Ma bouche, mes mains, mon corps tout entier ne savaient plus où donner de la tête. Elle prit mon pénis dans sa main et le dirigea très adroitement vers l’antre tant convoité. Pour la suite, je vous laisse imaginer…
Ce que je me rappelle aujourd’hui avec le recul, c’est que je n’avais que seize ans : c’était ma première fois! Malheureusement, je n’ai pas su faire durer le plaisir. Mais quand même, j’avais le sentiment d’avoir franchi une étape importante dans ma vie de jeune homme. Après l’avoir quitté, difficilement d’ailleurs, je rentrai chez mes parents par la fenêtre de la salle de bain que j’avais préalablement entrouverte. Il faut que vous sachiez que ma mère barrait les portes le soir avant de se coucher. Comme j’avais perdu ma clé et qu’il était très tard, je ne voulais pas déranger la famille endormie. Marchant sur la pointe des pieds avec tous mes vêtements dans les bras pour me rendre au sous-sol où était ma chambre, j’aperçus ma mère, m’attendant la jambe branlante, assise dans le fauteuil du salon. Elle me fit savoir qu’elle n’était pas contente de l’heure de mon arrivée et de mes fréquentations peu recommandables, faisant allusion à la jeune déesse d’à côté!
Sur ces propos brefs et peu flatteurs, j’allai me coucher, le cœur léger, le corps et la tête toujours avec la jeune femme de peu de vertus. Au matin, toute la famille réunie pour le déjeuner, ma mère plus silencieuse que d’habitude, mon père, lui, posa sur moi un regard complice et fier. Je comprenais qu’il signifiait sa satisfaction de mâle à l’égard de son fils aîné.
Je garderai en mémoire jusqu’à la fin de mes jours le souvenir de cette magnifique jeune femme qui fut la première à me faire découvrir l’intimité au féminin.





RENEE LACHANCE
TRES INTERESSANT CHRIS,J AI LU L AFFLIGÉE ,FILS D UNE SEUL FEMME,PARFUM ET CHAIR DE FEMME ET BRULE BRULE,PASSION QUE J AI PIS J AI BCP AIMÉ.CONTINUE LACHE PAS J TE FELICITE!
RENEE LACHANCE
PASSE UN BEAU NOEL BYE!
Julie B.
Bonjour Christian, j’aime bien te lire. Ça complete bien les discussions hospitalieres. J’ai bien aimé l’exploration du dictionnaire, on a réveiller quelques mots bien endormis. Bye Julie
Christian
Julie,J’apprécie ton intérêt envers mes textes et le plaisir toujours renouvelé des échanges exploratoires du dictionnaire Le Robert ou Le Larousse dépendant!Mon imaginaire pourtant débordant ,ne suffit plus à la tâche lors de ces soirées festives sur le plan littéraire bien entendu!Écris-moi à nouveau,te voir et te lire en plus est un privilège!Bye Julie..Christianx