CHAPITRE XLIII – Les aveux amoureux

Après l’histoire du parapluie, nous nous revîmes à quelques reprises. À chaque fois, mon coeur palpitait à un rythme hors de la normale. Je savais que j’étais follement attiré par cette jeune fleur venue d’un autre ailleurs. Je la revis en juin, quelques temps plus tard. Elle revenait du travail. Je crois qu’elle était employée à l’Insectarium situé dans le Vieux Port. Je me retrouvais sur la rue St-Paul, il pleuvait à boire debout. J’étais de l’autre côté du restaurant le Buffet de l’Antiquaire. Elle passa avec son parapluie sous le bras. Je traversai précipitamment de l’autre côté de la rue pour la rejoindre. Je lui demandai à brûle pour point si je pouvais partager son parapluie jusque chez elle, donc jusque chez-moi. Elle accepta gentiment. C’était la première fois que nous nous retrouvions si près l’un de l’autre. Cette proximité confirma notre désir commun de nous connaître davantage. Chose certaine, le jeu de la séduction et de l’amour était incontournable. Le temps et son voyage en France allait précipiter les aveux amoureux.

UN SOUPER FESTIF POUR SOULIGNER SON DÉPART POUR LA FRANCE

Je sais maintenant qu’elle est la fille de Félix-Leclerc. On dirait que dans mon coeur et dans ma tête, cela confirme la beauté que je ressens quand je la vois. Mais vous savez, même si j’ai toujours eu confiance en moi, je me pose des questions relativement à l’impact de ma déficience sur la perception qu’elle a de moi. Je la courtise de toutes les manières possibles. Je sais intrinsèquement que j’ai quelque chose de grand à vivre avec elle. Elle m’informe qu’elle quitte le Québec bientôt. Elle ira sur les traces du parcours artistique de son père en quittant le Québec du 24 juin au 8 août 1994. Pour souligner cet évènement, elle invite des amis, dont moi, à un souper-soirée, où le bon vin et les bons fromages seront au rendez-vous. Une côte de boeuf cuite sur le grill sera aussi au menu. Je lui offre de l’aider à la préparation de la soirée. Elle accepte de bon coeur ma proposition.