Au pays de Fidel

Je vous raconte une histoire vécue sur une île de soleil et du bonheur d’une rencontre franchement inoubliable. Quand la neige et la froidure de l’hiver québécois drainent nos énergies vitales, quoi de plus merveilleux que de se retrouver sur cette île des Caraibes, au pays de Fidel.
Nous sommes fin décembre 2003, je décide de quitter le Québec pour des vacances sous le signe de la liberté et de l’aventure.
Un besoin primaire de me retrouver, faire le vide et le plein d’une nouvelle mémoire à bâtir au gré des imprévues, en sillonnant les petites routes et villages cubains.
Départ de Québec pour atterrir à Holguin, dans le sud-est de l’île.
Mes vacances dureront 16 jours exactement. Mon hébergement est à Guardalavaca, petit village touristique, à une heure et quelques poussières de l’aéroport. Quel formidable dépaysement que ce changement de climat du nord au sud, à quatre heures d’avion de la cité de Champlain! Je prends possession de ma chambre au milieu de la nuit. Un parcours de nuit, dans un autocar à pleine capacité de passagers-touristes. Une route nationale étroite, trouée comme un gros fromage de gruyère. Enfin, ça sent bon la mer, les effluves de plantes tropicales, de cigares, de rhum brun et de crème solaire sur les corps dorés par le soleil et l’eau salée.
Une petite chambre trois étoiles, vue partielle sur l’eau de mer, sur fond de vert, de tous les dégradés. Les palmiers et les îlots de paillasses trônent aux alentours du complexe hôtelier. La piscine, toute lumière allumée, me rappelle, la joie, la chance que j’ai, d’être là, juste là!
La nuit sera courte. J’ai hâte aux couleurs du buffet matinal, aux odeurs de fritures, vacance plein sud. La journée se passe dans la découverte des lieux, quelques longueurs de piscine et déjà le soleil de Cuba, s’installe à l’horizontale. Je n’aime pas me baigner dans la mer, J’aime la regarder, fixer mes yeux sur la vastitude de l’océan, mais je ne trouve pas de plaisir à ingurgiter le sel des vagues, qui entre à grand coup d’eau dans ma bouche, me brûlent les yeux.

Le soir s’installe, la musique aux rythmes cubains, arrive jusqu’à mes oreilles. Il est certainement 22 h, j’ai le goût de danser, de bouger, faire la fête. Je me dirige vers une sorte de petit night-club, à proximité du complexe hôtelier. J’y entre, le corps un peu rougit par mes premières heures sous les rayons secs et lumineux de l’astre plein ciel.
Je demande au serveur una cerveza por favour!Je me sens dans une forme dangereusement libre. Un groupe de musiciens cubains animent la soirée. Mon regard se pose sur quelques jeunes femmes, la peau bronzée et le sourire communicatif. Je sais qu’elles ont le goût de danser, de s’amuser. Nos yeux se croisent très souvent pendant les premières minutes. Je me prépare à inviter l’une d’entre elles à danser, que voilà, je suis déjoué par une coquine, qui n’a pas attendu après moi, elle m’invita à parcourir la piste de danse.
Sincèrement, les femmes et les hommes cubains dansent divinement. Mais la soirée était jeune, aussi jeune et festive que les quatre femmes, dont les charmes et les odeurs invitaient à la pleine nuit jusqu’à l’aurore. Mais, il y toujours une beauté, qui vous chatouille le coeur, même si elles étaient toutes charmantes. J’avoue que je suis fasciné, disons-le sous le charme par cette jeune femme cubaine aux yeux couleur de mer. Nous passons la nuit, nos corps se déliant aux rythmes langoureux et endiablés des musiciens.
Une sorte de coup de foudre s’installe entre nous! Bien sûr, j’entends déjà tous les préjugés, de l’autre côté de l’écran. Mais je vous affirme que nous avons vécu une histoire savoureuse et romantique à souhait. Je n’y ai pas laissé mon compte en banque, ni ma chemise, je n’ai pas été obligé de la marier.
Je vous raconterai dans les prochains jours, les aventures incroyables que cette jeune femme de Cuba, m’a permis de vivre. Elle se prénomme Haima.Elle m’a fait connaître son coin de pays, comme je ne croyais jamais vivre une telle relation de proximité et de vérité avec le Cuba de Fidel.