Nous assistons à la pièce de théâtre, et rencontrons à l’entracte, la première femme de Félix Leclerc, madame Viens.Près de quatre-vingts ans, toujours coquette et élégante. Quelques mots, quelques politesses et nous poursuivons nos rencontres imprévues. Paul nous invite à nous joindre à sa table après le spectacle. Il y a un petit restaurant au deuxième étage du bâtiment.Au passage, nous rencontrons Huguette Oligny, magnifique d’élégance et de gentillesse.
Nous sommes quelques invités de Paul autour de la table. La majestueuse Monique Leyrac, chanteuse, comédienne, la fille de l’île de Félix, Diane Dufresne, douce et belle comme un papillon de nuit accompagné de son compagnon de vie, Paul, heureux et beau dans toute sa générosité, son bonheur de faire le plus noble métier du monde. Sa femme Monik, discrète, attentive, femme de culture.
Une soirée où l’on écoute plus que l’on ne parle. Quand nous sommes en présence d’artistes qui sont des repères pour les générations à venir et actuelles, l’intelligence commande l’écoute attentive. Dans ma tête de petit garçon, je n’aurai jamais espéré vivre un jour, une telle proximité avec ces pionniers plus grands que nature. Un beau moment dans la mémoire des jours.
À la mi-novembre 2001, le 20 novembre exactement, Paul Buissonneau nous invite Nathalie et moi à un événement extraordinaire dans la vie d’un artiste, citoyen du Québec. Le gouvernement du Québec honore l’artiste du prestigieux prix Denise-Pelletier, catégorie culturelle. Cet honneur qui échoit à Paul Buissoneau, lauréat du Prix du Québec, nous aurons le privilège d’être témoin de ce moment émouvant et rare dans la vie d’un artiste-citoyen.
Après la cérémonie à L’Assembée nationale, nous nous retrouvons au restaurant du Château Frontenac pour célébrer avec le lauréat, l’insigne honneur de l’état québécois à un bâtisseur de culture de pays.
Un repas, intimiste, en compagnie de Paul, Monik, Chloé Ste-Marie et Gilles Carles.
Paul Buissonneau est un homme simple, qui recherche l’authenticité des êtres. Il n’aime pas les artifices inutiles et le fla-fla des gens de surface. C’est pour cela que j’ai été conquis par sa personnalité et sa vérité d’homme, comme celle de l’artiste.
Il fera un plaisir immense aux ouvriers travaillant sur le chantier de construction de l’Espace Félix-Leclerc. La construction du bâtiment avance à bon train. Je savais que Paul Buissonneau et Monik seraient sur l’île d’Orléans. Pour faire plaisir aux ouvriers et les encourager dans la poursuite du travail bien fait, une visite inattendue!
Paul arrive sur le chantier, tout bonnement, sans tambour ni trompette. J’observais sur le visage des gars, une fierté teintée d’un petit inconfort devant la stature du personnage. Ils revoyaient pour la plupart, les images inscrites dans la boîte à enfance. Enfin, un beau moment pour tout le monde sur le chantier.
Je terminerai avec le souvenir de Paul Buissonneau, rendant un émouvant hommage à Raymond Devos, sur la scène de la Salle Albert-Rousseau.Franchement, ils étaient cinq géants sur la scène ce soir là:Paul Buissonneau, Yvon Deschamps, Jean Lapointe, Marc Favreau et bien entendu Raymond Devos. La vie nous offre parfois des moments magiques, inoubliables, celui-là, il était de taille.
Je sais que Paul combat depuis des années une santé chancelante. Je luis souhaite tout le courage et la force dont il a besoin. Merci Paul et Monik pour ces moments de vie à jamais gravée dans mon coeur et ma mémoire. À bientôt je l’espère! xx






