Quelques semaines après avoir quitté la direction de la télévision régionale, je communique avec la responsable de l’embauche au Collège Mérici. Je lui fais part de mon intérêt à partager mon expérience de communicateur et d’enseignement.
J’avais ce goût de communiquer mes connaissances au bénéfice de jeunes adultes inscrits dans une discipline rejoignant mes habiletés professionnelles. Je passe les tests et entrevues d’usages. Ma candidature est retenue pour enseigner la gestion d’évènements et de congrès. De toute façon, c’était le seul poste disponible.
En ce qui a trait à la gestion d’évènement, ça va! Mais pour les congrès, là ce n’était pas ma spécialité.
Bon, malgré tout, je fonce. Mon expérience durera une session. J’en garde un souvenir mitigé.
J’ai constaté la loi du moindre effort pour un nombre important d’étudiants. Les directives étaient précises et sans équivoque au niveau des objectifs pédagogiques:favoriser l’autonomie de l’étudiant (e) dans le cadre de leurs apprentissages académiques. Trop souvent malheureusement, les étudiants ne savent pas prendre de notes écrites ou ne veulent pas. Ils s’attendent à ce que l’on fasse les recherches, les résumés de lectures, la recherche au niveau de la médiagraphie sur internet. Enfin, un bon nombre démontrait de l’intérêt, mais je trouvais épuisant de convaincre de jeunes adultes de miser sur l’effort pour leur développement personnel.
Je conviens que ma santé ne m’offrait pas la dose d’énergie nécessaire pour compenser le manque de motivation et le mauvais choix de carrière d’un grand nombre d’entre eux. Puis, je ne me sentais pas très confortable d’enseigner la gestion de congrès. Sans oublier que j’en étais à mes premières armes au niveau de l’enseignement collégial. Mes connaissances et mon expérience s’orientaient beaucoup plus, sur la gestion et la création d’événements. Je quittai le collège après un court séjour. Je garde un excellent souvenir de mes collègues professeurs et de la direction du Collège Mérici.
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