Archives du juin, 2009

Chapitre LVl:L’ année 2001 et 2002:La réalité dépasse la fiction (Suite)

Chapitre LVl:L’ année 2001 et 2002:La réalité dépasse la fiction (Suite)

Quelques semaines après la soirée de la chambre de commerce, nous quittons Nathalie et moi pour des vacances en Gaspésie. Je viens de faire l’acquisition de mon nouveau Jeep, dont je suis tellement fier. Mon cadeau à moi, pour toutes les années d’efforts liés à la réalisation de L’Espace, la relance de la Fondation et mes onze années d’attente pour une greffe de rein. Je propose à Nathalie de partir en voyage. Une semaine juste pour nous deux, dans le pays le plus romantique que je connaisse:La Gaspésie.
Le voyage se déroule bien. Je sais que la greffe est difficile. Mais j’ai tellement soif de ma nouvelle liberté que je ne peux passer à côté de ce petit voyage. Mon premier d’homme libre depuis toutes ces années.
Nathalie est merveilleuse de jeunesse et de beauté. Les paysages de la Gaspésie s’harmonisent avec son charme naturel et ses yeux de mer. Nous visitons tous les petits villages, sans oublier un arrêt à Petite Vallée, au village de la chanson.
Nous passons quelques jours dans un des petits chalets du village. Nous sommes reçus merveilleusement par le fondateur de ce Festival:Alan Côté. Je considère Alan comme une force de la nature. Il porte en lui toute l’âme de ce festival. Un colosse au coeur tendre, doué d’un sens de l’organisation et d’un amour des artistes, hors du commun.
Nathalie est heureuse, mais il y a quelque chose de changer. Je ne sais pas quoi!Les difficultés de ma greffe n’arrangent pas son désir profond de donner un sens nouveau à sa vie. Il y a un vide en elle que la maternité pourrait combler. Ma santé encore fragilisée ne nous aide pas. Le voyage ne nous rapprochera pas comme je l’aurais souhaité.
Nous récidiverons quelques semaines plus tard, en parcourant mon pays natal:Le Saguenay, Lac St-Jean. Je lui ferai découvrir le pays de mon enfance et les attraits de cette fabuleuse région. En tout, des kilomètres de route, qui seront assurément les derniers. Fin de la route et d’un magnifique voyage au pays de mes ancêtres.

LYNDA LEMAY:LE DERNIER SPECTACLE OU NATHALIE ET MOI SERONS EN COUPLE

Nous sommes en octobre 2002, nous recevons la grande artiste Lynda Lemay.Elle a accepté mon invitation d’offrir un spectacle-bénéfice au profit de la Fondation Félix-Leclerc.La salle est vendue depuis déjà plusieurs semaines.Je suis très excité de recevoir une artiste au rayonnement aussi signifiant au sein de la Francophonie. De plus, elle est magnifique et très attachante. J’avoue que je travaille fort pour que cette soirée soit une grande réussite. Je veux que Lynda se rappelle de notre accueil.
Nathalie et moi sommes dans une période ou l’effet de la dernière année de travail se fait sentir. Notre couple chancelle, sans trop nous poser de questions. Je parle pour moi. C’est le calme avant la tempête!
Il est 19 h 30, Lynda n’est pas arrivée. Nous sommes à 30 minutes du début de spectacle. La salle est déjà remplie. Mon cellulaire sonne!Il fait un temps exécrable dehors. C’est Lynda au bout du fil. Elle est sur le pont Pierre Laporte, en plein embouteillage. Les excuses n’arrêtent pas, elle se sent mal à l’aise de la situation. Il n’est pas dans ses habitudes d’être en retard à l’un de ses spectacles. Bref, cela me rassure de la savoir en route et pas très loin de l’île D’Orléans.
J’avise les spectateurs du fâcheux contretemps. Le spectacle commencera à 20 h 30, trente minutes plus tard que prévu. L’artiste arrive avec ses mèches de cheveux à la main, fébrile, mais souriant malgré un retard hors de son contrôle et de son chauffeur. Son équipe est sur place depuis le début de l’après-midi. Les gars de son et d’éclairage ont travaillé à la mise en place technique de son spectacle. Comme il s’agit d’une grande artiste, quelques secondes et le public est conquis. Une soirée qui se terminera par une petite réception au deuxième étage en présence de l’auteure-compositrice-interprète. Je n’ai jamais rencontré une artiste aussi disponible et chaleureuse pour son public que Lynda Lemay.
Nous terminerons cet événement dans une salle du bâtiment, aménagée pour un repas de fin de soirée. L’esprit est à la fête, le champagne aidant! Je crois que Nathalie sait que je ne suis pas indifférent au charme et la personnalité de Lynda. Elle a une maturité de femme qui me plaît. De toute façon, je me doute par le regard complice et désespéré de notre jeune employé amérindien en direction de Nathalie qu’il se trame une intimité non dévoilée. Quand il quitta les lieux, je savais!

PENSÉE

PENSÉE

Mourir un peu!C’est aussi l’espoir de la renaissance.Chaque jour est un deuil de soi, qui doit faire place à l’homme nouveau.Voilà le défi de notre évolution personnelle tout au long de notre vie:Quelle soit courte ou longue-Christian Bilodeau

PENSÉE

PENSÉE

Chaque fois que la mort nous enlève un Être que nous aimons, je crois que nous mourrons un peu nous aussi.-Christian Bilodeau

Chapitre LVl:La réalité dépasse la fiction (Suite)

Chapitre LVl:La réalité dépasse la fiction (Suite)

Nous sommes le 8 juillet 2002, il est environ 11 h de la matinée. Je suis sur la terrasse avant de L’Espace Félix-Leclerc. Il fait un soleil radieux. Mon ami Armand Ferland m’explique les problèmes de plomberie que nous avons au sous-sol. Rien de sérieux! C’est normal, L’Espace est accessible au public que depuis deux semaines. Les petits problèmes de toutes sortes émergent.
Soudain, mon cellulaire sonne. C’est le docteur Jean-Guy Lachance, responsable de la greffe rénale à L’Hôtel-Dieu de Québec. Mon coeur ne fait qu’un tour.Il m’annonce qu’il a un rein pour moi. La qualité et la compatibilité de l’organe sont excellentes. Vous vous rendez compte!
Ça fait onze ans que j’attends d’entendre cette voix, que j’associe à la délivrance de 12 heures de traitements par semaine. Je suis invité à me rendre à l’unité de la greffe rénale dans les heures qui suivent.
Je me sens tout drôle! À la fois, complètement fou de joie, mais comme anesthésié par un don d’organe que je n’attendais plus. À partir de maintenant, tout se déroulera très vite. J’annonce la nouvelle à Nathalie et à ma belle-mère. Elles pleurent de joie!Mes parents et mes amis proches n’y croient pas.
Deux rêves coup sur coup : L’Espace Félix-Leclerc et la greffe d’un rein après onze années d’attente.Ouf!

LE 9 JUILLET:LA GREFFE

Je suis à ma chambre de la greffe depuis la veille. Tous les préparatifs et prises de sang d’usages sont faits. Mon père, ma mère et Nathalie sont avec moi, dans l’attente du brancardier. Mon rein est arrivé à l’unité de la greffe rénale. Il y a onze ans, je vivais et ressentais les émotions toutes particulières de l’attente d’une greffe. Cette fois-ci, l’expérience est encore plus lumineuse, mais empreinte d’une bonne dose de réalisme. De toute façon, ce n’est pas dans mon tempérament de me compliquer la vie avec des détails dont je n’ai pas le contrôle. Bien sûr, la possibilité d’un rejet du greffon existe. Toute ma vie j’ai été au risque de moi-même.
Je revois mes parents et Nathalie m’accompagner jusqu’à l’ascenseur du 7e étage. Je les quitte des yeux lorsque les portes se referment.
Voilà, je descends au troisième étage, pour le bloc opératoire. L’émotion m’étreint! Une deuxième chance de vivre libre, sans le besoin vital de la dialyse. Drôle comment le destin fait son compte parfois!
Tout est au rendez-vous pour le grand bonheur:L’amour de Nathalie, la concrétisation de L’Espace Félix-Leclerc, vivre sur l’île D’Orléans, pays de la poésie et des mes ancêtres. Enfin, une greffe rénale après onze années d’attente.L’opération se déroule merveilleusement bien.Le greffon fonctionne à plein régime, tellement que j’urine sans arrêt.Déjà que je ne suis pas un colosse au niveau de mon armature, là je perds facilement 10 kilos, seulement en surplus de liquide.Mais la cortisone se chargera d’ouvrir mon appétit et d’ajouter quelques kilos à ma charpente longiligne.

Après quelques semaines à l’Hôtel-Dieu de Québec, je retourne à la maison sur l’île D’Orléans. Je trouve difficile de rester à ne rien faire. Nous venons à peine d’ouvrir L’Espace Félix-Leclerc.Nathalie organise une grande fête pour souligner mon anniversaire de naissance. Celle-ci coïncide à quelques jours près avec ma sortie de l’hôpital. Elle rassemble dans la salle de spectacle de L’Espace Félix-Leclerc, de nombreux parents et amis. Ces derniers saluent le bonheur de ma nouvelle greffe, mon anniversaire et la réussite de notre projet.
Nous sommes le 3 août, il fait encore une fois une journée magnifique.
Comme je suis fin observateur, je remarque un regard complice et angoissé de mon jeune amérindien envers Nathalie. Je n’en ferai pas de cas sur le coup, mais je sais et surtout, je sens qu’il se passe quelque chose.
Nathalie s’occupe des affaires courantes de la Fondation et de la bonne marche du nouvel équipement culturel. Elle pouvait compter sur l’équipe en place et d’un gestionnaire à l’administration, qui travaillait pour notre organisme depuis plus de six mois. Conscient de mon état de santé fragilisé, j’avais accepté l’offre d’un jeune cadre retraité de la Banque Royale du Canada.
C’était un grand admirateur de l’oeuvre de Félix Leclerc.
Une année avant l’ouverture officielle, il m’avait contacté pour offrir ses services bénévoles.
Nous nous sommes rencontrés à quelques reprises afin d’échanger sur ses compétences et le sérieux de sa démarche.Ayant mûrement réfléchi à sa proposition, je l’assure officiellement d’une place dans notre équipe de gestion. Nous lui verserons un petit salaire pour compenser quelque peu son dévouement à notre projet.
Mais je trouve difficile de laisser la direction de L’Espace, même temporairement!
Je suis là, pas très loin!Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en Nathalie.Je considère qu’elle n’est pas prête à prendre certaines responsabilités, tout simplement! Dans ma tête, elle doit compléter quelques apprentissages de gestion, d’organisations d’évènements culturels et de levées de fonds.Enfin! Le temps fera son oeuvre. Elle aussi d’ailleurs!
À ma connaissance, elle n’a jamais vendu directement un billet de spectacle pour nos soirées-bénéfices ou à peu près. Oui, indirectement par le biais des membres de sa famille, mais elle n’était pas très entichée par la sollicitation quelle qu’elle soit. Souvent, je sollicitais les membres de sa famille à sa place.
Voilà, quelques-unes de mes craintes à cette époque.
Ce qui ne lui enlevait pas ses grandes qualités de communicatrice et sa grande sensibilité artistique.Je crois qu’elle était dans une période de sa vie ou elle désirait se réaliser comme femme. Être quelqu’un en dehors du nom de son père et de moi.
La présidence d’honneur de la Chambre de Commerce de L’ile D’Orléans

Les gens d’affaires de l’île, en reconnaissance pour la réussite de l’Espace Félix-Leclerc, me font l’honneur de la présidence de leur événement annuel. Nous sommes en septembre 2002, deux mois après ma greffe rénale. Une greffe qui se conjugue de haut et de bas. Cette journée-là, j’avais dû subir une biopsie rénale. Je commençais un début de rejet de mon greffon. Malheureusement le soir venu, j’ai annulé ma présence à cet événement festif et important pour la chambre de commerce. Je crois que Nathalie m’en voulait un peu de cette annulation. Pour elle aussi, c’était une magnifique occasion pour célébrer avec les amis, la réussite de ce qui lui tenait à coeur depuis des années. Je me sentais mal pour elle et surtout les organisateurs de la fête. Enfin! C’était le début d’une série d’épreuves dont je n’imaginais pas de l’ampleur.

Chapitre LVl:L’année 2001 et 2002:La réalité dépasse la fiction(Suite)

Chapitre LVl:L’année 2001 et 2002:La réalité dépasse la fiction(Suite)

Les préparatifs pour l’ouverture officielle sont presque terminés.Je fonctionne à plein régime sous l’influence d’adrénaline dont je ne connais pas la recette.Je l’invente au jour le jour!Je sais que je suis totalement épuisé, mais le meilleur est à vivre, du moins c’est ce que je crois.
Nathalie veut absolument des enfants!Nous avons tout essayer depuis la dernière année.Cette situation cause un stress supplémentaire sur notre couple.Moi, je veux bien, mais je ne sens pas la même urgence!J’ai déjà une magnifique fille;Anne.
Je considère très légitime qu’elle veuille vivre la maternité.Je suis prêt à tout pour accéder à son désir.Nous avons rencontrés des spécialistes, faits tous les tests, nous étions tous les deux fertiles.Il paraît qu’il existe des incompatibilités naturelles.
Mais du même souffle, je sais que la naissance de L’Espace Félix-Leclerc exigera beaucoup de rigueur et de présence pour la première année des opérations.On ne met pas au monde un tel équipement culturel sans y investir tout son temps et toute son énergie.
De plus vous le savez, je suis en dialyse trois fois la semaine depuis onze années.Un méchant bail!De toute façon, physiquement je suis à plat.J’avoue que toute mon énergie vitale, je l’ai donné à la naissance du projet et à soutenir l’espoir et la déception relié au désir de maternité de Nathalie.Quand elle voyait une femme enceinte, je savais qu’il se passait quelque chose dans sa tête et son coeur.Moi, je trouvais cela triste et difficile de vivre en parallèle, un rêve que je réalisais en partie pour elle et un autre qu’elle voulait vivre légitimement.Dilemme existentiel


Chapitre LVl:L’année 2001 à 2002:La réalité dépasse la fiction(Suite)

Chapitre LVl:L’année 2001 à 2002:La réalité dépasse la fiction(Suite)

PATRICK SIMONIN À L’ÎLE

Début de l’hiver 2002, Patrick Simonin, rédacteur en chef et lecteur de nouvelles à TV5 Monde, communique avec moi.Il aimerait que Lynda Lemay participe à l’émission des 24 heures consacrée à la ville de Québec. Il me demande d’intercéder auprès d’elle pour qu’elle accepte une entrevue en février.Si elle accepte, il veut la permission de lui téléphoner.Comme vous le savez, Lynda Lemay est une artiste d’une très grande renommée en France.
Je communique avec la belle artiste dans les meilleurs délais.Elle manifeste son intérêt à une participation télévisuelle avec TV5.Le concept et le caractère international de la diffusion semble lui plaire.J’avise Patrick le lendemain de l’intérêt de Lynda Lemay.
Avec la permission de cette dernière, je lui donne les coordonnées téléphoniques pour la rejoindre. Évidemment, il est très heureux du dénouement de ma démarche.Il fera une entrevue de plusieurs minutes avec elle, à sa résidence personnelle.Je négocie avec lui en échange de bons procédés, une place dans la facture de l’émission.Il accepte de diffuser des images de L’Espace Félix-Leclerc en construction sur l’île D’Orléans. Il fera une entrevue avec moi en extérieur, derrière l’ancienne maison de Joe Pichette et une à l’intérieur avec Nathalie.En entrevue, il parlera de La Fondation et de l’Espace Félix-Leclerc.Bien sûr, plusieurs minutes ont été consacrées à Félix Leclerc.Ce que j’ai obtenu en échange de mon aide était en valeur ajoutée.La diffusion était destinée à tous les pays francophones du monde entier.

CHARLES AZNAVOUR À L’ESPACE FÉLIX-LECLERC

Nous sommes en mai 2002, un mois avant l’ouverture du 24 juin.Le premier visiteur officiel à L’Espace Félix-Leclerc fut le grand Charles Aznavour.J’ai abondamment écrit sur sa venue dans les chapitres précédents.Un coup de pouce de l’immense artiste.Nous lui avons réservé un accueil à la hauteur de son geste.Sa visite a créé des retombées médiatiques extraordinaires.La table était mise pour l’ouverture officielle du 24 juin.

L’OUVERTURE OFFICIELLE DE L’ESPACE FÉLIX-LECLERC

Encore quelques semaines et ce sera le grand jour.Le 24 juin, fête nationale du peuple québécois, nous célébrerons par la même occasion un fils du pays:Félix Leclerc.À quatre pattes dans les plates bandes de fleurs et la plantation d’arbres que je croyais des tilleuls, jusqu’à tout récemment.Enfin!Pourtant, le tilleul est mon arbre préféré d’entre tous.L’autre serait le pommier, surtout en fleurs au mois de mai.
Bref, beaucoup de monde au boulot!Nathalie travaille passionnément sur l’aspect muséologie, interprétation.
De plus, la salle d’écoute et de lecture est ses prérogatives.Nous devons embaucher le personnel, nous assurer de la formation de ces derniers, la recherche de subventions à l’emploi.
L’apprentissage d’un logiciel comptable pour la gestion courante, l’obtention des licences, des permis de toutes sortes, la location des caisses enregistreuses, le système téléphonique, ordinateurs, imprimantes et fax. Les budgets prévisionnels pour le Centre Financier, l’ameublement, le rideau de scène, l’équipement de scène, la salle de spectacle, la sonorisation, l’éclairage. L’aménagement paysager. J’en passe obligatoirement, sinon j’en aurais pour des heures d’une description qui n’en finirait plus de finir!

J’embauche des jeunes dans le cadre d’un programme d’insertion sociale.Ils aident depuis le début du projet à la réalisation de travaux manuels légers. Je prends sous mon aile un jeune amérindien, costaud et solitaire. Je ne sais pourquoi, je veux l’aider plus que les autres.Non je sais pourquoi!Mais vous comprendrez plus loin, dans mon récit, pourquoi je ne l’écrirai pas sur ce blogue qui sera un jour mon livre.

Réflexion!

Réflexion!

Je me fous des honneurs et de la gloire!Qui parlera de moi dans 200 ans!Je ne suis qu’une poussière d’étoiles au regard de l’univers et de l’éternité des temps!Mais de mon vivant, je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour le respect de l’intégrité de mes sentiments et la force de mes rêves!

Anne-Catherine Nourcy:L’envol d’une fleur sauvage

Anne-Catherine Nourcy:L’envol d’une fleur sauvage

Anne-Catherine Nourcy, mon coeur est en deuil de toi
Ma mémoire pleine des tendres moments
De tes yeux complices
Mon amour, mon amie, comme l’envolée d’outardes
au printemps, tu quittes pour un ailleurs, un autre pays
Tu me manqueras ma belle fleur sauvage
Je m’ennuie déjà, je te pleure ma précieuse
Au revoir, adieu, ma douce folie de vivre
Mon amitié t’accompagne pour l’éternité des temps

Christian xxx

Chapitre LVl:L’année 2001 à 2002:La réalité dépasse la fiction (Suite)

Chapitre LVl:L’année 2001 à 2002:La réalité dépasse la fiction (Suite)

LA CONSTRUCTION DE L’ESPACE FÉLIX-LECLERC

Si ma mémoire est fidèle, nous commençons la construction de l’Espace Félix-Leclerc sur l’île à l’été 2001.Une pelletée de terre officielle, à la fin du printemps, marqua le début des travaux.Une nouvelle ministre de la Culture est en poste;madame Diane Lemieux.
Nous commençons par démolir la vieille grange irrécupérable.Nous utiliserons le vieux bois de grange pour le fond de scène.Nous construirons avec des matériaux nobles, l’ensemble du bâtiment.Cet été de 2001, si vous vous souvenez bien, elle s’est étirée jusqu’à la fin décembre.Nous avons construit le fenil et la toiture dans des conditions climatiques exceptionnelles.Pas de grands vents comme nous sommes habitués sur l’île, en ces mois précurseurs à l’hiver.
Vraiment, à la limite, y avait-il une intervention surnaturelle pour le doux et beau temps de l’automne 2001.Un climat que l’on vit une fois par décennie.Un peu de chance était la bienvenue!

CONSTRUCTION CITADELLE

Je supervise l’avancement des travaux avec l’équipe de Construction Citadelle.J’aime travailler avec ces gars-là!Je sais qu’ils ont à coeur la réussite de toutes les étapes liées à la construction de L’Espace Félix-Leclerc.J’ai vécu un beau chantier de construction, pendant tous ces mois, pratiquement une année complète avant la fin des travaux.
Dans ma tête, cela comprend le terrassement et la muséologie terminés.J’ai eu un réel bonheur que de travailler avec Gilles Lemelin, un homme à la tête d’une entreprise qui mérite ma reconnaissance.Gilles Lemelin et sa femme sont demeurés des amis précieux pour moi.

MERCI À ANDRÉE MARCHAND

Je veux profiter de mon blogue, pour remercier une femme qui s’est beaucoup dévouée pour l’administration comptable de la construction de L’Espace Félix-Leclerc sur l’île.Si j’ai pu me consacrer à la supervision et la bonne marche des travaux, je dois souligner le travail d’une femme d’affaires de l’île:Madame Andrée Marchand.La comptabilité du projet était entre des mains expertes.Andrée qui contribue au développement touristique et culturel du milieu depuis plusieurs années.

Chapitre LVI – L’année 2001 à 2002 : La réalité dépasse la fiction

Chapitre LVI – L’année 2001 à 2002 : La réalité dépasse la fiction

Restaurant les Ancêtres, la ministre de la Culture et des Communications, madame Agnès Maltais, annonce officiellement la participation de son ministère au financement de L’Espace Félix-Leclerc sur l’île D’Orléans.
Journée marquant l’aboutissement de plusieurs années d’efforts et d’émotions, parfois d’une très grande intensité.
Il faut compléter le financement avec d’autres partenaires gouvernementaux, sociétés d’État et l’entreprise privée.
J’amasserai au-delà de 1 million de dollars pour la réalisation du projet. Je reviendrai sur la recherche de financement et l’aide immensément précieuse d’un ami, connu du monde des communications au Québec et à l’étranger.
La caisse populaire de L’île a accepté de financer l’ensemble du projet.La somme totale de l’aide gouvernementale pour le projet est de six cent quarante-trois mille dollars. Sur ce montant, 360 milles proviennent du ministère de la Culture.Près de 400 milles dollars proviendront des partenaires en commandites, dont 50 milles de la caisse populaire. Si vous allez sur le site de la Fondation Félix-Leclerc, vous pourrez voir la ventilation du financement de l’ensemble du projet.

LE RÔLE PROACTIF DE LA CAISSE POPULAIRE

Je veux profiter de mon site pour remercier Armand Ferland, secrétaire-trésorier de la Fondation Félix-Leclerc (1995 à 2003) et président du C.A de la caisse populaire de l’Île. Armand a soutenu la fondation depuis sa relance en 1995.Il a contribué grandement à l’émergence du projet sur l’île.Il a été un administrateur fidèle et un ami.Je ne peux oublier Richard Ferland, l’ancien directeur de la caisse populaire qui a toujours soutenu la fondation Félix-Leclerc pour l’aide au financement. Une participation de cinquante mille dollars de la caisse comme partenaire en commandite a été le fruit du soutien de Richard Ferland et Armand Ferland.

MARCEL BARTHE

La recherche des commanditaires majeurs était une préoccupation de tous les instants.Je ne pouvais envisager la réalisation de l’ensemble du projet sans le soutien financier de partenaires-amis de la Fondation et admirateurs de l’oeuvre du poète.Je veux rendre hommage à un citoyen de L’île.Un homme de communications et d’affaires oeuvrant ici comme à l’étranger.Privé de la collaboration et les contacts de Marcel Barthe, il aurait été difficile pour moi de trouver la totalité du financement.Sa vaste expérience dans le milieu des affaires et des relations publiques au Québec aura permis l’adhésion de partenaires comme : Alcan, Hydro-Québec, Cossette Communications, et autres commanditaires.Un apport extraordinaire au financement de L’Espace Félix-Leclerc.Marcel Barthe, un incontournable!

PIERRE LAHOUD DU MINISTÈRE DE LA CULTURE

Voilà, un homme qui m’a soutenu moralement, intercéder auprès des autorités compétentes et encourager à aller au bout du rêve.Une âme exceptionnelle, un homme incontournable pour le développement culturel de l’île D’Orléans.Un homme de tous les combats quant il s’agit du patrimoine bâtit et vivant de l’Île de nos ancêtres.Un artiste de la photo aérienne de grand talent.Un être dont je suis fier d’avoir croisé le long de ma route!L’Espace Félix-Leclerc existe aussi à cause de lui!

Il n’est jamais trop tard pour remercier ceux et celles qui ont permis la réalisation d’un rêve.