J’étais peiné pour la direction de l’école qu’un tel incident se soit produit. Les conséquences sont fâcheuses pour tout le monde. Mais je n’avais pas le choix, mon intervention était incontournable dans les circonstances. La polyvalente Neufchâtel avait la réputation d’être une excellente institution d’enseignement avec une vie pédagogique et étudiante très dynamique. Moi, le petit nouveau qui arrive à peine, me voilà impliqué dans les procédures juridiques et l’inconfort relationnel avec un certain nombre d’élèves. Ce petit groupe d’élèves du professionnel long n’aimait pas être dérangé dans l’expression de leurs délinquances. Par ailleurs, tout va bien avec ma classe, j’aime enseigner à ces gens pour la plupart motivés.
Les semaines passent, je continue ma surveillance du midi avec mon collègue professeur. Je me doute, par instinct, qu’il se trame quelque chose. Je ne sais pas quoi, mais ça ne sent pas bon ! Un élève de ma classe m’avertit d’être prudent, car il sait de source sûre qu’un incident grave va se produire. Il me confirme que des individus de l’école veulent m’agresser physiquement. Je vous assure que le soir, à la maison, mon esprit ne faisait qu’un tour. J’avais beau faire du sport, l’idée d’une agression envers ma personne ne me plaisait pas tellement. Enfin, je ne parlai à personne de la direction et poursuivit mon travail comme d’habitude. Je savais qu’il se passerait quelque chose, mais où, quand et comment, aucune idée. Un directeur de polyvalente d’une ville avoisinante, durant la même période, s’est fait tirer des balles de fusil sur son véhicule automobile. Heureusement, il n’était pas à bord.
À suivre…




