Je vous raconte les moments vécus auprès de l’artiste auteur-compositeur – interprète qui a marqué la chanson québécoise et ailleurs en francophonie. Nous sommes en 1996, je crois. J’ai une bonne relation avec Guy Latraverse, le producteur et le fondateur des Francofolies de Montréal. Il s’agit de développer les réseaux de contacts auprès des gens d’affaires, des artistes afin de faire connaître la fondation Félix-Leclerc sur Montréal.
Jean-Pierre Ferland est un artiste qui se retrouve au sein de l’équipe de G.S.I Musique, propriété de Robert Vinet, fondateur de l’entreprise de gérance d’artistes, de production de spectacles et de disques. Il a dans sa mire l’achat du théâtre Corona, dans l’est de Montréal.
Je demande à Guy Latraverse, s’il peut nous aider pour l’organisation d’une soirée-bénéfice dans la métropole. Je voulais profiter de cet évènement caritatif pour remercier, un des pionniers de la première heure de la fondation Félix-Leclerc:Pierre Bibeau, directeur général de la Ronde de Montréal à l’époque. Mieux connu des milieux politiques québécois comme organisateur en chef du parti libéral, du temps de Robert Bourassa.
Je propose à Guy Latraverse le nom de Jean-Pierre Ferland comme président d’honneur de la soirée. Guy, ne fait ni un ni deux, il communique avec son bon ami Robert Vinet et le tour est joué. La soirée se déroule dans une des salles de l’hôtel Reine-Élisabeth de Montréal. Une centaine d’invités, dont notre président d’honneur Jean-Pierre Ferland. Affable, il prend le temps de s’adresser aux invités tout en nous encourageant Nathalie et moi dans la poursuite de nos projets sur Félix. Aux premiers moments, quand on ne connaît pas le personnage, il m’apparaît distant, une sorte de réserve qui oscille entre la gêne et un petit côté précieux. Enfin, ce fut ma première impression lors de cette soirée-bénéfice sur Montréal.
Lors de la soirée grandiose au Théâtre St-Denis de Montréal en 1998, en hommage à Félix Leclerc, Jean-Pierre Ferland fut invité par Guy Latraverse producteur associé du spectacle et de la captation télévisuelle avec Charles Aznavour en la collaboration de la fondation Félix-Leclerc. Je sais qu’un imbroglio s’est créé, à propos de l’accompagnement de musiciens symphoniques pour la chanson de Jean-Pierre Ferland. Je crois que l’artiste était contre cette approche symphonique du spectacle et qu’il voulait des musiciens à cordes. Bref, nous avons dû nous passer de la présence de Ferland pour cet hommage à son ami Félix Leclerc.
Avait-il tort ou raison? En toute histoire de cause, il considérait cet élément suffisamment important pour ne pas être de la fête. J’ai en mémoire que Jean Lapointe était intercédé auprès de lui, mais ne le fit changer d’idée.
J’ai revu Jean-Pierre Ferland à son lancement d’album à Québec. À l’invitation de Martin Leclerc, directeur général de G.S.I Musique, j’avais échangé quelques minutes avec lui. J’avoue que je ne sais quoi trop pensé du personnage. Je demeure sur mon appétit, en sachant qu’il s’agit certainement d’un grand artiste timide doté d’un égo assez important! Comme bon nombre d’artistes par ailleurs. Mais l’égo est essentiel comme moteur de réalisation de soi, peu importe le domaine d’activité ou l’on veut exceller.
Jean-Pierre Ferland, un incontournable dans le patrimoine de la chanson québécoise.
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2009
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