Je communique avec Françoise Maucq la compagne et gérante de Raymond Devos.Je lui demande d’intercéder auprès de celui-ci pour la présidence d’honneur du lancement du coffret Heureux qui comme Félix. De plus, j’ai un grand rêve qui concerne un spectacle de notre grand humoriste, ami de Félix.
J’aimerais produire Raymond Devos en spectacle au profit de la Fondation Félix-Leclerc à la salle Albert-Rousseau.
Nous sommes en 1999 lorsque je lui parle de ce projet. Pour moi, je sais que le gouvernement ne semble pas vouloir bouger rapidement dans le dossier. Enfin, qui ne risque rien n’a rien. Quelques jours plus tard, le téléphone sonne à la maison, c’est Françoise au bout du fil. Elle m’annonce que Raymond accepte de présenter un spectacle pour aider la cause de notre projet.
Nous sommes fous de joie. Une grande nouvelle qui tombe à point. Sur le plan stratégique, la présence de Raymond Devos, le plus grand poète humoriste du dernier siècle! L’amitié entre Devos et Leclerc n’est plus à prouver. De toute façon, la venue de France de Devos en est la preuve la plus tangible depuis la mort de Félix. Il faut brasser la cage des politiques. Depuis que nous avons acheté la terre sur l’île, on dirait que le projet stagne à la Culture et autres ministères. Il fallait que je fasse quelque chose!Quelque chose de très en vue.
Je sais que la sous-ministre à la Culture, madame Courchêsne n’est pas très chaude au projet. J’ai des doutes qu’au Conseil des ministres sous Lucien Bouchard, que tous soient d’accord avec la position de la nouvelle ministre de la Culture et des Communications, madame Agnès Maltais.Ouf! Il faut que ce projet passe coûte que coûte! Je sais qu’il sera un plus pour le Québec et L’île D’Orléans.Sans oublier la réalisation du rêve de la femme que j’aime le plus:Nathalie.
Raymond Devos aura 80 ans dans quelque temps. Il nous offre un cadeau formidable et ce ne sera pas le dernier. Mais le plus important pour la suite des choses. Il veut que nous prenions son cachet d’artiste des deux soirs de spectacle. Je ne sais pas si vous savez combien représentent le cachet d’un artiste de la trempe d’un Devos sur le marché du spectacle! Plusieurs dizaines de milliers de dollars! Comme je vous l’ai déjà mentionné dans un chapitre précédent, je communique avec l’agent officiel de Devos au Québec:Guy Latraverse. Je voulais être certain que Guy serait confortable avec la production de ce spectacle. Guy, ne fait tellement pas d’histoires, qu’il m’offre de m’aider au besoin.
LA LOGISTIQUE ET L’ORGANISATION DU SPECTACLEProduire Raymond Devos au Québec pour deux soirs, c’est un des plus beaux défis que j’ai eu à relever comme producteur. L’arrivée de l’artiste et Françoise est prévue pour une semaine avant sa prestation sur scène. Les spectacles sont planifiés pour le 8 et 9 juin 2000, à la Salle Albert Rousseau de Québec. Il sera accompagné de son pianiste et d’un chauffeur. Je dois tout prévoir de A à Z. Guy Latraverse était là pour me soutenir à certaines occasions. La réservation des billets d’avion pour le transport des personnes et des instruments de musique et autres (harpe, petit tracteur, le matériel et accessoires de scène) L’hébergement sur Montréal et L’île D’Orléans, retour sur Montréal, location d’une voiture avec chauffeur pour tout le temps du séjour, connaître toutes les petites habitudes de l’artiste, enfin.
Une demande spéciale de Raymond Devos:Que sa tête de lit soit toujours au nord!Qui dit mieux!
La planification et l’organisation des relations de presse, communiqués, conférence de presse et tout le tralala! La location de la salle de spectacle, le devis technique du spectacle, les contrats, la publicité, les cocktails et relation publique avant et après les spectacles. Commandites en vins et petites bouchées fines, les besoins de l’artiste dans sa loge. La vente des billets au grand public, aux grandes corporations et amis plus riches avec cocktail en présence de l’artiste et président d’honneur de l’évènement, ouf! J’oubliais, l’achat de 1000 nez de clowns.
La direction du Grand Rire Bleu de Québec a copié mon idée!Ça, j’en ai la conviction et la certitude.




