Archives du octobre, 2009

Le bois qui danse

Le bois qui danse

Chaleur du bois
Lumière de braise
Captive au regard
Suggère l’écoute
Des ses crépitements
Réconcilie avec la froidure
Des arbres sans feuille
Enivre le coeur
Dédouane l’esprit
Suggère une pause
Sur le temps qui passe
Pointé vers
Le ciel
Il s’offre en partage
Au bout des ans
Réchauffe les étoiles
De son couloir céleste
Danse avec le vent
Pour les douces soirées
d’hiver
Odorant sur les tignasses
Prépare à la nuit
Rêves au chaud!

Vieillir oui! Pas n’importe comment!

Vieillir oui! Pas n’importe comment!

Vieillir aiguilles aux bras
Tubulures branchées à une machine
Rein artificiel pour la survie
Pas pour moi!
Décrépitude du corps
Lente dégénérescence
De la qualité d’exister
Un jour j’y mettrai un terme
Recouvra ma liberté
De poussière d’étoiles
Me réapproprierai ma dignité
Soit dans le silence absolu
Dans un ailleurs
Mon âme en communion
Avec les êtres aimés
Qui ont quittés
Cette terre
Difficile le combat de la raison
De l’instinct si puissant
De la vie
Je trouverai la force
De mettre un terme au massacre
Des blessures de mon corps
Celles de mon âme
La vie trouvera bien
D’autres victimes!
Mais je peux me battre encore
Le temps des pommiers
En fleurs
Des champs de blé blond
Qui dansent avec le vent!

Diane Dufresne

Diane Dufresne

Comment vous dire, que voilà là, une artiste de haute voltige! Paradoxe, de la scène à la vie privée, femme au personnage caricatural, dans une démarche artistique unique et jamais égalée.
Nous sommes à Paris, dans les années 2000, chez Michèle Latraverse, la soeur de Guy et Louise. Nous passons un moment avec Michèle, qui s’occupe des relations avec les médias français, pour les artistes québécois de passage ou en tournée promotionnelle.
Michèle est affairée au travail de relation de presse pour les rencontres de Nathalie avec les médias. Nous sommes sur Paris, pour le lancement officiel du coffret littéraire de luxe de Félix Leclerc. Soudain, le téléphone sonne, C’est Diane Dufresne au bout du fil.Michèle et Diane, deux bonnes amies qui communiquent ensemble à l’occasion. Après la conversation téléphonique, Michèle nous dévoile qu’elle et Diane croient aux anges qui nous accompagnent dans la vie. S’ensuit une discussion amicale sur le sens à donner à certaines rencontres, le long de notre route de vie. C’est là que j’apprends combien Diane Dufresne est amoureuse de l’homme qui partage les moments de sa vie. Je crois que pour cette femme de la démesure sur le plan artistique, ce nouvel amour, à un moment propice dans sa vie, représentait une contribution, disons un peu céleste, à son existence. Hypothèse que je partage. Certains êtres sont placés dans nos vies pour la réalisation de nos rêves!
Enfin! Je rencontre pour de vrai, la diva Québécoise, après le spectacle de L’Oiseau vert, présenté au Théâtre le Rideau vert de Montréal. À l’invitation de Paul Buissonneau, nous retrouvons attablés après le spectacle en compagnie entre autres de Diane Dufresne et son amoureux. J’avoue candidement que je suis impressionné par le calme et la douceur de cette magnifique femme. Elle était d’une grande beauté avec en prime, une petite retenue dans le geste et la parole. Une soirée magnifique, où je découvrais mon privilège grâce à Paul Buissonneau, du plaisir de partager une soirée avec une artiste, une femme, simple et authentique. Son amoureux, une grande délicatesse dans le geste et dans le verbe.
Je revois Diane Dufresne à plusieurs reprises par la suite. À Montréal pour, assister à ses spectacles dans le cadre des Francofolies de Montréal. Une autre fois sur Québec, au théâtre Petit Champlain, dans un spectacle plus intimiste.
Diane Dusfrese, un phénomène à tous les niveaux sur scène. Une sensibilité, des décors, des costumes, des musiques et des paroles plus grands que nature. Le Québec et la francophonie n’ont pas encore trouvé son égal!

Jean Lapointe

Jean Lapointe

Que de beaux et bons souvenirs de cet artiste plus grand que nature! Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois au cours des années 1994-2004. Un être attachant, émotionnel et d’une grande sensibilité artistique. J’ai vu Jean Lapointe pour la première fois, chez Gaétane Morin-Leclerc, la femme de Félix. Il venait sur l’île faire sa petite visite à Gaétane.Suite au décès de son grand ami Félix-Leclerc, Jean Lapointe est resté en lien avec la famille.
J’ai connu sa première femme et la gentillesse qui se dégageaient de cette personne. Quand, de la maison, nous voyions une Mercedes noire, nous savions que c’était Jean Lapointe. Je me souviens de Jean Lapointe comme un homme au grand coeur, préoccupé par les émotions qu’il faisait vivre à son public. J’ai eu le bonheur de le présenter deux fois à L’Espace Félix-Leclerc, de l’inviter à l’hommage de son grand ami Raymond Devos, de le rencontrer à Montréal pour divers évènements entourant l’oeuvre de Félix-Leclerc.Moi, là ou j’ai toujours considéré Jean Lapointe comme l’un des plus grands, c’est dans ses rôles de comédien, soient au cinéma ou les séries télévisées. Je pense à la série Duplessis.Là vraiment l’artiste est allé au bout de son art.
Au décès de sa femme, l’homme a été sérieusement ébranlé. Mais la vie fait parfois bien les choses! Elle plaça sur sa route une compagne merveilleuse, ressemblant étrangement à sa femme précédente d’ailleurs. Pour moi, Jean Lapointe c’est le synonyme d’un homme vrai, fidèle à son monde et qui comme Raymond Devos et les autres grands artistes aura besoin de la scène jusqu’à la fin. Son âme appartient à la scène, à son public. Salut à toi l’artiste!

Richard Séguin

Richard Séguin

Voilà un être exceptionnel! J’ai eu le bonheur de le rencontrer à quelques reprises, en le produisant à L’Espace Félix-Leclerc. Un artiste dans le vrai sens du terme. Une grande douceur se dégage de cet homme. Un poète libre, intègre et d’un grand respect pour son public.
Nous avions eu quelques discussions intéressantes sur le sentier de la poésie qu’il a réalisé dans sa petite communauté, là où il habite. Il nous avait offert Nathalie et moi de nous aidés dans la conception du sentier d’un flâneur sur l’île D’Orléans. Je me souviens de sa générosité, de son immense affection et admiration pour l’homme et l’oeuvre du poète Félix Leclerc. Un artiste simple, de qui il était facile de soutirer une grande collaboration. Sa femme, très belle, amoureuse, qui se distingue par sa gentillesse et simplicité. Richard Séguin, certainement l’un des artistes qui m’a le plus impressionné, comme personne. Un privilège d’avoir collaboré à la présentation de ses spectacles sur l’île de notre chantre national. Un artiste avec une belle âme!

Le parolier Luc Plamondon

Le parolier Luc Plamondon

Nous sommes dans les années 1999. Je m’active fortement à trouver des appuis chez les artistes afin de soutenir la fondation Félix-Leclerc dans son projet de création d’un lieu de mémoire en hommage à Félix Leclerc. Nous avons au sein de notre conseil d’administration une journaliste du Devoir, qui couvre le milieu culturel québécois. Elle connaît bien Clémence Desrochers et sa compagne réalisatrice et productrice pour la télévision. Elles sont des amies de Mouffe et du parolier Luc Plamondon.
Nous sommes au sortir du spectacle Félix en présence virtuel, le 8 du 08 88, à 8 h 8, présenté au nouveau théâtre Corona, sur la rue Notre Dame ouest, à Montréal.Robert Vinet le producteur du spectacle nous avait introduits à Luc Plamondon, le temps de quelques échanges polis, prise de photos et l’encouragement d’usages en nos projets. Une parenthèse! J’avais tellement aimé le spectacle que je l’ai acheté à trois reprises pour le présenter dans le même théâtre, au Capitole de Québec et à la salle Albert Rousseau de Québec 18 mois plus tard.
Bref, un premier contact avec le parolier et l’espérance qu’il nous donne un coup de pouce pour le déblocage et le soutien à L’Espace Félix-Leclerc.Avec le contact de notre amie administrateur sur notre conseil, nous rencontrons Mouffe, la metteuse en scène (la première compagne de Charlebois) et la compagne de vie de Clémence Desroscher, dont j’oublie le nom malheureusement. Drôle de coïncidence, nous nous retrouvons chez Luc Plamondon, à son appartement de Montréal.Plamondon est vacance, je ne sais trop dans quelles îles du sud. Cette rencontre avait pour but de mieux faire connaître les projets de la fondation et établir un lien de confiance avec Mouffe et la productrice télévision, amie de Clémence Desrocher.Tout se passe à merveille! Une belle complicité avec ces femmes de culture. Je sens qu’elles veulent nous aider à réaliser ce projet pour Félix Leclerc. Elles doivent justement rejoindre Luc Plamondon en vacance en Guadeloupe, si je ne m’abuse. Elles sont persuadées que Plamondon va nous donner un coup de pouce pour faire avancer ce projet. Elles s’engagent à lui en parler lors de leurs séjours en vacance. Nous avions préparé un petit cadeau et une lettre pour le parolier. Elles devaient lui remettre sur place, en Guadeloupe.
Enfin, je suis revenu à la charge, plusieurs semaines, au retour de leur vacance, sans résultat concret concernant le soutien du parolier. Mouffe je crois, me donna son numéro de téléphone en Irlande. J’ai bien essayé à quelques reprises, mais une boîte vocale, ça ne prend pas de décision.
Dire que nous n’étions pas déçus serait mentir! Mais, il fallait laisser tomber cet espoir et passer à autre chose!
Nous avons revu Luc Plamondon à deux reprises par la suite. À l’occasion d’invitations spéciales pour l’ouverture officielle des Francofolies de Montréal. Nous nous sommes salués, discutés de façon cordiale, sans échanger sur le sujet de L’Espace Félix-Leclerc. Je crois que nous n’avions plus à revenir sur le dossier. La fierté à bien meilleur goût!

Jean-Pierre Ferland

Jean-Pierre Ferland

Je vous raconte les moments vécus auprès de l’artiste auteur-compositeur – interprète qui a marqué la chanson québécoise et ailleurs en francophonie. Nous sommes en 1996, je crois. J’ai une bonne relation avec Guy Latraverse, le producteur et le fondateur des Francofolies de Montréal. Il s’agit de développer les réseaux de contacts auprès des gens d’affaires, des artistes afin de faire connaître la fondation Félix-Leclerc sur Montréal.
Jean-Pierre Ferland est un artiste qui se retrouve au sein de l’équipe de G.S.I Musique, propriété de Robert Vinet, fondateur de l’entreprise de gérance d’artistes, de production de spectacles et de disques. Il a dans sa mire l’achat du théâtre Corona, dans l’est de Montréal.
Je demande à Guy Latraverse, s’il peut nous aider pour l’organisation d’une soirée-bénéfice dans la métropole. Je voulais profiter de cet évènement caritatif pour remercier, un des pionniers de la première heure de la fondation Félix-Leclerc:Pierre Bibeau, directeur général de la Ronde de Montréal à l’époque. Mieux connu des milieux politiques québécois comme organisateur en chef du parti libéral, du temps de Robert Bourassa.
Je propose à Guy Latraverse le nom de Jean-Pierre Ferland comme président d’honneur de la soirée. Guy, ne fait ni un ni deux, il communique avec son bon ami Robert Vinet et le tour est joué. La soirée se déroule dans une des salles de l’hôtel Reine-Élisabeth de Montréal. Une centaine d’invités, dont notre président d’honneur Jean-Pierre Ferland. Affable, il prend le temps de s’adresser aux invités tout en nous encourageant Nathalie et moi dans la poursuite de nos projets sur Félix. Aux premiers moments, quand on ne connaît pas le personnage, il m’apparaît distant, une sorte de réserve qui oscille entre la gêne et un petit côté précieux. Enfin, ce fut ma première impression lors de cette soirée-bénéfice sur Montréal.
Lors de la soirée grandiose au Théâtre St-Denis de Montréal en 1998, en hommage à Félix Leclerc, Jean-Pierre Ferland fut invité par Guy Latraverse producteur associé du spectacle et de la captation télévisuelle avec Charles Aznavour en la collaboration de la fondation Félix-Leclerc. Je sais qu’un imbroglio s’est créé, à propos de l’accompagnement de musiciens symphoniques pour la chanson de Jean-Pierre Ferland. Je crois que l’artiste était contre cette approche symphonique du spectacle et qu’il voulait des musiciens à cordes. Bref, nous avons dû nous passer de la présence de Ferland pour cet hommage à son ami Félix Leclerc.
Avait-il tort ou raison? En toute histoire de cause, il considérait cet élément suffisamment important pour ne pas être de la fête. J’ai en mémoire que Jean Lapointe était intercédé auprès de lui, mais ne le fit changer d’idée.
J’ai revu Jean-Pierre Ferland à son lancement d’album à Québec. À l’invitation de Martin Leclerc, directeur général de G.S.I Musique, j’avais échangé quelques minutes avec lui. J’avoue que je ne sais quoi trop pensé du personnage. Je demeure sur mon appétit, en sachant qu’il s’agit certainement d’un grand artiste timide doté d’un égo assez important! Comme bon nombre d’artistes par ailleurs. Mais l’égo est essentiel comme moteur de réalisation de soi, peu importe le domaine d’activité ou l’on veut exceller.
Jean-Pierre Ferland, un incontournable dans le patrimoine de la chanson québécoise.

Le comédien Paul Hébert

Le comédien Paul Hébert

Ma première rencontre avec Paul Hébert remonte à l’année 1995. Je venais de créer L’association générale des insuffisants rénaux, section Québec. Je cherchais un président d’honneur pour notre première activité de souscription et de sensibilisation à la maladie rénale. Chantal Javaux de l’île D’Orléans collaborait à notre comité organisateur. Je crois qu’à cette période Chantal était présidente de la Chambre de commerce de l’île. Si ma mémoire est fidèle, c’est elle qui m’a présenté au comédien de renom. Lors de notre première rencontre, chez lui, sur l’île, Paul Hébert a été d’une grande gentillesse et très ouvert à la cause que je promouvais. Tout de suite s’est installée une relation confortable et cordiale avec l’homme de théâtre. J’étais franchement impressionné par la prestance du personnage, sa voix grave et posée. Sa femme Denise, d’une grande écoute, encouragea Paul Hébert, dans le soutien de notre activité sur l’île du poète.
À cette époque, Nathalie et moi commencions notre relation amoureuse. Elle connaissait Paul Hébert depuis sa tendre enfance. Félix Leclerc et Paul Hébert étaient des amis, ayant la même île en partage. Nous nous revîmes quelques années plus tard, pour le soutien à la création de L’Espace Félix-Leclerc.Paul Hébert, est aussi le fondateur d’un théâtre portant son nom, sur l’île D’Orléans. Situé à St-Jean de l’île, ce théâtre d’été fit le bonheur des insulaires et des nombreux visiteurs venus de partout, goûter au répertoire de Molière et bien d’autres classiques. Malheureusement, faire vivre un équipement culturel, voué au théâtre de répertoire sur l’île, représente un défi gigantesque. Malgré tout, avec l’aide à l’administration de madame Andrée Marchand, Paul Hébert réusissa le tour de force de faire vivre son théâtre pendant de nombreuses années.
La dernière fois que j’ai vu ce bâtisseur de culture, c’est à son invitation, chez lui, ou avec quelques invités, entre autres, la grande dame de la scène, du théâtre et de la télévision, madame Jeannine Suto, nous partagions le repas du soir à sa table. Un moment exquis, à discuter sur des sujets variés, comme le théâtre, la politique, Félix Leclerc, nos projets et bien d’autres sujets qui ont agrémenté le dîner. J’ai observé, la finesse d’esprit et la beauté sans âge de cette magnifique personne, qu’est Jeannine Suto.
Paul Hébert est un homme aux idées bien tranchées, passionné par les discussions diverses. Je me souviens, au retour à la maison avec Nathalie, je me disais quelle chance, que de compter sur un homme d’une telle passion et d’une telle dimension pour le théâtre Québécois. Un personnage plus grand que nature, un grand bâtisseur de culture du Québec. Je terminerais en écrivant qu’il s’agit certainement d’un privilège, que d’avoir partager ces moments avec lui. Paul Hébert a joué à mon point de vue, un rôle d’éducateur culturel auprès de notre peuple.

Claude Léveillé

Claude Léveillé

Voilà, nous sommes en pleine nuit. Les souvenirs remontent à la surface d’un esprit en éveil, à l’heure où ma ville est endormie.
Les aveux de Paul Buissonneau sur l’état de santé de notre poète auteur-compositeur-interprète, lors de son passage à Québec, ont ravivé un souvenir indélébile à ma mémoire.
Nous sommes au début des années 2000, je propose à Claude Léveillé un spectacle hommage à son oeuvre chansonnière et musicale. Il accepta de me rencontrer dans un hôtel de Québec, afin que nous élaborions le concept du spectacle, les dates potentielles et tout ce qui entoure un tel événement artistique.
Il s’agit d’un spectacle-bénéfice au profit de la Fondation Félix-Leclerc.Comme prévu, je me rends à son hôtel, en milieu de l’après-midi. J’entre dans sa chambre, je remarque que les rideaux sont fermés, une atmosphère un peu taciturne règne dans cette chambre de passage. Il m’offre les politesses d’usages. Nous commençons l’élaboration du concept du spectacle en devenir. Je vois que Claude, aimerait un orchestre composé de plusieurs musiciens symphoniques. Son désir est manifeste de soutenir de jeunes interprètes féminines en émergence. Il pense à Isabelle Boulay, Fabiola Toupin et quelques autres pour interpréter quelques-unes de ses chansons. Le projet se précise doucement dans nos têtes, mais les coûts d’un tel spectacle s’additionnent à vitesse grand V dans mon budget de production. Il reste à déterminer la disponibilité des interprètes ciblées par l’artiste et celle des musiciens. De toute façon, je devrai déterminer la faisabilité d’une telle opération et les risques encourus par notre fondation.
Mais le désir de travailler ensemble est là et palpable pour chacun de nous.
La discussion bifurque sur sa vie, son mal à l’âme. Je découvre un homme blessé profondément par la mort de son unique fils. Je sens que je suis en face d’un homme en quête d’un renouveau pour le coeur, l’apaisement d’une âme meurtrie et inconsolable par cette incommensurable perte dans des circonstances tragiques de ce qui le rattachait à l’enfance et le sens de la vie.
J’avoue bien franchement que j’ai ressenti tout au long des quelques heures passées avec lui, cette pesanteur de l’être, cette tristesse de l’homme seul.
Quelque temps après notre rencontre, j’assiste à son spectacle présenté au théâtre Petit Champlain de Québec. Un spectacle dont la trame est l’histoire d’un petit animal en quête de rêves. Une sorte de contes, fabliau sur les musiques et paroles de Claude Léveillé. Je dirais, un peu à la St-Exupéry! Enfin, connaissant quelque peu l’auteur, j’y décelai dans cette création, l’imaginaire d’un homme en quête d’un lien affectif avec l’enfance perdue, celle de son fils.

Malheureusement, le spectacle discuté à sa chambre d’hôtel n’a pu se concrétiser, pour diverses raisons liées à la disponibilité des artistes et musiciens. Une intervention de Claude auprès de ma belle-mère de l’époque, la femme de Félix Leclerc, jeta une ombre à ma relation avec le poète des mots et des musiques. Une histoire personnelle!
Mais le temps fait bien les choses. L’on pardonne les petits impairs quand on sait qu’elles sont sans malices.
Je sais la contribution exceptionnelle de l’artiste Claude Léveillé à la musique et la chanson québécoise. Je compatis à sa fragilité d’homme et souhaite qu’il soit entouré d’amour de ses proches et ses nombreux admirateurs. J’applaudis l’initiative de son ami-artiste Paul Buissonneau et espère de tout coeur que celui qui a marqué l’imaginaire collectif de plusieurs générations de Québécois trouve la plénitude et l’assurance que son oeuvre traversera les frontières du temps.

L’amour

L’amour

Ne cherche pas en vain! L’amour est un cadeau de la vie. Rare et précieux, tu sentiras sa présence le moment venu. Il y a quelqu’un((e) qui t’attend, soit patient(e)! Conserve la disponibilité de ton coeur pour ton âme soeur. Un magique moment de la vie-Christian Bilodeau