Après l’expérience du Grand Nord, la vie revient à la normale. Je continue l’enseignement en parallèle avec mes études universitaires en sociologie. À l’été 1978, je travaille comme directeur d’un projet de recherche pour l’association de la Paralysie Cérébrale de Québec. Je dirige une étude sur la problématique des jeux pour personnes à moyens physiques restreints et c’est cette même étude qui m’amène à Détroit pour les jeux Paralympiques. Une expérience qui remet en place les valeurs de base. Nous sommes au début des jeux Paralympiques en 1978. Des êtres d’exception participent et organisent ces jeux. L’une des conclusions de notre recherche était que la natation est le sport le plus complet qui existe, toutes disciplines confondues. Cet énoncé est vrai, tant pour les personnes handicapées que pour celles qui n’ont aucun problème moteur. Bref, une belle expérience de travail qui me permet d’amasser l’argent nécessaire pour la poursuite et la fin du baccalauréat en sciences sociales. Nous sommes en 1979, je termine mes études de premier cycle à l’Université Laval. Je réalise un immense rêve. Je m’étais promis qu’un jour je serais diplômé universitaire. Voilà, c’est fait, ma compagne termine ses études en même temps que moi. Nous célébrons cette réalisation comme il se doit, en réfléchissant à la suite des choses.
Je décide de m’inscrire en relations industrielles au niveau du baccalauréat. Je poursuis mes apprentissages dans un champ d’études plus près de mes centres d’intérêts de l’époque. J’avais le goût d’une discipline plus concrète, plus orientée vers la gestion des entreprises, du personnel, de la motivation et satisfaction au travail. Nous sommes en 1981 et je complète la troisième session de mes études en relations industrielles à Laval. Je suis fatigué. Il faut que je passe à autre chose. Par le biais des mes contacts à la Commission Scolaire des Écoles Catholiques de Québec, l’on m’offre un poste d’enseignant au niveau secondaire I pour des jeunes élèves en apprentissage d’un métier. J’enseigne les matières académiques de base. Il s’agit d’un groupe extrêmement difficile avec des des problèmes de comportements importants. Je vous assure que le fait de pratiquer le judo trois à quatre fois par semaine m’a aidé à me rendre jusqu’à la fin de l’année avec ce groupe. Sincèrement, ça prenait une force mentale et une capacité physique hors du commun pour ramener ces jeunes à l’ordre dans la classe. Plusieurs écrivaient au son, ça vous donne une idée ! Je vivais avec ma compagne sur le chemin de la Traverse au Lac Beauport. Nous avions loué une maison-chalet sur le bord d’un petit lac privé. Je crois que nous étions dûs pour un changement de territoire après avoir vécu quatre années en ville sur la rue Kirouac. L’appel des petits oiseaux, la verdure et les arbres était irrésistibles. De toute façon, mon amoureuse s’était trouvé un travail comme enseignante à Ste-Brigitte de Laval. Il s’agit d’une période de vie formidable. J’étais amoureux et nous vivions dans un endroit paradisiaque. L’hiver, le chemin menant à la maison était fermé. Nous devions nous rendre chez nous en raquettes ou avec des skis de fond aux pieds. Un kilomètre nous séparait de la chaleur du foyer. Je vous laisse deviner les jours d’épiceries ou les sorties du samedi soir. Il fallait être jeunes et en santé, ce que nous étions !







Lakás zöldkártya
Energia tanúsítvány…
[...]just below, are some totally unrelated sites to ours, however, they are definitely worth checking out[...]…