Le parolier Luc Plamondon

Nous sommes dans les années 1999. Je m’active fortement à trouver des appuis chez les artistes afin de soutenir la fondation Félix-Leclerc dans son projet de création d’un lieu de mémoire en hommage à Félix Leclerc. Nous avons au sein de notre conseil d’administration une journaliste du Devoir, qui couvre le milieu culturel québécois. Elle connaît bien Clémence Desrochers et sa compagne réalisatrice et productrice pour la télévision. Elles sont des amies de Mouffe et du parolier Luc Plamondon.
Nous sommes au sortir du spectacle Félix en présence virtuel, le 8 du 08 88, à 8 h 8, présenté au nouveau théâtre Corona, sur la rue Notre Dame ouest, à Montréal.Robert Vinet le producteur du spectacle nous avait introduits à Luc Plamondon, le temps de quelques échanges polis, prise de photos et l’encouragement d’usages en nos projets. Une parenthèse! J’avais tellement aimé le spectacle que je l’ai acheté à trois reprises pour le présenter dans le même théâtre, au Capitole de Québec et à la salle Albert Rousseau de Québec 18 mois plus tard.
Bref, un premier contact avec le parolier et l’espérance qu’il nous donne un coup de pouce pour le déblocage et le soutien à L’Espace Félix-Leclerc.Avec le contact de notre amie administrateur sur notre conseil, nous rencontrons Mouffe, la metteuse en scène (la première compagne de Charlebois) et la compagne de vie de Clémence Desroscher, dont j’oublie le nom malheureusement. Drôle de coïncidence, nous nous retrouvons chez Luc Plamondon, à son appartement de Montréal.Plamondon est vacance, je ne sais trop dans quelles îles du sud. Cette rencontre avait pour but de mieux faire connaître les projets de la fondation et établir un lien de confiance avec Mouffe et la productrice télévision, amie de Clémence Desrocher.Tout se passe à merveille! Une belle complicité avec ces femmes de culture. Je sens qu’elles veulent nous aider à réaliser ce projet pour Félix Leclerc. Elles doivent justement rejoindre Luc Plamondon en vacance en Guadeloupe, si je ne m’abuse. Elles sont persuadées que Plamondon va nous donner un coup de pouce pour faire avancer ce projet. Elles s’engagent à lui en parler lors de leurs séjours en vacance. Nous avions préparé un petit cadeau et une lettre pour le parolier. Elles devaient lui remettre sur place, en Guadeloupe.
Enfin, je suis revenu à la charge, plusieurs semaines, au retour de leur vacance, sans résultat concret concernant le soutien du parolier. Mouffe je crois, me donna son numéro de téléphone en Irlande. J’ai bien essayé à quelques reprises, mais une boîte vocale, ça ne prend pas de décision.
Dire que nous n’étions pas déçus serait mentir! Mais, il fallait laisser tomber cet espoir et passer à autre chose!
Nous avons revu Luc Plamondon à deux reprises par la suite. À l’occasion d’invitations spéciales pour l’ouverture officielle des Francofolies de Montréal. Nous nous sommes salués, discutés de façon cordiale, sans échanger sur le sujet de L’Espace Félix-Leclerc. Je crois que nous n’avions plus à revenir sur le dossier. La fierté à bien meilleur goût!