Archives du août, 2009

Bientôt près de chez vous!

Bientôt près de chez vous!

Comme vous le savez, mon projet d’édition me tient à coeur. Il y aussi l’organisation de rencontres avec des bâtisseurs de culture. Je suis fasciné par ces pionniers du théâtre, de la chanson, de la littérature et du cinéma.
Des moments intimistes ou ces personnages plus grands que nature nous dévoilent leur parcours de vie. L’occasion de s’imprégner de leur mémoire, certes, un peu la nôtre aussi. Ce sera le prétexte d’une aventure pour les sens. Découverte des produits du terroir, dégustation de vins de chez nous. Enfin, quelques lectures de textes poétiques de mon cru et d’autres écrivains de Québec.
Tout cela, dans un endroit plein de charme, intimiste et accessible, bientôt, près de chez vous. Je vous en reparle bientôt!

Paul Buissonneau (suite)

Paul Buissonneau (suite)

Nous assistons à la pièce de théâtre, et rencontrons à l’entracte, la première femme de Félix Leclerc, madame Viens.Près de quatre-vingts ans, toujours coquette et élégante. Quelques mots, quelques politesses et nous poursuivons nos rencontres imprévues. Paul nous invite à nous joindre à sa table après le spectacle. Il y a un petit restaurant au deuxième étage du bâtiment.Au passage, nous rencontrons Huguette Oligny, magnifique d’élégance et de gentillesse.
Nous sommes quelques invités de Paul autour de la table. La majestueuse Monique Leyrac, chanteuse, comédienne, la fille de l’île de Félix, Diane Dufresne, douce et belle comme un papillon de nuit accompagné de son compagnon de vie, Paul, heureux et beau dans toute sa générosité, son bonheur de faire le plus noble métier du monde. Sa femme Monik, discrète, attentive, femme de culture.
Une soirée où l’on écoute plus que l’on ne parle. Quand nous sommes en présence d’artistes qui sont des repères pour les générations à venir et actuelles, l’intelligence commande l’écoute attentive. Dans ma tête de petit garçon, je n’aurai jamais espéré vivre un jour, une telle proximité avec ces pionniers plus grands que nature. Un beau moment dans la mémoire des jours.

À la mi-novembre 2001, le 20 novembre exactement, Paul Buissonneau nous invite Nathalie et moi à un événement extraordinaire dans la vie d’un artiste, citoyen du Québec. Le gouvernement du Québec honore l’artiste du prestigieux prix Denise-Pelletier, catégorie culturelle. Cet honneur qui échoit à Paul Buissoneau, lauréat du Prix du Québec, nous aurons le privilège d’être témoin de ce moment émouvant et rare dans la vie d’un artiste-citoyen.
Après la cérémonie à L’Assembée nationale, nous nous retrouvons au restaurant du Château Frontenac pour célébrer avec le lauréat, l’insigne honneur de l’état québécois à un bâtisseur de culture de pays.
Un repas, intimiste, en compagnie de Paul, Monik, Chloé Ste-Marie et Gilles Carles.
Paul Buissonneau est un homme simple, qui recherche l’authenticité des êtres. Il n’aime pas les artifices inutiles et le fla-fla des gens de surface. C’est pour cela que j’ai été conquis par sa personnalité et sa vérité d’homme, comme celle de l’artiste.
Il fera un plaisir immense aux ouvriers travaillant sur le chantier de construction de l’Espace Félix-Leclerc. La construction du bâtiment avance à bon train. Je savais que Paul Buissonneau et Monik seraient sur l’île d’Orléans. Pour faire plaisir aux ouvriers et les encourager dans la poursuite du travail bien fait, une visite inattendue!
Paul arrive sur le chantier, tout bonnement, sans tambour ni trompette. J’observais sur le visage des gars, une fierté teintée d’un petit inconfort devant la stature du personnage. Ils revoyaient pour la plupart, les images inscrites dans la boîte à enfance. Enfin, un beau moment pour tout le monde sur le chantier.
Je terminerai avec le souvenir de Paul Buissonneau, rendant un émouvant hommage à Raymond Devos, sur la scène de la Salle Albert-Rousseau.Franchement, ils étaient cinq géants sur la scène ce soir là:Paul Buissonneau, Yvon Deschamps, Jean Lapointe, Marc Favreau et bien entendu Raymond Devos. La vie nous offre parfois des moments magiques, inoubliables, celui-là, il était de taille.
Je sais que Paul combat depuis des années une santé chancelante. Je luis souhaite tout le courage et la force dont il a besoin. Merci Paul et Monik pour ces moments de vie à jamais gravée dans mon coeur et ma mémoire. À bientôt je l’espère! xx

L’incomparable Paul Buissonneau

L’incomparable Paul Buissonneau

Je ne vous parlerai pas de l’homme de théâtre, du comédien, du personnage télévisuel qui a marqué l’imaginaire de tant de générations de Québécois:Picolo dans l’émission pour enfants, la boîte à Suprises. Je ne vous parlerai pas non plus de l’animateur culturel de théâtre à Montréal qui a créé la Roulotte, ni de l’ex-chanteur des Compagnons de la Chanson.Non, je vais vous raconter comment j’ai connu cet artiste, metteur en scène, plus grand que nature.
Pour moi, comme bien des Québécois, Paul Buissonneau, c’est le personnage de Picolo, c’est le créateur du petit théâtre Les Quat’Sous à Montréal, le metteur en scène du théâtre Rideau Vert. Je savais qu’il était ami de Félix Leclerc, de Suzanne Avon, Fred Mella, le soliste des Compagnons de la Chanson, Charles Aznavour entre autres.
Je suis franchement impressionné par le personnage et l’homme derrière tous ces univers. Bourru, tendre à la fois, exigeant, le verbe franc et haut comme un maudit français, en somme, une caricature vivante.
Tout commence lorsque nous cherchons Nathalie et moi, des appuis pour l’émergence de L’Espace Félix-Leclerc. Je sais que Paul Buissonneau est un ami de la famille de Félix. Dans la même période, je présente Chloé Ste-Marie au théâtre Petit Champlain dans le cadre d’une soirée-bénéfice pour la fondation Félix-Leclerc.Paul Buissonneau est le metteur en scène de son spectacle, je pleure, tu pleures.
À cette occasion je le rencontre pour une première fois. Gilles Carles est présent à cette soirée. Après le spectacle, magnifique de Chloé, nous nous retrouvons tous pour un verre de l’amitié. De cette rencontre est née une relation féconde pour la suite des choses.
Paul Buissonneau est un être attachant, fidèle en amitié et disponible pour tout ce qui concerne la mémoire de Félix.Il assumera la présidence d’honneur de l’une de nos soirées-bénéfices à bord du Catamaran de la famille Dufour.Sa femme Monik devient rapidement une amie. Nous aimons nous retrouver tous les quatre, attablés à un restaurant de l’île, dans l’univers poétique de Félix Leclerc. Je suis avide d’entendre raconter ce personnage, ce bâtisseur de culture, ce pionnier du théâtre québécois.
À son invitation, nous nous retrouverons au théâtre Rideau Vert, assisté à la première de l’oiseau vert, pièce dont il est le metteur en scène. Cette soirée permettra des rencontres magiques.

Je poursuis sur ce sujet demain!Bonne journée x

L’unique Marc Favreau (Sol)

L’unique Marc Favreau (Sol)

Il y a des artistes qui sont hors norme.Il se démarque par leur créativité, leur immense talent, leur relation privilégiée avec le public, leur présence sur la scène.
Marc Favreau, le poète, le philosophe social, l’humoriste de l’imaginaire étaient un artiste qui ne laissait rien à la légère. D’une rigueur presque démesurée, il vouait à son public un amour et un respect rarement égalé dans le monde artistique québécois.
J’ai eu le bonheur et l’honneur de le recevoir à l’espace Félix-Lelcerc de l’île D’Orléans, de le rencontrer à plusieurs reprises, lors d’évènements reliés à Raymond Devos et l’applaudir au festival en chanson de Petite Vallée.
Un être d’une grande sensibilité, amoureux de sa compagne de vie, gérante de sa carrière artistique.

UN FAIT VÉCU

Un soir de fin d’été 2003, je produis sur la scène de L’espace Félix-Leclerc, le grand artiste Marc Favreau.Bien entendu, le personnage de Sol occupe toute la scène. La salle est remplie à pleine capacité. Arrive le moment de l’entracte. Sa loge est au sous-sol du bâtiment.
Tout était prêt pour son confort à l’intérieur de celle-ci.M’étant assuré qu’il ne manquait de rien, je le laisse à son repos bien mérité.
Je vais retrouver le public, comme je faisais à l’habitude. Souvent, cette pause de l’artiste permet au diffuseur de recevoir les commentaires du public.
Je décide de me diriger vers sa loge, juste par curiosité et m’assurer qu’il ne manque de rien. En m’approchant de sa loge, je suis surpris de l’entendre, de le voir se remémorer de façon fébrile et intense, la deuxième partie de son spectacle. Il est tellement concentré que je n’ose pas le déranger. Je me sens mal d’être témoin d’une telle angoisse vécu par un si grand artiste. Je n’en reviens pas de l’entendre récité de mémoire, à haut et rapide débit, les monologues de la seconde partie du spectacle.
À la fin de sa prestation artistique, les spectateurs sont conquis. Une ovation debout de plusieurs minutes pour notre immense et fabuleux artiste.
J’avais invité Marc Favreau quelque temps auparavant pour l’hommage à son corolaire français:Raymond Devos.
À l’annonce de sa mort, un pincement au coeur. Je savais que le Québec et la francophonie venaient de perdre un géant.
Plusieurs générations d’hommes et de femmes du Québec ont perdu cette journée-là, une partie de leur enfance. Il aura laissé une empreinte indélébile dans l’imaginaire collectif de plusieurs générations de francophone d’ici et d’ailleurs. Un homme d’esprit dont la démarche artistique était le prétexte à la réflexion collective et individuelle. Merci Marc Favreau et notre Sol national.

Fragile

Fragile

Plus fragiles que feuilles
D’automne
Le corps vieillissant
Usure
Trop de blessures
En manque de ton âme soeur
Au creux de l’abîme
De tes cellules orphelines
Tu pleures la fin du rêve
Crépuscule à contre-jour
Du passage qui se trace
Implacable
T’invitant à t’attarder
Le temps
De l’enfance
Recouvrer la pureté
De ton regard
Originel.

L’étranger

L’étranger

Exil de mes existences
Étranger aux images
Du temps présent
Mémoires emballés
Comme cartons-boîtes
L’errance mon refuge
Deuils arrachés à coup
De liberté
Tribu des temps conjugués
Mon âme dans l’espérance
De L’envolée migratoire
En manque de nous
De toi
Mes racines… mon pays

La poésie

La poésie

Univers
Du coeur
Animé
L’esprit métaphorise
En mots
La beauté
Des imaginaires
Aux réalités perceptibles
Sensibilités
Mises à nue
Du regard fécond
De l’homme libre
Solitaire

Les préjugés

Les préjugés

Nous vivons trop souvent la tête et le coeur rempli de préjugés. Voilà ce que Félix Leclerc a écrit sur les préjugés : une branche qui empêche de voir la mer.

Que puis-je encore rêver?

Que puis-je encore rêver?

Prise de conscience que cinquante-cinq années de vie se sont écoulée depuis le 3 août 1954. Reste-t-il des rêves à réaliser avant la tombée de la nuit? Tout d’abord, l’édition de mon livre, une greffe de rein, le bonheur de ma fille Anne, une magique rencontre amoureuse, une petite maison à aire ouverte en campagne, des amitiés à partager, revoir la France une autre fois. Finalement le sentiment d’être allé au bout du rêve qu’est la vie.
Où trouverais-je tout le temps?Dans celui de rêver!

Un coeur de braise

Un coeur de braise

Cerf-volant qui virevolte
Dans un ciel orangé
Beauté
Au coeur de braise
Présence tel un bouquet
En fleurs
Multicolore à l’instant
Valeur ajoutée au bonheur de
vivre
Femme de nuits au crépuscule
lumineux
Volupté des rondeurs terriennes
Plaisirs des sens
Nature comme la vie sauvage
Le vent sa demeure!

Pour toi Julieann, ma petite louve xx