La terre est officiellement à la Fondation Félix-Leclerc. Les intérêts et les taxes sont payés pour les 12 prochains mois. La Commission de la protection du territoire Agricole a donné le feu vert, après une audition devant les commissaires. Le règlement municipal a été amendé, permettant la construction d’un centre d’interprétation dans la zone. Il nous restera à rétrocéder la maison, une fois L’Espace construit.
IL FAUT RENFORCER LE PROJET ET TROUVER L’ARGENT POUR LA CONSTRUCTION;LA PARTIE NE SERA PAS FACILECommence la ronde des visites au ministère. Travail inlassable de sensibilisation des fonctionnaires et des politiques. Il faut concrétiser le projet pour qu’il réponde à tous les argumentaires de rentabilité. Moi je n’ai jamais cru que les équipements culturels de façon générale soient rentables. Quand un équipement culturel égalise ses dépenses et ses revenus, c’est déjà très bien. Je ne prends aucune chance. Je commande une étude de marché d’une firme spécialisée en marketing culturel. Les coûts reliés à cette étude sont compensés par la crédibilité d’une telle étude du marché potentiel. L’embauche d’une firme d’architecte se fait dans les règles les plus objectives. Nous formons un comité de sélection. Des propositions concrètes avec des coûts ventilés nous sont présentées.
Nathalie et moi savons ce que nous voulons depuis le début. Notre conception visuelle du bâtiment et les différentes fonctions sont claires dans nos têtes. Nous finissons par retenir une firme de Québec. L’Espace Félix-Leclerc aura l’allure d’une grange. Un toit de tôle argenté, mansarde américaine pour gagner du volume au fenil. Voilà, nous sommes emballés par les esquisses de l’architecte. Nous présentons les plans au ministère accompagné du budget global de construction.




