Archives du juin, 2009

Roberte Tremblay-Besson:Ma mère

Roberte Tremblay-Besson:Ma mère

Tu es le diamant bleu, fille des océans
Quel bonheur d’entendre ta voix!
Merci la vie de te garder dans la voilure
De cette mer agitée que sont nos voyages
Au travers des écueils et des marées
Tu es là, phare allumé aux aguets
Comme l’éclat lumineux de nos espérances
Rêves nourris de ton amour
Mémoire vivante conjuguée
À tous les temps
De ta résilience nous savons naviguer grand vent
Toi la femme sans âge
Accueille ma joie d’être ton fils

Chapitre LXlll:Imprésario

Chapitre LXlll:Imprésario

Après l’audition de L’Espace Félix-Leclerc, je revois Fabiola quelques semaines plus tard à Trois-Rivières. Nous sommes au début d’avril 2003. La relation entre nous se dessine tout doucement. Je me sens bien en sa présence. Elle est vive d’esprit et le rire facile. Une femme de tête, avec une grande intelligence du coeur. Je partage le repas avec quelques-uns de ses amis trifluviens. Nous savons qu’il se passe quelque chose entre nous. Ce sera une question de temps pour l’expression de notre attirance mutuelle et les élans d’un désir passionnel.
Nous nous reverrons sur l’île pour discuter de sa présence comme artiste de la relève au sein de la programmation de L’Espace Félix-Leclerc.
Le 24 juin 2003, elle est de retour du festival de Redon, dans l’ouest de la France. Elle avait assumé le rôle de marraine. Je me proposais d’aller la retrouver sur Barcelone après le festival. Mais ma néphrologue me l’interdit.
Ma greffe rénale n’allait pas très bien. Alors, je me pliai à ses recommandations.
Elle rendra hommage au poète qui a marqué son enfance et l’imaginaire de ses parents, son père surtout! Il s’agira de son premier spectacle à L’Espace Félix-Leclerc, dans le cadre de la Fête nationale des Québécois.
Chaque fois qu’elle monte sur scène, je suis sous le charme, conquis par sa beauté et l’intensité de sa présence artistique.
Sa voix me transporte dans les univers émotionnels des auteurs et de sa magnifique sensibilité.
Je la produirai à nouveau pour des petits spectacles dans le cadre des soirées, présentant les feux d’artifice Loto Québec au pied de la Chute Montmorency. À 21 h 30, le spectacle arrêtait. Les spectateurs étaient invités à la terrasse extérieure de L’Espace. Le temps d’apprécier la magnificence au dessus de la chute aux couleurs d’un ciel tout en musique, tout en lumière.
Elle sera de la programmation de la commémoration des 15 ans de Félix sur l’Île.Dès l’automne, notre relation se modulera, entre l’amour et l’amitié.
Comme je vous le disais, dans un des chapitres antérieurs, la rupture avec Nathalie aura des séquelles plus importantes que prévu.
Vivre un amour si rapidement après une grande peine d’amour peut dans certains cas, caché des choses non réglées avec soi-même et la vie.
Fabiola est une femme profondément intense, une artiste de grand talent. Mais elle est beaucoup plus jeune que moi. Elle a un tempérament de feu, une indépendance d’esprit qui m’interpelle. Notre relation intime ne durera que six mois.
J’accepte cependant, malgré la fin de notre idylle amoureuse, de m’occuper du développement de sa carrière artistique. Après mon départ à la direction de la Fondation Félix-Leclerc, nous signerons elle et moi, un contrat confirmant mon statut d’imprésario de sa jeune carrière.


À toi ma petite soeur Nancy

À toi ma petite soeur Nancy

Il y a des héros qui marquent notre imaginaire
Des combattants, des gens de courage
Qui force l’admiration
Des résistants hors normes aux coups et blessures de la vie
Toi, tu as bravé toutes les tempêtes
Sur toutes les mers
Je rends hommage à la femme que tu es
Celle de toutes les souffrances
Mais aussi, la femme d’amour
L’amour en partage pour les tiens
Je salue, ta vivacité d’esprit
Ton acharnement devant les obstacles au quotidien
Reçois tout mon amour fraternel
Celui de nombreux coeurs silencieux
Mais non moins admiratifs devant l’être de lumière que tu es
Joyeux anniversaire de naissance petite fleur du pays
Je t’aime! xxx

Chapitre LXll:Digne d’une tragédie grecque

Chapitre LXll:Digne d’une tragédie grecque

Quelques semaines avant la période des Fêtes et le début de l’année 2004.Une communication écrite de Nathalie présage une fin dramatique dont l’ampleur me brise le coeur.Ce qui aura été mon univers pendant les dix dernières années s’écroulera comme château de cartes.
Une lettre m’est adressée en copie conforme à tous les administrateurs.Cette communication me convoque pour une rencontre ou l’ordre du jour est sans équivoque.Elle me reproche mon laxisme administratif et d’autres récriminations dont je ne veux étaler la teneur sur ce blogue.
Je me défendrai avec toute la vigueur que ma santé me permettait.C’était le Jab fatal de cupidon en prime final pour la sortie la moins élégante et la plus injuste que je connais.
Je n’en dirai pas davantage, au risque de conséquences dont je n’ai pas le goût, encore moins les moyens de me permettre.Trois administrateurs formant le conseil d’administration, décideront sous l’impulsion de Nathalie Leclerc que je devenais un personnage non gratta pour la Fondation Félix-Leclerc.
Ainsi s’engagent des poursuites juridiques et financières contre moi et moi contre la Fondation Félix-Leclerc. J’avais investi toute ma passion, mon intelligence et mes talents pendant les dix dernières années. Je sais que dans la vie, rien ne dure en permanence, qu’il y a le temps des roses et celui des épines.Mais vraiment là, une fin semblable, décidée dans un contexte juridico-légal, sans aucun comportement éthique, me glaça les artères du coeur.
Je pouvais comprendre les insécurités de Nathalie et des trois autres administrateurs, face aux difficultés financières structurelles et conjoncturelles de L’espace en 2003.À la limite, d’autres motifs, beaucoup plus personnels de la part de Nathalie, pouvaient être compréhensibles sur le plan humain.Mais la manière de faire les choses dans la vie détermine sinon plus à mes yeux que les motifs eux-mêmes.
Bref après des mois de négociations intenses et parfois extrêmement difficiles sur le plan émotif, je règlerai hors cour avec la Fondation portant le nom de celui qui fut et qui est toujours pour moi une magnifique référence et un repère poétique merveilleux.

Aujourd’hui en 2009, j’écris ces mots avec un recul de 6 années.J’ai moins d’amertume au coeur.Le temps a fait son oeuvre!L’écriture de ce blogue est ma façon de tourner définitivement la page sur mon passé.Je me le souhaite.Tout ce qui m’importe maintenant, c’est d’être le plus possible dans l’instant présent.Je suis dans une autre vie.
Je voulais rétablir les faits. Répondre à ma façon, à l’injustice que j’ai ressentie un jour de fin janvier 2004.
Partager avec vous, la force de mon rêve, ma loyauté, l’amour et les efforts qu’ont été les miens, au développement et la création des assises de ce que sont la Fondation Félix-Leclerc et L’Espace Félix-Leclerc.
Nathalie Leclerc assure depuis 2004, le rôle qui lui était destiné pour la suite des choses.J’ai confiance en elle à la tête de la Fondation Félix-Leclerc et la direction de L’Espace sur l’île D’Orléans.Je sais qu’elle est pleinement heureuse avec sa petite famille.
Je remercie la Providence de m’avoir offert ce cadeau fabuleux : l’accès à l’univers de vie et de poésie de ce grand artiste qu’a été pour le Québec et la francophonie:Félix Leclerc.

Chaoitre LXl:Une saison touristique désastreuse au Québec

Chaoitre LXl:Une saison touristique désastreuse au Québec

L’automne 2003 est à nos portes. L’heure des bilans de revenus et dépenses de l’été est un exercice que je ne peux éviter. La grande région de Québec a vécu en cette année, la pire saison touristique depuis des lustres. La crise du pétrole, les tensions en Irak, le dollar canadien, les attentats terroristes partout sur la planète, rien de bon, pour donner le goût aux citoyens du monde de voyager à l’étranger.
Nous devrons à l’heure des budgets, réaliser cette baisse dramatique des visiteurs et de l’argent dépensé sur l’Île.Toute la grande région de Québec est touchée par une baisse d’achalandage touristique.Je dois déposer le rapport budgétaire de la première année des opérations de l’Espace.Également formulé, les prévisions budgétaires pour la prochaine année. Le tout devra se retrouver sur le bureau de notre responsable de compte du Centre Financier Desjardins de Beauport.
Nous payons des intérêts importants sur le prêt relié à l’emprunt de l’achat de la terre. Je travaille à la budgétisation avec mon adjoint à l’administration. Nous arrivons à des résultats ou un manque à gagner de plusieurs milliers de dollars, comparativement à l’année précédente. Il faut que je trouve des solutions!
Les spectacles ne rentabilisent pas suffisamment les coûts reliés aux dépenses. La vente d’alcool et des petits repas non plus. La boutique est payante par ailleurs. Les entrées au musée subissent la baisse de fréquentation. La location des salles de spectacle, de la grande salle du musée, pour des réceptions en tous genres commence à peine. Il nous faudra une mise en marché plus ciblée et plus agressive.
Comme nous étions à notre première expérience de planification budgétaire l’année précédente, nos chiffres anticipés étaient trop élevés. Nous n’avions pas prévu l’ampleur de la baisse de touristes américains et français sur l’île.
Nos prévisions de remboursements sur la dette à la caisse populaire étaient donc élevées pour notre capacité réelle de payer. Il ne faut pas oublier que nous devions supputer des revenus pour un équipement culturel dont personne n’avait l’expérience au Québec.
Un projet unique!Donc nous apprendrions sur le tas, en minimisant les risques de mauvaises surprises.
La rupture avec Nathalie et ma santé chancelante, j’avoue que j’ai moins le goût de me battre qu’avant. Mais je suis prêt à faire les efforts pour le repérage de solutions viables au financement budgétaire annuel de L’Espace. Au départ, il fallait revoir la problématique du remboursement de la dette et des intérêts à la caisse. Un exercice incontournable dans mon esprit. Il ne faut pas oublier que nous sommes un équipement culturel en démarrage. J’avise le responsable de notre compte au Centre Financier Desjardins que nous devons repenser à la baisse nos remboursements. Déjà quelques fois que je lui demande des allègements, je ne suis pas certain qu’il va me trouver drôle.
Enfin, je n’ai pas le choix, notre situation financière le commande. Puis ça nous coûte assez d’argent en intérêts sur l’ensemble du projet, je n’ai pas de remords. J’ai dans ma tête une solution qui règlerait définitivement la dette de la terre et des intérêts qui accompagnent cet emprunt.

LA VENTE DU FONDS DE LA TERRE?

J’en parle avec quelques personnes, pour sonder la valeur réelle de notre patrimoine agricole. Nous pourrions vendre le fond de terre, en conservant un droit d’accès inaliénable sur le sentier? Nous garderions la vocation agricole, tout en demeurant propriétaires du bâtiment et de l’air du droit acquis. Notre actif a une valeur de plus d’un million de dollars.
Ce qui est le plus important à mes yeux, c’est de payer la dette et les intérêts qui grugent nos revenus et notre capacité d’emprunt. Comment faire pour développer des projets liés à L’Espace, sans la capacité de sortir de la liquidité par le biais d’emprunt? La terre et la maison de Gilles Morin, notre endosseur, étaient toujours hypothéquées pour un montant important.
Je connais un acheteur potentiel sur l’île. Il offre un prix marché très intéressant. Une garantie notariée concernant des engagements pour la protection de la vocation du sentier. Ces engagements lieraient tous les acheteurs éventuels, s’il décidait de vendre le fond de terre. Voilà en gros, la solution à laquelle je réfléchissais depuis un certain temps. Une décision rationnelle et lucide qui désengorge financièrement la Fondation Félix-Leclerc de ses obligations trop lourdes envers la Caisse Populaire. Mais Nathalie ne l’entend pas ainsi et d’autres joueurs sur l’échiquier non plus.

MA RELATION AVEC MON CONSEIL D’ADMINISTRATION

En vérité, je suis un homme de développement et de réalisations. J’aime avoir le contrôle sur mon agenda et l’atteinte de mes objectifs. J’ai toujours cru que la démocratie était le plus grand bienfait dans les sociétés libres. Mais il faut savoir composer avec les consensus et la capacité de convaincre. Pour un fonceur, un entrepreneur comme moi, moins de lourdeurs possibles. En ce qui concerne mon conseil d’administration, j’étais l’idéateur, le concepteur, l’animateur et le développeur qui savaient très bien les tenants et aboutissants des projets en cours.
Nathalie Leclerc était ma guide et ma caution sur le plan moral et politique sur le conseil. Elle représentait la succession Félix-Leclerc, donc sa famille. La moitié des administrateurs vivait à Montréal, par conséquent, pas très disponible. Je voulais conserver une structure légère et efficace au niveau du conseil. Mes ambitions pour la Fondation Félix-Leclerc n’étaient pas complètement atteintes. Je prévoyais restructurer mon conseil au cours de l’année 2004. L’intégration de gens d’affaires du milieu de Québec était dans mes plans. Ma grande faiblesse est de ne pas avoir été assez politique après la rupture avec Nathalie. En avais-je le goût réellement?
Les paramètres n’étaient plus les mêmes. Je ne pouvais plus compter sur l’alliance naturelle avec Nathalie. Une personne proche de nous m’avait prévenu de certains mauvais présages et de grenouillage à mon insu. Je ne perdais rien pour comprendre.

MERCI À MON PÈRE

Une année avant l’ouverture officielle de L’Espace sur l’île, j’avais négocié une entente notariée. Avec l’accord de Nathalie et de sa mère, en reconnaissance du travail accompli depuis les huit dernières années, j’ai obtenu un montant de quarante-cinq milles dollars, payable sur un nombre d’années à déterminer selon la capacité de payer de la fondation. Je dois cette initiative à mon père, qui à l’époque me conseilla, au regard de tous mes efforts, de me protéger contre les mauvaises surprises de la vie. Il ne m’aura jamais aussi bien conseillé!
J’ai acheté ma petite maison sur l’île, en retirant dix mille dollars de ce que me devait la Fondation Félix-Leclerc. J’ai encaissé cet argent, dix-sept mois après la signature de l’entente écrite, entérinée et paraphée par la majorité des membres du conseil d’administration.
Nathalie et moi vivions avec des revenus très modestes depuis le début de notre vie de couple. Je ne me sentais pas coupable de cette attribution d’un premier versement de dix mille dollars, qui dans un autre contexte (pas de rupture amoureuse) n’aurait pas été nécessaire à l’achat d’une maison sur l’île.
Le contexte m’obligeait à me loger rapidement. Je n’aurais pas eu la force de me retrouver dans un petit trois appartements en ville. Je n’étais pas prêt mentalement! De toute façon, la vie fera en sorte que je vive quelques années plus tard dans beaucoup plus petit qu’un trois unités. Enfin, je vous en reparlerai!

Chapitre LX:Hommage à Félix Leclerc au Festival en Chanson d’Aix en Provence

Chapitre LX:Hommage à Félix Leclerc au Festival en Chanson d’Aix en Provence

Je harcèle la délégation générale du Québec à Paris depuis plus d’un an, pour que l’on souligne l’oeuvre chansonnière de Félix Leclerc en France.Après moult discussions, de nombreux échanges téléphoniques dans la Ville lumière, un projet m’est proposé.
Il y a une possibilité que des promoteurs d’Aix en Provence, organisent la première édition du festival de la chanson française dans cette région du sud de la France.
À l’automne 2003, sous la présidence d’honneur de l’artiste et acteur de renom Serge Reggiani, ce festival regroupera sur la grande scène du Casino, des artistes tels que Morane, Juliette, Jane Birkin et le grand Serge Reggiani lui-même.Des artistes de la relève en France seront sur les petites scènes du festival.Des spectacles aux quatre coins de cette magnifique ville universitaire, à l’accent moins pointu que celui de Marseille. Je propose que l’on instaure une journée du Québec dans le cadre de ce premier festival de la chanson.
La Délégation en discute avec les organisateurs du festival. Ces derniers reçoivent positivement la proposition de Paris.
J’entre en contact avec la fondatrice et directrice générale de l’évènement.
Patricia Pélissié est une femme dotée d’un grand sens de l’organisation. Elle adore les artistes et la chanson française. Je sens aussi qu’elle aime beaucoup le Québec.Nous nous entendons tous les deux sur le principe d’une grande soirée Félix Leclerc.
Je pense immédiatement à Fabiola Toupin pour interpréter les grands classiques de Félix Leclerc.Nous sommes à l’automne 2003, c’est l’ouverture du Festival D’Aix en Provence.Accompagnée de son pianiste Gilles Hamelin, elle livrera une magistrale performance qui sera chaleureusement applaudie par les spectateurs.Elle fera deux soirs plutôt qu’un, sur la grande scène du Casino d’Aix en Provence.Des personnalités de la chanson Française assistent à ce spectacle hommage:Le grand parolier d’Édith Piaf, Michel de Rivegauche, Gérard Davoust, des Éditions Raoul Breton, Jean Michel Boris de L’Olympia, Jacques Pessis, journaliste au Figaro et connaisseur de grande notoriété du monde de la chanson.Bien d’autres personnalités françaises et québécoises seront de cette soirée.
Je recommanderai à la direction du festival, l’ancien imprésario Français Jean Dufour, à titre de conférencier pour nous faire partager ses expériences avec l’artiste Félix Leclerc.

Une conférence de presse en matinée dévoilait le contenu de la journée du Québec et l’hommage à Félix-Leclerc.La Fondation Félix-Leclerc, collaboratrice de cette soirée hommage est mise en valeur par la direction du Festival.Un autre pas dans la bonne direction pour raviver l’intérêt sur l’oeuvre de Félix.
Nous sommes accueillis par les organisateurs, de façon chaleureuse et fraternelle.J’aurai le privilège de participer à un atelier sur le devenir de la chanson francophone.
Je partagerai le micro avec le directeur artistique de l’Olympia de Paris, Jean Michel Boris.Nous avions eu l’immense bonheur Nathalie et moi, lors d’un voyage antérieur, de visiter le nouvel Olympia de Paris, avec comme guide personnel nul autre que Jean Michel Boris.
Drôle de paradoxe, Félix Leclerc, l’un des plus grands de la chanson francophone, n’a jamais chanté dans le vénérable théâtre.Je crois que Félix avait refusé l’invitation, pour des raisons que j’ai oubliées.Jean Michel Boris m’en avait glissé quelques mots.Il semble que Félix est l’un des seuls grands à ne pas être au palmarès du fondateur de l’Olympia de Paris, Bruno Coquatrix.


Chapitre LlX:Les 15 ans du départ de Félix Leclerc

Chapitre LlX:Les 15 ans du départ de Félix Leclerc

LE SENTIER D’UN FLANEUR

Je travaille depuis l’an 2000, à l’émergence d’un sentier de la nature et de la poésie.Avec l’achat de la terre pour le projet de L’Espace Félix-Leclerc sur l’île D’Orléans, l’aménagement d’un tel sentier me semblait incontournable.
Celui-ci débuterait du stationnement de L’Espace jusqu’au fleuve.D’une longueur de 2 kilomètres, il mettra en valeur, la faune et la flore de l’île.Des textes choisis par Nathalie Leclerc pour la mise en valeur de l’oeuvre poétique de son père.Celle-ci travaillera très étroitement avec l’équipe assignée à la conception, la rédaction des textes des panneaux d’interprétation du sentier.
Je savais que la ZIP de Québec, Chaudière-Appalaches, faisait du repérage depuis plusieurs années pour offrir aux citoyens, un accès au fleuve.J’ai communiqué avec la responsable de cet organisme sans but lucratif, madame Hamida Hassein-Bey.
Nous avons formé un comité de citoyens de l’île, pour que toutes les forces vives du milieu puissent s’exprimer sur le projet.
Surtout, aplanir toutes les difficultés pouvant contrecarrer la faisabilité de l’accès piétonnier au fleuve.Cette initiative est mienne. Connaissant les intervenants politiques, économiques et des organismes de chasseurs de l’Île, la réalisation du projet obligeait la création de cette table de concertation.Le dossier de L’Espace était à l’ordre du jour.Tous les intervenants savaient qu’une partie de la terre de la Fondation Félix-Leclerc était à la disposition de la Zip pour la concrétisation d’un projet, rêvé depuis plusieurs années.Avec l’aide d’une firme spécialisée en aménagement et construction d’un sentier d’interprétation de la faune et de la flore, nous avons déposé un projet.
La Zip de Québec supervisera les travaux et financera le projet, évalué à plus de cent mille dollars.La Fondation Félix-Leclerc offrira la terre pour l’aménagement du site et entretiendra le sentier pour les visiteurs

Le maire de Ste-Famille et Préfet de la MRC de L’île D’Orléans avait un projet de sentier pour l’accès piétonnier à son vieux Moulin.Un vieux bâtiment datant du début de la Nouvelle-France. Situé sur les battures de Ste-Famille, il désirait lui aussi réalisé un accès au Fleuve pour la mise en valeur d’un attrait patrimonial de sa Municipalité.
Comme j’étais l’idéateur et le chef autour de la table pour le projet du sentier à L’Espace, il était difficile de passer par dessus mon projet.Tout cela est de bonne guerre et je saisis qu’il faut que je sois sur mes gardes.Les plans et devis sont déposés à la table de concertation.Nous sommes près du but.
Mon bon ami Gilles Morin, maire de St-Pierre, m’informe que le projet de sentier de L’Espace Félix-Leclerc n’est pas dans le plan d’aménagement de l’île D’Orléans.
Voilà, qui est bien étrange!Je m’informe de la date de l’assemblée des maires au sein de la MRC.Gilles Morin, m’avise qu’elle aura lieu dans quelques jours.Je me présente comme un seul homme à l’assemblée du conseil de la MRC.Arrive le moment à l’ordre du jour, de la présentation du plan d’aménagement qui devra recevoir le consentement du conseil.
À la lecture du plan, je vois bien que la prévision de l’aménagement du sentier de L’Espace ne figure pas.Il s’agit des prévisions officielles et définitives de ce qu’il se fera sur l’île dans les prochaines années.Je demande la parole!J’interpelle Jean-Pierre Turcotte et les autres maires de la MRC, quant à la non-inscription du projet du sentier de la Zip sur la terre de la Fondation Félix-Leclerc.Tous se regardent, laissant croire à une non-compréhension de cette omission.
Mon ami le préfet, Jean-Pierre Turcotte, très au courant du dossier, s’empresse avec son sourire légendaire, d’inscrire dans le plan d’aménagement de l’île, le projet du sentier sur la terre qui abrite L’Espace Félix-Leclerc.
Je venais de sauver grâce à la vigilance de Gilles Morin, Maire de St-Pierre, le projet de la création du sentier de la poésie sur l’île D’Orléans.
Le projet reçut l’accord de la commission de la protection du territoire agricole pour le dézonage de trois mètres de largeur sur la longueur totale du sentier.

LE HUIT AOÛT 2003

Le 8 août 2003, nous soulignons les 15 ans du décès de notre poète national.La Zip de Québec, Chaudière-Appalaches et la Fondation Félix-Leclerc, inaugurait le premier accès public au fleuve par le biais d’un sentier d’interprétation de la faune et de la flore sur l’île D’Orléans.En valeur ajoutée, la poésie de Félix Leclerc intégrée aux panneaux d’interprétation.Les médias nationaux couvrent l’événement d’un océan à l’autre.Nathalie est présente quelques heures au cours de la journée.Elle vient à peine d’accoucher de son premier enfant.Nos relations sont cordiales, mais ce n’est pas évident.
En spectacle ce soir-là, Fabiola Toupin et Gaétan Leclerc chantent Félix Leclerc.
Magnifique journée.Je suis follement amoureux de Fabiola Toupin.Depuis avril, je fréquente la belle Trifluvienne.Elle prépare pour l’automne, un magnifique spectacle hommage à l’artiste Pauline Julien.Le public de L’Espace Félix-Leclerc vivra de belles émotions ce soir-là.
Fabiola et ses musiciens feront vibrer la salle.Les amoureux de la grande Pauline Julien vivront un moment inoubliable.

Chapitre LVlll:Je m’accroche de toutes mes forces

Chapitre LVlll:Je m’accroche de toutes mes forces

LA VIE REPREND SES DROITS

Les vacances m’ont fait le plus grand bien.Nous sommes en février 2003, il fait un froid glacial au Québec. Je commence à réfléchir aux activités entourant les 15 ans du décès de Félix Leclerc.J’élabore la programmation de spectacles en gardant la plus grande marge de liberté possible.J’inscris L’Espace Félix-Leclerc dans le réseau des diffuseurs de l’est du Québec:Le ROSEQ.
Je programme pour le printemps les, Marc Favreau, Jean Lapointe, Richard Séguin, Chloé Ste-Marie, Bia, Renée Claude, Létourneau, et plein d’autres.De jeunes artistes de la relève s’inscrivent dans le cadre de la programmation officielle et de la journée de l’hymne au Printemps de mon ami Jonquièrois;Yvan Giguère.Cette journée sera sous la Présidence d’honneur de la Gapésienne de Rivière au Renard:Laurence Jalbert.Les Manon Vincent, Mathieu Mathieu, Damien Plaisance, le Trio Bori et bien d’autres se feront valoir sur la scène de L’Espace.
Je me croise les doigts pour que la saison touristique de 2003 soit aussi forte que celle de 2002.
Je vais souvent à l’hôpital pour ma greffe.Quelques petits et importants rejets sont mon lot depuis le début de celle-ci.On tente de traiter un virus au greffon qui fait un tort considérable.Les néphrologues essaient toutes sortes de médicaments pour combattre ce sacré virus.Rien y fait!
Je commence à perdre espoir de conserver cette greffe qui s’est fait attendre onze années.Plus de 1756 traitements par l’hémodialyse.Au-delà de 7024 heures branchées à une machine.Je ne veux pas le perdre!Je dois me rendre à l’hôpital au moins deux fois la semaine, pour recevoir des solutés intraveineux.Ce traitement est aussi fort que de la chimiothérapie.Il a y un espoir de sauver le greffon.Un médicament expérimental est à l’essai sur un patient de L’Hôtel-Dieu de Québec.La réussite est concluante pour cette personne.Un médicament dont nous devons avoir l’accord d’Ottawa.Il n’existe pas sous ordonnance pour traiter un cas comme le mien et quelques autres au Canada.

UN COUP DE COEUR FOUDROYANT

Nous sommes à la mi-mars 2003.Je reçois un appel téléphonique du cousin de Nathalie.Il demeure à Champlain, non loin de Trois-Rivières.Il s’enquiert de ma condition et s’informe sur les spectacles à venir.Il me parle d’une jeune artiste trifluvienne du nom de Fabiola Toupin.Il me fait un éloge très flatteur de la jeune interprète.Il me recommande de l’inviter en audition à L’Espace.Je lui manifeste mon ouverture et l’invite à communiquer mon intérêt à la jeune artiste.Celle-ci n’aura qu’à me contacter pour la suite des choses.
Une semaine plus tard, ma secrétaire Marie-Hélène me transfère un appel.C’est Fabiola Toupin qui est au bout du fil.
Elle se présente, me parle de son immense intérêt pour le répertoire de Félix et surtout sa poésie.Elle sollicite une audition accompagnée de son musicien guitariste Manu Trudel.Ce dernier écrit une bonne partie des chansons qu’elle chante sur scène.Nous fixons une date au calendrier.La journée de l’audition, elle se présente, l’allure décontractée, le regard franc et le sourire moqueur.Elle est élancée. le corps athlétique.Son compagnon, Manu,comme elle se plaît à dire son nom, est délicat de taille, les cheveux longs, ce qui lui donne un petit air rebelle.
Ils montent tous les deux sur la scène.Quelques accords de guitare pour s’harmoniser et voilà les premières notes de la voix de Fabiola, sortent de sa bouche.
Une voix qui me va droit au coeur.Quelle puissance et quelle sensibilité!La beauté des textes, la complicité des deux artistes me touchent.Elle chantera deux chansons.Je savais que j’avais devant moi, une magnifique artiste, une bête de scène comme on dit dans le métier.Je me suis souvenu, que je l’avais entendu à l’émission de Télé Québec:Le Plaisir croît avec L’usage.Nathalie et moi avions été renversés par sa performance.Mais je ne me rappelais plus de son nom.
Je la félicite pour sa prestation et celle de Manu son guitariste.Je lui fais savoir mon intérêt à la présenter au public de l’Espace, dans le cadre de la programmation estivale.J’avais la certitude que je venais de découvrir un talent rare.Quand elle s’approcha de la sortie, pour quitter les lieux, nos regards se sont croisés.À cet instant précis, une magie venait de naître entre nous deux.Je savais, elle savait, que nous vivrions une relation importante.C’est souvent comme ça dans la vie.
Mais il y aune question que j’aurais due me poser:Ai-je fait mon deuil véritable de Nathalie!
Parfois, il faut se donner du temps pour guérir les blessures d’une grande peine d’amour.Je ne regrette pas la folle épopée avec Fabiola.J’apprendrai beaucoup sur moi.Vous verrez!

Chapitre LVll:Un début d’année assez rock and roll

Chapitre LVll:Un début d’année assez rock and roll

Retour d’une période des Fêtes, disons-le, pas très joyeuse!Je me suis installé dans ma nouvelle maison de l’île.Une petite maison chaleureuse et intimiste.Ma peine causée par la rupture est toujours présente.Je survivrai!Le boulot recommence.Je viens de produire un gros spectacle maison du temps de Fêtes, à L’Espace Félix-Leclerc.Une grosse distribution avec plus de quarante chanteurs, une quinzaine de comédiens, des musiciens, un magnifique décor et des costumes d’époque.Toute la semaine précédent le 25 décembre, des salles pleines de monde.Un succès au niveau de la participation des gens de l’île.
Mais le retour en janvier est pénible.Mon coeur est lourd de chagrin.
Je ne peux abandonner le navire.Trop d’années d’efforts pour ne pas offrir le meilleur de moi-même malgré les circonstances.Ma relation avec Nathalie est vivable, mais sans plus.Ma colère est palpable.
Nous sommes au mois de janvier 2003.Nathalie veut absolument avoir un entretien avec moi.Elle me donne rendez-vous dans la petite salle de spectacle du bâtiment.Nous sommes seules tous les deux.Elle m’annonce une nouvelle qui mettra définitivement terme à tout espoir de retour ensemble.Elle est enceinte de deux mois et quelques poussières.Je tente dans ma tête de faire tous les calculs possibles et inimaginables.Il n’est pas de moi, cela est certain.Elle me dit qu’elle a deux maisons:Celle ou l’on vivait et L’Espace.Moi je veux bien, mais comment poursuivre mon travail dans un tel contexte.Quelle message dois-je comprendre de cette phrase!

Elle réalisera son rêve de maternité et j’en serai témoin.Quel paradoxe!Elle s’absentera plus fréquemment de son bureau.Au moment ou j’aurais besoin de notre complicité et notre amour pour construire les assises solides de ce nouvel équipement sur l’île, elle se concentrera sur sa maternité et sa passion amoureuse naissante.Bien sûr, elle travaillera de chez elle pour les dossiers importants.La qualité de sa présence et l’intensité de son implication ne seront plus les mêmes.Peu importe, je sais qu’elle a à coeur la réussite du projet.Mais la donne change!Nous aurons une traversée du désert incontournable.
La naissance de son premier enfant est prévu pour le mois de juillet 2003.Il s’appellera Émile.Le prénom que nous avions choisis ensemble au cas ou elle serait enceinte d’un garçon.Le prénom Émile, est en mémoire de son grand-père maternel.Le prénom du grand-père ne changera pas.Celui du père bien certainement!

YVES DUTEIL EN SPECTACLE

Comme bien des gens de notre entourage, parents et amis sont abasourdis par la fin de notre vie de couple.Surtout quelques mois après l’ouverture officielle de L’Espace Félix-Leclerc.L’un de ceux-là est Yves Duteil.J’avais planifié sa venue en début d’année 2003 sur l’île.Il offrait un spectacle bénéfice au profit de la Fondation Félix-Leclerc.Après sa prestation qui fut un succès sur toute la ligne, nous nous retrouvons tous les deux à une table de l’auberge La Goéliche.
Il était sous le choc de la nouvelle.Nathalie n’était pas venue à L’Espace ce soir là.Il partageait mon désarroi et comme moi comprenait que l’amour avait ses lois.Aucun blâme devant les choix du coeur de mon ex-compagne.Seulement la constatation de la fragilité de l’amour.Après ces moments passés avec Duteil, je le reverrai qu’une seule fois à Trois-Rivières, pour une courte mais remarquée participation de Fabiola Toupin, à son spectacle.Fabiola Toupin dont je suis devenu l’imprésario et l’ami de coeur pendant un certain temps.J’y reviendrai!
Ma greffe rénale tient le coup!Mais je suis inquiet.J’ai attrapé un virus qui ne me dis rien de bon.Pour ma néphrologue non plus!Des combats sur tous les fronts, en voulez-vous!En voilà!Les mois passent et je tiens le coup.Je m’ennuie comme ce n’est pas possible de ma compagne des huit dernières années.Elle ne me quitte pas de la tête et du coeur.


Chapitre LVl:L’année 2001 et 2002:La réalité dépasse la fiction (Suite)

Chapitre LVl:L’année 2001 et 2002:La réalité dépasse la fiction (Suite)

BLESSURE MORTELLE AU COEUR

Le 27 octobre 2002, quelques semaines après le spectacle de Lynda Lemay, je dois faire face à l’insoutenable réalité. Il est environ 20 h, Nathalie doit absolument quitter la maison pour faire ses adieux à notre jeune amérindien.Ce dernier s’apprête à quitter son logement de l’île D’Orléans. Je sais que la situation n’est pas claire entre eux. J’avoue que je me sens mal! En fait, je ne sais trop comment interpréter de la décision de Nathalie d’aller le rejoindre.
Enfin, je lui demande si elle croit revenir tard. Je suis affreusement inquiet. Elle répond vaguement à ma question. Je lui fais une colère pour tenter de la raisonner, ventiler ma terrible angoisse. Après son départ, je me précipite chez ma belle-mère pour partager ma profonde inquiétude.
Celle-ci confirmera le bien-fondé de mes appréhensions. Elle m’apprendra les récriminations de Nathalie à mon endroit et les nouveaux sentiments qu’elle ressent pour ce jeune homme.
Je sais et je sens que ma belle-mère a de la peine. Elle est aussi désemparée que moi devant cet état de fait. Je suis tellement estomaqué par cette réalité que je réagis avec orgueil en me convainquant que je regagnerai son coeur. Voilà! Je regagnerai son coeur à n’importe quel prix!
Je reviens à la maison et j’espère son retour le plus tôt possible. La soirée avance et je réalise le drame auquel je devrai faire face. Connaissant le tempérament de celle-ci, je suis convaincu qu’il est déjà trop tard! Elle est amoureuse de ce jeune homme, elle ne reviendra pas!
Il faut que je tente un dernier geste. Je ne peux rester là sans réagir. Je sais l’endroit où il habite. Je décide de m’y rendre et arrivera ce qu’il doit arriver. Mon cerveau est comme gelé par l’intensité des instants surréalistes que je vis. J’arrive dans le petit stationnement où se situe son logement. J’aperçois le véhicule de ma compagne. J’anticipe déjà les moments douloureux que je vivrai au haut de cet escalier qui mène à la porte de l’appartement.

Ma respiration est haletante, mon coeur bat au rythme de mon angoisse. J’attends quelques secondes sur le parvis de la porte. J’ai peur de ce que je vais entendre et voir. Je me décide et cogne pour que l’on m’entende. Après plusieurs tentatives, il m’ouvre la porte. L’air sûr de lui, vainqueur, il ne me parle pas. Il va se rassoir près de sa conquête, triomphant. Il laisse son premier amour à vie s’exprimer dans un langage non verbal sans équivoque.
Nathalie place son bras derrière ces épaules et se colle à lui. Je me souviens que mes paroles étaient nouées dans ma gorge. Quelques phrases perdues sous le choc du moment.
Je comprenais en voyant la scène devant moi, dont l’amour naissant n’a pas de regrets. Il n’a que des espérances!
Je retournai chez moi, seul, trahi par la vie! Ma peine était sans nom et désormais une page devait se refermer. Il faudra que je compte sur le temps pour la suite des choses. Mais à quelques parts, au fond de moi-même, je savais, malgré l’immense peine, que le véritable bonheur de la femme que j’aimais, ce n’était plus moi qui pouvais lui apporter. Elle désirait au plus profond de son être vivre la maternité. Elle avait été séduite par le jeune amérindien dont elle était follement amoureuse.
Il faisait partie de l’univers poétique de son père, sorti tout droit d’un imaginaire qui la réconciliait avec les conséquences de son geste. J’étais sans armes!
Nous ne pouvions pour diverses raisons de compatibilité vivre la paternité et la maternité ensemble. Ce rêve elle le réalisera avec un autre homme.
Cette soirée, perça l’armature de ma foi en l’amour qui dure toujours.
Plusieurs années me seront nécessaires pour guérir grande blessure sous l’armure. Cette expression a été écrite par Félix Leclerc, dans le Tour de L’Île.

Allez aux risques de soi-même, exigeant parfois d’assumer les conséquences à la mesure des enjeux.
En amour, il n’y a jamais rien d’assuré ad vitam æternam. Chaque jour exige la reconquête de l’autre!
Une autre grande aventure débutera avec cette déchirante rupture:Ma propre reconquête!