Archives du octobre, 2009

Le grand Charles Aznavour

Le grand Charles Aznavour

Charles Aznavour, l’artiste le plus complet et plus maître de sa destinée que j’ai rencontré. Certainement une légende vivante qui aura apporté à toutes générations confondues la beauté des mots et des musiques. Né le 22 mai 1924 à Paris, sous le nom de Shahnourth Varinag Aznavourian, Charles Aznavour est certes, l’un des plus grands auteurs-compositeurs-interprètes de la francophonie. Sans oublier, son rôle d’acteur. Il a joué dans plus de cent films.
J’ai eu l’immense privilège de le rencontrer et de le côtoyer à plusieurs reprises au cours des ans.
La première fois que j’ai eu le bonheur de sa présence, c’est sur l’île du poète Félix Leclerc. Il participa à un tournage en compagnie de son ami Raymond Devos. Le but de l’exercice était de mettre sur pellicules quelques moments rendant hommage au poète-chansonnier québécois. Le prétexte, les dix ans de la mort de notre chantre national.
Nous avons partagé, Nathalie et moi, le repas avec l’artiste, à deux moments sur l’île de la poésie. Un personnage plus grand que nature. Charles Aznavour a toujours représenté à mes yeux le modèle de l’homme et de l’artiste, ayant la capacité du jugement rationnel, le sens des affaires, doué d’un génie artistique hors-norme. Sa contribution à la chanson française est immense.
J’ai revu Charles Aznavour à Montréal, dans le cadre d’un hommage à Félix Leclerc, qu’il avait initié en collaboration avec Guy Latraverse. Un hommage diffusé dans toute la francophonie, avec les plus grands artistes du Québec et de France.
Mes derniers moments avec Charles Aznavour et non les moindres sont dans le cadre des Nuits de Champagne à Troyes. Il assumait la présidence d’honneur de ce magnifique événement culturel, dédié à la chanson. Nous avons partagé, à son invitation, sa table à quelques reprises. Un grand bonheur de se retrouver avec les amis de ce géant de la chanson. Raymond Devos, Fred Mela, pour ne citer que ceux-là. Un moment de grâce, quand il interpréta quelques-uns de ses plus grands succès, accompagnés de plus de 900 choristes.
Charles Aznavour a été d’une aide exceptionnelle pour les projets de la Fondation Félix-Leclerc. Je me souviens de sa venue sur l’île d’Orléans, afin de soutenir l’ouverture imminente de L’Espace Félix-Leclerc. Je n’avais jamais vu autant de journalistes encerclés un artiste comme ces derniers l’avaient fait lors de sa visite dans ce lieu de mémoire et de diffusion en hommage à Félix Leclerc.
Écrire sur Charles Aznavour, sans mentionner le nom de Gérard Davoust, serait une omission impardonnable, dans mon cas. Ce dernier, travailleur de l’ombre, malgré ses responsabilités de directeur général des Éditions Raoul Breton et président de la SACEM à l’époque, a permis le lien avec l’artiste. Sans lui, je ne sais trop, si tous ces privilèges du grand Charles Aznavour à notre endroit avaient été de même nature.Une collaboration fraternelle et exceptionnelle de Gérard Davoust.
Charles Aznavour, l’un des plus grands bâtisseurs de culture de la francophonie.
Merci Charles Aznavour!

Au pays de Fidel

Au pays de Fidel

Je vous raconte une histoire vécue sur une île de soleil et du bonheur d’une rencontre franchement inoubliable. Quand la neige et la froidure de l’hiver québécois drainent nos énergies vitales, quoi de plus merveilleux que de se retrouver sur cette île des Caraibes, au pays de Fidel.
Nous sommes fin décembre 2003, je décide de quitter le Québec pour des vacances sous le signe de la liberté et de l’aventure.
Un besoin primaire de me retrouver, faire le vide et le plein d’une nouvelle mémoire à bâtir au gré des imprévues, en sillonnant les petites routes et villages cubains.
Départ de Québec pour atterrir à Holguin, dans le sud-est de l’île.
Mes vacances dureront 16 jours exactement. Mon hébergement est à Guardalavaca, petit village touristique, à une heure et quelques poussières de l’aéroport. Quel formidable dépaysement que ce changement de climat du nord au sud, à quatre heures d’avion de la cité de Champlain! Je prends possession de ma chambre au milieu de la nuit. Un parcours de nuit, dans un autocar à pleine capacité de passagers-touristes. Une route nationale étroite, trouée comme un gros fromage de gruyère. Enfin, ça sent bon la mer, les effluves de plantes tropicales, de cigares, de rhum brun et de crème solaire sur les corps dorés par le soleil et l’eau salée.
Une petite chambre trois étoiles, vue partielle sur l’eau de mer, sur fond de vert, de tous les dégradés. Les palmiers et les îlots de paillasses trônent aux alentours du complexe hôtelier. La piscine, toute lumière allumée, me rappelle, la joie, la chance que j’ai, d’être là, juste là!
La nuit sera courte. J’ai hâte aux couleurs du buffet matinal, aux odeurs de fritures, vacance plein sud. La journée se passe dans la découverte des lieux, quelques longueurs de piscine et déjà le soleil de Cuba, s’installe à l’horizontale. Je n’aime pas me baigner dans la mer, J’aime la regarder, fixer mes yeux sur la vastitude de l’océan, mais je ne trouve pas de plaisir à ingurgiter le sel des vagues, qui entre à grand coup d’eau dans ma bouche, me brûlent les yeux.

Le soir s’installe, la musique aux rythmes cubains, arrive jusqu’à mes oreilles. Il est certainement 22 h, j’ai le goût de danser, de bouger, faire la fête. Je me dirige vers une sorte de petit night-club, à proximité du complexe hôtelier. J’y entre, le corps un peu rougit par mes premières heures sous les rayons secs et lumineux de l’astre plein ciel.
Je demande au serveur una cerveza por favour!Je me sens dans une forme dangereusement libre. Un groupe de musiciens cubains animent la soirée. Mon regard se pose sur quelques jeunes femmes, la peau bronzée et le sourire communicatif. Je sais qu’elles ont le goût de danser, de s’amuser. Nos yeux se croisent très souvent pendant les premières minutes. Je me prépare à inviter l’une d’entre elles à danser, que voilà, je suis déjoué par une coquine, qui n’a pas attendu après moi, elle m’invita à parcourir la piste de danse.
Sincèrement, les femmes et les hommes cubains dansent divinement. Mais la soirée était jeune, aussi jeune et festive que les quatre femmes, dont les charmes et les odeurs invitaient à la pleine nuit jusqu’à l’aurore. Mais, il y toujours une beauté, qui vous chatouille le coeur, même si elles étaient toutes charmantes. J’avoue que je suis fasciné, disons-le sous le charme par cette jeune femme cubaine aux yeux couleur de mer. Nous passons la nuit, nos corps se déliant aux rythmes langoureux et endiablés des musiciens.
Une sorte de coup de foudre s’installe entre nous! Bien sûr, j’entends déjà tous les préjugés, de l’autre côté de l’écran. Mais je vous affirme que nous avons vécu une histoire savoureuse et romantique à souhait. Je n’y ai pas laissé mon compte en banque, ni ma chemise, je n’ai pas été obligé de la marier.
Je vous raconterai dans les prochains jours, les aventures incroyables que cette jeune femme de Cuba, m’a permis de vivre. Elle se prénomme Haima.Elle m’a fait connaître son coin de pays, comme je ne croyais jamais vivre une telle relation de proximité et de vérité avec le Cuba de Fidel.

Fred Mela soliste des Compagnons de la Chanson

Fred Mela soliste des Compagnons de la Chanson

Toute mon enfance est sous le sceau des chansons diffusées par la radio de Radio-Canada. Mais franchement, ce qui a laissé une trace affective et du gros bonheur ce sont les chansons de Fred Mela et les Compagnons de la Chanson.
Fred Mela, l’une des plus belles voix de ténor, soliste, chaude et douce que j’ai entendu.Il est né, le 10 mars 1924, à Annonay en Ardèche. De parents Italiens, il rêva tout jeune d’une carrière soliste dans le chant.
En 1944, il fit une rencontre déterminante pour le développement de sa carrière. La grande Édith Piaf, sous le charme de ces magnifiques voix d’hommes, conquise par ces jeunes en début de carrière, décida de soutenir le groupe vocal. Elle travailla à élargir leur répertoire musical et ainsi apporter une valeur ajoutée au groupe des Compagnons.
De 1944 à 1985, Fred Mela et les Compagnons de la Chanson ont fait vibrer les plus grandes scènes du monde. Grand ami de Charles Aznavour, Fred Mela rencontre au Québec, une jeune femme délicieuse, comédienne, dont il s’éprit follement. Il s’agit de la Québécoise Suzanne Avon.
Si vous vous souvenez comme moi des grands succès des Compagnons, pensez à la chanson Les trois Cloches, Guitares et Tambours et combien d’autres qui ont laissé leurs empreintes dans nos mémoires heureuses.
J’ai eu le privilège de rencontrer Fred Mela et Suzanne Avon à plusieurs reprises en France.Ami de Félix Leclerc, du temps ou celui-ci débuta sa carrière en France, connu la gloire et l’estime des Français, leur amitié se prolongea même après sa mort en 1988. Leur affection pour Nathalie, la fille de Félix, se concrétisa à plusieurs reprises lors de nos séjours en France.
Nous avons partagé divers moments avec eux, soient sur Paris, au Québec et la dernière fois, si ma mémoire est fidèle, dans la ville de Troyes. Nous nous sommes rencontrés à quelques reprises durant notre séjour dans le cadre du Festival Nuits de Champagne.
Charles Aznavour, président d’honneur du festival et grand ami de Fred Mella, nous a invités à quelques occasions à sa table.
Fred Mela, un homme attachant, humble, grand amoureux de sa compagne Suzanne Avon. Je sais qu’il a un talent et une passion affirmés pour la photo. Fred Mela chante toujours aujourd’hui. À l’occasion, il est invité dans diverses manifestations culturelles ou il fait le bonheur de ses nombreux admirateurs.
Fred Mela, un incontournable dans l’histoire de la chanson française. Les Compagnons de la chanson, une aventure vocale fabuleuse!

Georges Moustaki

Georges Moustaki

Georges Moustaki, celui qui a marqué mon adolescence et ma jeune vie adulte avec:Ma Liberté, le métèque, qui a écrit pour Édith Piaf, Millard, un incontournable de la chanson française.
Il est né le 3 mai, 1934 à Alexandrie en Égypte. J’ai eu le plaisir d’assister à quelques-uns de ses spectacles au Québec. Un homme d’une grande simplicité et très doux dans son approche avec les gens. Je l’ai rencontré une fois, lors de son spectacle à la salle Albert-Rousseau de Ste-Foy. Nous nous sommes rendus à sa loge, en fin se soirée. Il nous a accueilli Nathalie et moi, avec beaucoup de chaleur. Quelques minutes à échanger sur Félix et son plaisir renouvelé de se retrouver au Québec.
La possibilité de collaborer à la création de L’Espace Félix-Leclerc par le biais d’une soirée-bénéfice a été envisagée. Nous nous sommes laissés sur un au revoir et une sorte de promesse pour la suite des choses.
Jamais je n’aurais pensé rencontré celui qui avait laissé une empreinte indélébile sur ma mémoire musicale et poétique. Un immense artiste au regard bleu, dont la délicatesse du geste et de la parole, laisse un souvenir impérissable dans la mémoire des jours.
Une grande référence comme auteur-compositeur-interprète pour l’ensemble de la francophonie.Un bâtisseur de culture pour la chanson.
Longue vie à vous Georges Moustaki!

Le chansonnier Français:Guy Béart

Le chansonnier Français:Guy Béart

Il a popularisé une de mes chansons favorites:L’eau vive. En fait, il en a popularisé plusieurs au cours de sa carrière artistique. Pensons au Bal chez temporel, Il n’y a plus d’après, enfin, plusieurs générations de francophones ont vécu dans la mémoire de ses chansons. Né au Caire en Égypte, le 16 juillet 1930, immigré en France avec ses parents, à l’âge de 17ans, Guy Béart est un auteur-compositeur-interprète français qui a marqué son époque. Père de la magnifique comédienne Emmanuelle Béart, il ne déteste pas défendre ses idées sur la place publique, s’il le faut!
Une prise de bec mémorable avec le grand Serge Gainsbourg, à l’émission de Bernard Pivot, donna lieu à des échanges musclés.
La discussion avec Bernard Pivot portait sur la peinture comme art majeur. Gainsbourg étant peintre à ses heures. Ce dernier considérait ses chansons ou la chanson populaire comme un art mineur.
Il faisait la comparaison avec la musique classique et autres disciplines artistiques qui exigent une initiation.
Guy Béart, étant parmi les invités du plateau, interrompit Gainsbours pour le contredire sur cette affirmation. S’ensuit une discussion plutôt virile de la part de Gainsbourg.Un beau moment de télévision.
Vous pouvez le visionner sur YouTube, en inscrivant Guy Béart.
Je l’ai rencontré pour la première fois, à Paris au Palais Royal, au salon des Maréchaux.Quelques deux cent invités du milieu culturel français et politique, pour souligner le lancement du coffret d’art de l’oeuvre littéraire de Félix Leclerc.
Raymond Devos me présenta à Guy Béart.Ma première impression après quelques échanges et l’observation de son attitude avec le petit groupe de grands réuni en cercle, discutant rondement, sans s’écouter parler, les uns les autres, ne m’a pas fait un grand effet sur le personnage. Enfin, je pouvais comprendre le contexte convivial de la soirée, permettant à des égos immenses de se rendre utile:Soit d’essayer de prendre toute la place, en écoutant que ceux qui ont la notoriété pour être entendu, pourvu qu’il sache se faire entendre. Voilà, mon premier contact avec Guy Béart!
La deuxième fois que je le revis, c’est à Montréal, dans le cadre des Francofolies. Mon contact fut plus chaleureux et agréable. Il était content de revoir Nathalie et exprima ses souhaits de bonne chance pour nos projets. De notoriété, il ne s’en cache pas, Guy Béart aime délicieusement les femmes. Disons que Nathalie, la fille de Félix, possède un charme et une beauté incontestable. Je crois que ce fait l’a bien disposé au contact plus chaleureux. Je conserve un excellent souvenir de Guy Béart. Chaque fois que j’écoute ses chansons, un bonheur que ce moment, offert par cet immense talent d’artiste.

L’artiste Serge Reggiani

L’artiste Serge Reggiani

De tous les artistes de la chanson dont j’ai eu le privilège d’entendre et de rencontrer, Serge Reggiani est sans nul doute le plus émouvant, le plus intense des artistes des mots et des musiques.
Jamais je ne croyais qu’il était possible pour un artiste, de faire vibrer le coeur et l’esprit à ce point.
Nous sommes à Aix-en-Provence, au printemps 2003, 15 mois avant sa mort en juillet 2004.
Je suis invité dans cette magnifique ville du sud de la France, pour une soirée-hommage à Félix Leclerc. Le soir précédent les reconnaissances à notre poète-chansonnier, la direction du festival m’invite au spectacle du chanteur, comédien, interprète, peintre Français, d’origine Italienne, Serge Reggiani.
Président d’honneur du festival, ce soir-là, il habillera la scène, de son immense talent d’interprète et de comédien.
Le spectacle commence. Dès les premières notes, le son de sa voix brisée par l’âge et la maladie, seul, sur une simple chaise en bois, au milieu de la scène, face à la foule, j’ai la peau qui frissonne. Je suis complètement subjugué par cet être fragile, délicat, vieillissant, mais touchant droit au coeur. Il chante, le temps qui me reste, pas un mot dans la salle du Casino D’Aix-en-Provence. Il y a lui et nous! Jamais de ma vie, je n’ai vécu, une interprétation si bouleversante. Il chantera plusieurs de ses grands succès au cours du spectacle. Je sortirai de cette salle, comme l’on quitte un grand film. Des heures et des heures habitées par la voix, les mots, les musiques et l’unique présence sur scène de l’artiste Serge Reggiani.
J’aurai le très grand bonheur de lui serrer la main lors d’un banquet en son honneur, quelques jours plus tard. À ceux qui veulent comprendre la force et l’émotion que j’ai pu vivre, je vous invite à visiter Serge Reggiani sur Youtube.Écouter la chanson le temps qui reste!
Cette magique rencontre! Un cadeau fabuleux du destin.

L’homme et l’univers

L’homme et l’univers

Orphelin dans l’univers
En manque de son créateur
À la quête
De ses origines
De son destin
Incroyable solitude
Dans cette infinie vastitude
Solidaire de mes frères humains
Mon trajet
Un maillon dans la marche
Non assurée de l’espèce
La vérité
Dans l’interprétation
Des archétypes
Mémoire enfouie dans
Nos cellules originelles
L’humanité condamnée
À l’errance dans un univers
Trop grand pour lui
Nos parents seraient-ils
Le hasard et les probabilités
Fils et filles
Du Bing Bang originel
Si Dieu existe
A-t-il du coeur?

Tombe la froidure sur ma ville

Tombe la froidure sur ma ville

Les nuages ont froid
Tombe les cristaux
D’une saison nouvelle
Sur ma ville
Le bruit des automobiles
qui clapotis la froidure
Sur les pavés mouillés
Par le carreau de la fenêtre
Les arbres
Se dénudent de leurs feuilles
Comme on repousse son vieux
Manteau pour habiller
Un nouveau dimanche
Il est temps de réchauffer
Nos coeurs
Faire les provisions des rêves
En partage
Sortir nos bas de laine
Nos mitaines et nos capots
L’hiver comme le poète
Du village d’antan
A bien des choses à nous
Raconter
Rentrer le bois
L’hiver a tout son temps!

Le Rêve

Le Rêve

Dans la nuit profonde
Mon esprit erre
Dans les méandres
Des émotions silencieuses
Des images
Dont je ne suis plus
L’auteur conscient
Rêve d’amour ou rêve
Tout court
Fantasmes au gré
Des fantaisies
De mon imaginaire vagabond
Cette nuit j’ai passé un moment
Chaud et tendre
Avec toi
Le temps d’un baiser langoureux
D’une étreinte ardente
Inattendu même dans l’irréel
Voilà ce que le rêve
M’a offert en cadeau
Je m’endors dans l’espérance
De te retrouver!

Paradis qui tue!

Paradis qui tue!

Exister à bout de souffle
Blancheur des poudres
Qui ensorcelle les nuits
Sans fin
Illusion des bonheurs artificiels
Ta vie en manque de toi
Le doute
Ta démesure
Tu es si belle pourtant
Ton pays
Un creuset pour coeur
En manque d’amour
D’estime de soi
Ou de trop vouloir
Être
Relève la tête
Le ciel au bout du regard
Tu mérites l’univers
Ton bonheur entre
Tes mains
Fais-toi confiance
L’horizon
À perte de vue
Les passions nouvelles
Ta quête
Courage
Commence à rêver
De toi!