La vie tourne vite dans un média écrit. J’aime le rythme et l’ambiance que l’on retrouve au service de la promotion et des relations publiques. Je suis avec une équipe d’expérience qui travaille d’instinct plutôt que de façon théorique et académique. La culture organisationnelle d’une institution qui a presque cent ans a ses règles et ses façons de faire. Je dois m’adapter, tout simplement.
Je me souviens des réunions communément appelées « tempêtes d’idées ». Quel pur plaisir que de laisser aller nos idées sans frontières, sans obstacles, et puis de les soumettre à l’évaluation rationnelle de l’esprit et des différentes composantes du réel. J’avoue que c’est mon patron Pierre Champagne qui m’a enseigné à ne pas avoir peur d’émettre des idées qui peuvent paraître à première vue farfelues. Je suis très heureux de travailler pour le Soleil. J’arrive tôt le matin et quitte tard le soir. Je crée la page le Soleil en Classe, publiée tous les dimanches. Je connais le plaisir de voir sa photo dans le journal et d’être le créateur de ce que l’on publie. Mais cette poussée d’égo a son contrepoids. Nous en parlerons un peu plus loin.
J’aime les relations publiques, mais parfois je m’ennuie dans les conférences de presses, les cocktails dînatoires et les soirées mondaines. La direction des ressources humaines tarde à m’octroyer ma permanence. Je redouble d’efforts et initie une série de treize émissions de télévision sur les diverses facettes reliées à la production et à la rédaction du quotidien. J’anime cette série en collaboration avec Pierre Champagne. J’obtiens finalement ma permanence.
Je suis conférencier dans les écoles de notre marché. J’adore rencontrer nos jeunes et futurs lecteurs. J’offre des ateliers-conférences sur la presse écrite comme outil pédagogique. Les enseignants sont ouverts et réceptifs au journal en classe. Je tente de développer l’esprit critique des jeunes générations de lecteurs. Avouez que comme mandat, c’est difficile de trouver mieux !
Ma vie de couple commence à battre de l’aile. Les soirées de représentations sont nombreuses et les mœurs dans l’univers des médias sont plus légères. Je dois faire l’apprentissage d’une certaine maturité, ce qui n’est pas toujours évident dans un monde qui tourne vite, trop vite. J’ai remarqué une jeune femme qui travaille au sein de l’entreprise, mais ce n’est rien de sérieux. Du moins, c’est ce que je pensais. Je ne sais pourquoi, mais quand je suis en sa présence j’ai le rire facile et je me sens heureux. Enfin…! La vie est généreuse, je mange dans les plus beaux restaurants de Québec, assiste aux premières de films et de spectacles que nous commanditons, accompagne nos lecteurs dans diverses activités reliées à nos concours promotionnels, etc… Une vie pas banale du tout qui fait en sorte que je me sente très choyé. J’ai l’occasion de voyager au Canada anglais, un peu partout sur le territoire de distribution de notre quotidien pour la promotion du journal. J’ai trente ans et je crois qu’un bel avenir s’annonce pour moi au Soleil. Ma page dominicale intéresse un certain lectorat dans notre marché cible. J’organise des concours pour stimuler l’intérêt des jeunes élèves du secondaire à la lecture de notre quotidien. Deux concours promotionnels et éducatifs ont été marquants pour nos jeunes lecteurs. Il s’agit des concours À la découverte de nos amis amérindiens et Le Soleil à Salluit. Dans le cadre de ces concours, j’offrais à deux jeunes élèves la possibilité de réaliser un reportage journalistique écrit et photographique relativement aux destinations qui les attendaient. Les reportages étaient publiés dans ma page Le Soleil en Classe.






