Chapitre XVIII – Une offre que je ne peux refuser

Mon contrat avec Katimavik est terminé. Le dernier groupe de participants a quitté après une soirée d’adieux émouvante pendant laquelle nous nous sommes remémoré le voyage sur le fjord. D’autres moments forts ont marqué la vie du groupe, surtout la réalisation du parc récréatif derrière l’hôpital psychiatrique de Roberval. Une inauguration officielle du parc en présence des autorités de la ville, de l’hôpital, de son personnel, des patients et de Katimavik. Le rassemblement d’anciens participants du Québec fut un beau moment de la rencontre et de la fête.

La vie continue, mon contrat est terminé et je me prépare à retourner chez moi à Québec. Je suis très intégré et attaché à la communauté de Roberval. Les préparatifs du départ vont bon train quand le téléphone sonne à la résidence. Un bon ami à moi m’informe qu’un poste de directeur sur un projet de recherche s’ouvre à L’hôtel-Dieu de Roberval. Il m’avise que mon profil professionnel et académique correspondent aux critères de sélection du poste et qu’il est prêt à soutenir ma candidature auprès des autorités compétentes. Je prends la fin de semaine pour réfléchir et en discuter avec ma compagne. Franchement, je suis bien à Roberval. J’y ai de bons amis et j’aime le lac St-Jean puisque je m’y sens un peu comme chez-moi. Ma compagne vient me rejoindre une fin de semaine sur deux. De plus, ma sœur Sandra et sa petite famille y demeurent depuis plusieurs années. Je suis très près d’elle et de mon neveu. La décision ne sera pas difficile à prendre…

Dans la semaine qui suivit l’appel téléphonique de mon ami, j’allai porter en personne mon curriculum vitae à la direction des ressources humaines de l’hôpital. Tout se déroula assez rapidement. En l’espace de deux semaines je me rendit à la première entrevue, puis dix jours plus tard j’étais embauché. Un nouveau défi m’attendait !

Trois semaines se sont écoulées. Je suis assis confortablement à mon bureau, je travaille à l’élaboration de la méthodologie de l’enquête auprès d’un échantillonnage important de la population du Saguenay Lac St-Jean. Soudain, le téléphone sonne. C’est Maurice Larocque, le directeur général adjoint du programme Katimavik au Québec. Il veut savoir si un poste au sein de Katimavik m’intéresse. Il m’offre le travail de responsable du développement des projets pour l’est du Québec. Oh, là là ! Je tente de contenir mon excitation et lui mentionne que j’ai besoin de quelques jours de réflexion. Au fond, ma décision était prise sur le champ. Comment refuser un travail qui correspondait en tous points à ce que j’aimais et aux qualités que je possédais, gage de ma réussite ?

Plusieurs semaines plus tard, je me retrouve à la Cité du Havre à Montréal, en formation pour ma nouvelle fonction. Le destin avait fait son œuvre, je ne finirais pas ma vie à Roberval. Adieux Roberval et le lac St-Jean ! Merci pour tout ! Mon cœur vibrera toujours aux émotions vécues et à la beauté du pays de mes ancêtres !