Archives du septembre, 2009

Ta main

Ta main

Douce comme la soie
Caresse son contour
Dans un mouvement
D’effleurement continu
Tendre le long de tes
Doigts délicats
Je goûte cet enchantement
Imprévu
Nos mains nouées
Caressantes
Le temps s’arrête
Comme bonheur d’occasion
Ma main quitte
La tienne
Dans l’espérance
Inavoué
D’un autre moment
Exquis
À refaire des noeuds!

Pierre Falardeau

Pierre Falardeau

Décidément, septembre 2009 est un mois où le monde culturel est en deuil. Pierre Falardeau, le cinéaste, l’activiste, l’homme, le père de famille, l’ami pour plusieurs est mort.Peu importe notre vision et nos points de vue sur le Québec politique, Pierre Falardeau a assumé jusqu’au bout ses passions et la façon dont il cernait la réalité du peuple québécois. Je retiens de lui, la sensibilité du cinéaste à saisir le sens des événements et des gens. Il a assumé sa liberté de parole, contribué au débat politique et démocratique du Québec.Merci Pierre Falardeau.

Nelly Arcan

Nelly Arcan

J’apprends avec tristesse au coeur le départ trop précipité de l’écrivaine Nelly Arcan. Je l’ai rencontré une fois, à Paris ou l’on célébrait les quarante ans de la délégation générale du Québec. Une jeune femme magnifique, accessible, avec qui j’ai partagé quelques minutes de discussions sur la littérature québécoise.
Une jeune écrivaine, à la plume parfois déconcertante, mais au talent assuré. Une perte pour le Québec et le monde de la littérature. Une jeune femme de son temps, communicant sa passion pour les mots. Je ne connais pas les circonstances de sa mort. Je lui souhaite la plénitude, peu importe ou elle se trouve maintenant! Salut à toi l’écrivaine, tes mots et tes univers vont te survivre, malgré ton envol!

Paul Buissonneau

Paul Buissonneau

Comme Félix Leclerc
Il invita nos enfances
À s’attarder
Le temps qu’il faut
Il inventa la roulotte
Du bonheur
Nourrissant les imaginaires
Des petits de la rue
Comme boîte à surprises
Créateur du personnage
Picolo
Traçant la mémoire heureuse
D’un peuple en manque de poésie
De son enfance
Bâtisseur de culture
Il construit les ancrages
Du théâtre de Quat’Sous
Comédien du grand art
La scène son laboratoire
Aux histoires de répertoires
D’ailleurs et d’ici
D’écriveurs de mots du
Pays
Il transforma les décors
Comme le recycleur de mémoire
L’artiste laisse une empreinte
Indélébile sur son parcours
Fils de France
Compagnon de la chanson
Amoureux de la chanson française
Découverte et bonheur des
Plus belles scènes du
Monde
Fred Mella et lui avec la troupe
Accompagnant la plus grande
Que nature
Édith Piaf
Mais pour le Québec
Il demeurera à jamais dans
L’imaginaire collectif
Au coeur de chacun de nous
Un grand artiste de la nation
Créateur et bâtisseur de culture!

Hommage à Paul Buissonneau

Je croyais!

Je croyais!

Je croyais que l’amour durait
Éternellement
Que la vie c’était long
La maladie pour les autres
Que nous vivions qu’une seule
Vie au cours de notre
Existence
Ma jeunesse acquise comme
Pommiers en fleurs
Que nos enfants nous aimaient
Inconditionnellement
Que nos parents ne mourraient
Jamais
Nos amis non plus
Je croyais que la vie était
Juste
Aux bons et aux méchants
Que la beauté l’emportait sur la
Laideur
À la loyauté des parents qui s’aiment
comme racines à l’arbre
Je croyais que je serais aimer
Pour toujours
Que mes yeux ne se fermeraient
Jamais
Je croyais en Dieu
J’avais 6 ans
Je venais de perdre
Ma deuxième dent!

l’écriture poétique

l’écriture poétique

Je découvre combien l’écriture poétique permet à l’imaginaire d’exprimer des états ou des émotions qui dépassent le réel. Cette nourriture au quotidien transcende le rapport au monde en le sublimant. Voilà, pourquoi, la vie au jour le jour, parfois banale, trouve chez le poète, son lot de sublimations métaphoriques. Chaque événement, chaque émotion, quelle que soit sa nature, peuvent devenir le prétexte à l’écriture poétique. J’écris sans prétention, mais je remercie la vie, d’avoir dans mes bagages, ce bonheur inépuisable, que celui des mots et les univers auxquelles il m’invite.

Déchirure

Déchirure

Comment t’expliquer que mon coeur
A peur du tien
Que je fuis ta jeunesse
Ardente
Ta beauté à laquelle je pourrais
M’enchaîner
Ma raison est prête à toute
Compromission
Toi au coeur de diamant
Tu ne sens pas ce déchirement
De l’homme aux multiples vies
De l’interdit de t’aimer
Follement
Illusion de la quête d’une jeunesse
Conjuguée au passé
Pardonne la faiblesse de ces
Aveux
Sache que je t’ai déjà trop
Aimer
La poésie mon seul refuge
Des textes dont tu es la
Muse
L’expression de ma seule liberté
De rêver

Le peuplier

Le peuplier

L’arbre que je voudrais
Être
Le peuplier
Celui que l’on retrouve en France
Sur l’île de nos ancêtres aussi!
Il touche le ciel et les étoiles
Délicat et robuste comme les saisons
Du pays
Fier et majestueux
Il suggère la dignité
Traçant les horizons le long
Des petits chemins de poésie
Indique le temps d’un éveil
Le sens de la beauté
Il invite au regard du ciel
À humer les odeurs
Terriennes
Boire et manger à son
Ombre
Avec le soleil à ses côtés
Doux moments pour le coeur
Et l’esprit
Livré au farniente
Si j’étais un arbre….

Le souffle

Le souffle

Puiser en soi la force
Du souffle
Aller au combat du quotidien
Avec comme seule arme
La détermination du survivant
Accepter de tout recommencer
Refaire son monde à chaque
Instant
Attiser le feu intérieur
Comme source lumineuse
Qui nourrit l’élan du coeur
De l’esprit
Prendre et tout laisser
Le moment présent n’est que
Le rêve du réel
Semblable au regard de l’amante
Qui s’envole aux saisons nouvelles

L’île D’Orléans

L’île D’Orléans

Tel un voilier qui s’élance
Vers le vieux continent
Tu dessines ton contour
De tes charmes libertaires
Poésie dans ta vastitude
Tes peupliers les mats enracinés
À l’ancrage du temps
Ton regard sur la liberté
Comme le rosier sauvage
Qui puise à même tes sources
S’abreuvant au fleuve de
L’histoire
Tu n’attends que la marée de
L’astre nocturne
Pour sortir grande voilure
Prendre le large
À la conquête des eaux nouvelles
Le temps de quelques
Escales
Faire voir au monde
Tes peupliers, tes rosiers sauvages
Tes champs de blé
La beauté d’une île
Le regard pointé vers la mer!