Archives du novembre, 2009

Le blessé imaginaire

Le blessé imaginaire

En fouillant dans la mémoire de mes premiers amours, il m’apparut mon premier véritable coup de coeur de jeune adolescent.
Véritable saga, premiers balbutiements du désir amoureux, le tout se déroule dans un endroit tout à fait contradictoire pour moi:Une colonie de vacances!
Je détestais quitter mes parents, me retrouver dans des organisations encadrées et dirigées par des étrangers qui imposeraient leurs contrôles sur mon quotidien! Enfin, mes parents avaient décidé que mon jeune frère et moi, dont j’aurais la garde morale, passerions nos vacances dans un camp d’été du lac Brochet de Saint-David-De Falardeau.
J’appréhendais ce moment de villégiature et d’activités plein air au sifflet, sans grand enthousiasme.
Mais je devais m’incliner devant la décision parentale! Il n’y avait pas de discussions possibles. Nous voilà, mon petit frère et moi, loin du nid familial, où semblent s’amuser follement les jeunes déjà en place dans les campements qui sentent le bois résineux et les couvertures de l’armée. Le trajet allé avec mes parents me parut follement court. De Jonquière au lac Brochet, peut-être une heure et demie de route en partage avec une nature invitante. Enfin, le moment que je redoutais dans ma tête de jeune garçon de douze ans arriva!
Le départ de mes parents, nous quittant mon jeune frère et moi, dans un geste de la main sans équivoque. Trois semaines avant la fin de ce qui me sembla déjà interminable comme vacances de fin d’année scolaire. Enfin! Je devais jouer le frère ainé et rassurer mon cadet de huit ans plus jeune.Une affection bien sentie envers ce benjamin pour qui j’avais un attachement filial très fort!
Tâche que je prise au sérieux dès l’instant où les regards de mes parents se sont éloignés sur la route enchanteresse de la seule voie d’accès menant à ce camp pour jeunes de classe moyenne.
Les premiers jours se déroulent sans grand enthousiasme, en participant de bon gré au déroulement des activités de loisirs inscrites à l’agenda de notre groupe, dont j’ai oublié le nom de reconnaissance.
Je m’assure du bien-être de mon frère Dany et lui rends visite tous les jours.
Bien entendu, la direction du camp nous avait fait visiter préalablement toutes les installations à notre service, entre autres, celle de l’infirmerie. J’avais remarqué la beauté de la jeune infirmière qui soignerait nos blessures le cas échéant.
Une activité, randonnée à vélo dans les petits sentiers avoisinants, était prévue à l’horaire de notre troupe. Vraiment, quel bonheur de sillonner les pistes sinueuses, escarpées de ce tracé, splendide avec un bon degré de difficultés.
Une envie folle et aussi soudaine que saugrenue, celle d’une dératée volontaire dans un ravin au détour du sentier.
La raison était juste à côté de moi. Celle qui partageait le parcours à bicyclette, ma belle infirmière de mes rêves de nuit. Voilà un moyen original, mais à risques de me rapprocher de l’élue de mon coeur.
La manoeuvre était périlleuse, mais j’étais sûr de mes adresses physiques. Quelques blessures mineures valaient l’espérance de me retrouver près d’elle à l’infirmerie.
Un coup de guidon, me voilà dans une descente vertigineuse, dans un ravin plus à risque que je croyais. Arrivé au fond de ce périple de l’amoureux, je feins m’être cogné solidement la tête sur une roche lors de ma descente olympique.
L’attroupement ne se fit pas attendre, mais surtout la présence enveloppante et soignante de l’infirmière de mes pensées secrètes. Quel bonheur pour un blessé tombé au combat pour sa belle, de la sentir si près si attentive à tous mes maux réels et imaginaires! Était-ce là, une réponse affective en manque de ma mère? Le début d’une longue quête dans mes rapports avec les femmes ou elles étaient plus belles dans mon imaginaire que dans le réel?
Je passai la semaine tout près de sa couche. J’étais follement amoureux de cette jeune infirmière en stage dans une école de formation de Chicoutimi.Surtout follement jaloux de ces soirées du vendredi soir, à ses entrées nocturnes après des moments festifs avec les moniteurs du camp.
Une semaine, ou chaque soir elle venait me border avant d’aller se coucher à quelques mètres de mon petit lit de blessé, au besoin d’amour trop grand!
J’ai poussé l’audace et le jeu jusqu’à me retrouver en examen à l’hôpital de Chicoutimi, pour mal de tête inexplicable. La batterie d’examens ne décela aucune anomalie, expliquant mon véritable mal:celui du trop grand besoin d’amour de ma mère.
Mes parents surtout mon père, en voyant la jeune infirmière à mon chevet, comprirent le premier la fausse représentation de son adolescent, épris de cette jeune beauté aux regards attendris sur son premier blessé de camp.
À ma sortie de l’hôpital, une discussion avec mon père seul à seul, soutira mes aveux,à peine voilés, de mes sentiments, surtout ma stratégie de conquête, au prix d’un scénario pas très catholique, en contradiction avec la mission du camp, fondée par un abbé du nom de Falardeau.
Je la revis à quelques reprises en allant chez elle à Arvida. Le temps fit son oeuvre, surtout son nouveau copain, je dois l’admettre.
Mais, avec le recul je compris que je soufrais peut-être, certainement du complexe d’Oedipe, bien connu des psychologues de l’époque.
Au fond, j’étais amoureux de ma mère. En manque d’elle, jaloux de l’amour qu’elle portait à mon père.Cette disposition influença mes choix amoureux d’adultes, jusqu’au jour où je compris que je devais tuer cette attitude affective, psychologique néfaste. Avouons que cela me prit quelques amours pour tranquillement me diriger vers des femmes dont l’image se démarquait de la mère sainte et amoureuse dans l’absolue.
Mes rapports avec les femmes aujourd’hui, demeurent parfois ambigus, entre le désir de beauté, le sentiment de conscience de leurs faiblesses, leur vanité insatiable et leur besoin de plaire avoué.
Mais, la maturité et la connaissance de mes véritables besoins d’homme me rapprochent de la femme, différemment. De façon, plus détachée, plus complémentaire, mais aussi présente.
Mais honnêtement, même à cinquante-cinq ans, j’aime encore l’amour fusionnel!Un indomptable, éternel, insoumis!

Comment oublier Yvon Deschamps!

Comment oublier Yvon Deschamps!

Non, je vous l’assure, hier soir dans mon lit, je réfléchissais aux artistes rencontrés et je me rendais compte que j’avais oublié un incontournable : Yvon Deschamps.
La première fois, c’est encore Robert Vinet, le producteur de G.S.I Musique qui me l’a présenté au Théâtre Corona de Montréal. Une belle rencontre dans le cadre du spectacle virtuel, en hommage à Félix Leclerc.
Un homme facile d’approche, généreux de sa personne, près des gens. Franchement, aucun décalage entre la perception que j’avais de l’artiste et la personnalité devant moi.
Je crois qu’il était accompagné de ses charmantes filles.
Puis vint Raymond Devos au Québec. Je produisais ce géant de l’humour français, à la salle Albert Rousseau en l’an 2000. Je demandai à Yvon Deschamps s’il voulait participer à cet hommage que l’on rendait à l’un des plus grands artistes de l’humour au sein de la francophonie.
Sa réponse fut immédiate, le temps de regarder son agenda et voilà notre humoriste national sur la scène de Québec.
Gratuitement, il se déplaça et fit un hommage touchant à Raymond Devos. Je sais que ce dernier avait une affection et une très grande estime pour la contribution artistique de celui qui a marqué l’imaginaire collectif de plusieurs générations de québécois.
Nous nous sommes revus le lendemain, à l’occasion d’un déjeuner que j’avais offert avant le départ pour la France de Devos et sa compagne Françoise Mauck.
Yvon Deschamps était accompagné de Judith Richards, sa femme, l’artiste bien connue et aimée des Québécois. Un beau moment, que j’ai déjà décrit dans un texte antérieur. J’apprendrai de la bouche de l’artiste québécois, son inconfort angoissant dans son rapport avec l’argent. Fils d’un quartier pauvre de Montréal, Yvon Deschamps, disait qu’il avait de la difficulté, au point de se sentir coupable de son aisance matérielle.
Cela m’avait interpelé et impressionné d’apprendre de la bouche du plus grand humoriste québécois, cette relation honteuse avec l’argent. Mais en même temps, à mes yeux, tout cela me le rendait encore plus attachant! Sa femme Judith Richards, tellement naturelle et vivifiante. Ne manqua pas de charme et de volubilité pendant ce dîner. Très belle en personne comme en public, une jeunesse émanait de sa personne. Une belle rencontre avec cette femme simple et authentique.
Nous avons revu Yvon Deschamps, Nathalie Leclerc et moi, lors de quelques spectacles au Palais Montcalm de Québec. Un plaisir toujours renouvelé d’assister à ces prestations ou la magie de l’artiste des mots et de la réflexion sociale a valu bien des thérapies collectives à plusieurs générations des nôtres.
Yvon Deschamps, un éveilleur de conscience, un humoriste encore inégalé au Québec.
À mon point de vue le plus grand et le plus touchant des artistes de l’humour québécois.

Félix Leclerc

Félix Leclerc

Je reconnais bien franchement que ce poète a eu une influence déterminante et significative dans ma vie. Comment ne pas lui réserver une place de choix, au palmarès des poésies écrites et chantées? L’homme et la nature dans un dialogue intemporel et universel. L’élévation de l’âme humaine dans une quête permanente de beauté.
Une oeuvre chansonnière et littéraire signifiante pour tous les parlants Français d’ici et d’ailleurs.
J’aime Félix Leclerc, je crois que mon passé en témoigne. J’ai un rapport affectif avec ce qu’il représente. Un père au regard bleu qui monte la garde. J’aime cette image! Elle est forte comme symbole.
Je me plonge dans son roman, pieds nus dans l’aube. Un grand bonheur de laisser défiler les images au gré de ses mots, décrivant cette enfance aux personnages plus grands que nature.
Bien sûr, il y a le Fou de l’île, ses contes, fabliaux, tous ses autres romans et Calepins.Sans oublier ses pièces de théâtre, ce qu’il affectionnait plus que tout.
Un pionnier de grande stature. Il influencera les Brel, Brassens et combien d’autres, des deux côtés de l’atlantique? Un bâtisseur de pays comme un joyau lumineux pour un peuple en marche.
Je suis admiratif devant son parcours du combattant.
Quitter sa patrie, parce que le dialogue avec les gens de son pays n’était que dans un sens.
La France, maturité culturelle, pour qu’enfin on reconnaisse sa démarche poétique, artistique et la richesse de son talent. Je trouve l’écrivain Félix Leclerc très touchant, humaniste et visionnaire. Une magnifique âme de poète! Il laisse en héritage un patrimoine riche et fécond pour les générations actuelles et à venir.
Un jour, nos chemins se sont croisés. J’ai fait de mon mieux pour être à la hauteur de l’homme qu’il avait été et servir le rayonnement de son oeuvre.
Je souhaite que les écrits du poète traversent les frontières du temps. Qu’ils soient un repère pour l’enrichissement de l’imaginaire, de l’amour de la poésie, la fierté de notre langue et notre peuple.

Dans mon balluchon

Dans mon balluchon

Dans mon balluchon
Il y mes espérances
À rebord
Mes amours
Le long du parcours
Mes souffrances aussi
Il y a le rêve
Qui nourrit les jours
La mémoire du temps
Qui passe
La voix de ma mère
En privilège
Ma fille
Sur le chemin de la vie
Des mots en attente
Juste pour le bonheur
De mes imaginaires
Des chansons
Pour l’accompagnement
Des jours lumineux
Ou pour le coeur
Trop lourd
Dans mon balluchon
Il y a l’horizon
Les champs de blé
À tête étoilée
Les fleurs sauvages
Aux odeurs
De paradis
Le regard doux
Des yeux
D’une amie!

Ma liberté

Ma liberté

Sentiment d’un grand vent
Sur l’horizon
Voilure toute!
Je dispose de mon temps
Plus de chaînes
Sauf celles d’être un maillon
De la vie
De mes limitations
Physiques
L’argent pour vivre
Un minimum
Liberté dans ma
Tête
Pause du coeur
Je m’appartiens
Mes passions en exergue
Acceptation des mes
Choix
De mes réels
Intégrés
Fils de l’univers
Ma liberté
Une quête lumineuse
Ne refuse pas l’engagement
En fonction du tribut
Ma vie s’exerce
Au jour le jour
Le jour comme la nuit
J’en suis le maître
D’oeuvre
Du temps pour créer
Au lever avec le soleil
Ou à son coucher
Nourrir mon corps
Quand il a faim
Réaliser mes rêves
Aux petits bonheurs
Du quotidien
Les efforts je n’ai point
Peur
Ils sont les miens
Dans la création
Le plaisir des mots
Ma liberté
Une victoire par défaut
Sur les agendas
Des êtres
En trop bonne
Santé
Le temps de vivre
Le temps de rêver
Dans la simplicité
Un parcours de vie
Sans regret!

L’expérience

L’expérience

Elle s’acquiert au fil du temps et des saisons de la vie. Elle profite la plupart du temps qu’à soi-même. La transmission des connaissances académiques ou théoriques trouve oreilles attentives. Mais celle de l’expérience de la vie appartenant en propre à chaque personne, chaque génération, ne se transmet pas! Tout au plus des suggestions, des conseils, à ceux et celles qui veulent entendre. Cela n’est pas un gage qu’ils ne suivront pas leurs propres instincts, leurs intuitions, parce qu’ils se perçoivent unique!
Le décodage de la vie ne se fait pas que par la raison.Il se fait par le filtre des sens en éveil.La nature a ses lois!

Citation

Citation

Les grands bonheurs de la vie se méfient de la déclame publique. Leurs sagesses indiquent prudence. Les malheurs aiment bien aller si nourrir-Christian Bilodeau

Le chagrin

Le chagrin

Compagnon bien malgré soi
Au détour
Des blessures imposées
Par la vie
Comme la brise au large
Le vent du temps
L’amenuisera
Il arpentera le coeur
Empreinte sur l’esprit
Laissera une cicatrice
Soit éphémère
Où défiera le passage
Des saisons
Courage
Il rendra tes sentiments
Plus tendres
Enrichira ton humanité
Traceront les traits
De ta véritable beauté
Le bonheur ta récompense
Au moment de son
Envol
Accepte son retour
Toujours imminent
Il sillonne les marées
Intérieures
En quête d’humains
Il n’aime pas être
Apprivoiser
À l’opposé du
Bonheur

Chloé Ste-Marie

Chloé Ste-Marie

Née Marie-Aline Joyal, le 29 mai 1962 à Saint-Eugène-de-Granthan près de Drummondville, Chloé Ste-Marie, trace les traits de sa démarche artistique, à deux sources:Le cinéma et la chanson.
Femme d’une authenticité et d’une beauté exceptionnelle, elle ne pouvait passer à côté du regard du cinéaste Gilles Carle. Ces deux êtres vivront une rencontre hors du commun tant sous l’oeil de la caméra que dans la vie intime.
J’ai rencontré Chloé à plusieurs reprises entre 1999 et 2004. Je la connaissais comme actrice et muse du cinéaste Gilles Carle. Mais ma véritable découverte, mon coup de coeur , je l’ai vécu en 1999, lorsque j’ai présenté son spectacle, je pleure, tu pleures. Au profit de la Fondation Félix-Leclerc, elle avait accepté sans ambages la présentation de ce spectacle pour la poursuite de la promotion de l’oeuvre du poète.
Là, sur cette petite scène de la Maison de la Chanson de Québec, je suis touché droit au coeur. Le choix des textes, des mélodies, de la mise scène, un voyage poétique d’une grande beauté. Un spectacle tissé dans toute la sensibilité et l’émotion de l’artiste. Une vérité et une aisance sur scène que seule une comédienne douée d’un sens de l’interprétation affirmé pouvait offrir à son public. La passion des mots de Biron et des autres poètes transcendait dans toute la salle de spectacle.
Après la soirée, je l’ai présenté à quelques invités, sous le charme de sa personnalité lumineuse et chaleureuse. Gilles Carle son amoureux, l’accompagnait. On pouvait lire sur ses yeux, l’admiration pour sa belle.
Je revis Chloé Ste-Marie à quelques reprises, soient dans l’intimité d’un souper offert par Paul Buissonneau, à titre d’invitée à bord du Catamaran de la famille Dufour dans le cadre d’une soirée-bénéfice pour la création de L’Espace Félix-Leclerc.
La dernière fois que je l’ai revu, c’est en 2003, je la présentais pour une deuxième fois à la petite salle de spectacles de L’Espace sur l’île.
Enfin, je demeure convaincu que son passage du cinéma à la chanson nous a révélé une artiste unique!
Je ne peux qu’être admiratif, devant la femme qu’elle représente. Sa fidélité et son amour pour l’homme de son destin, Gilles Carle, me touchent et me réconcilient avec l’amour humain.
Bonne route Chloé Ste-Marie! La vie fera ce qu’il faut pour la suite des choses.

Gilles Vigneault

Gilles Vigneault

Un immense poète du pays! Un artiste engagé dont la poésie est aux racines de ce que nous sommes.
Une oeuvre chansonnière et poétique qui appartient au patrimoine d’un Québec identitaire. Gilles Vigneault est incontestablement un bâtisseur de pays de la trempe des Félix Leclerc, Gaston Miron, René Lévesque.
Je me souviens de l’avoir rencontré à Paris, lors d’une entrevue-télé qu’il donnait à T.V.5 international. Affable, simple dans son approche, un personnage de caricature. Nous sommes allés prendre un petit café après son entrevue en compagnie de Nathalie Leclerc, fille de Félix, qui elle aussi était reçue dans les studios de la télé francophone. Un beau moment avec le poète du pays, sur cette petite terrasse d’un café parisien, à deux pas de l’édifice de T.V.5.
Une discussion sans prétention, ou le poète me semblait heureux d’être là, à échanger tout simplement.
Je n’ai jamais présenté Gilles Vigneault en spectacle. Toutes sortes de raisons, de circonstances liées à son agenda et autres n’ont pas permis cet événement.
Je sais qu’à l’époque, Gilles Vigneault communiquait à l’occasion avec Gaétane, la veuve de Félix. Il aimait prendre des nouvelles de la famille et du moral de Gaétane.
J’ai eu le bonheur de voir et d’entendre Gilles Vigneaul à quelques reprises, entre autres au Théâtre Petit Champlain de Québec.Égal à lui-même, le poète nous livrait une performance artistique de bout en bout, sans entracte. Une performance presque athlétique.
J’ai en mémoire, la visite à L’Espace Félix-Leclerc, du maire de Natashquan, deux autres personnes représentant la M.R.C de sa région. Ils avaient le projet de créer un lieu de mémoire et de diffusion dédié à l’oeuvre du poète dans son village natal.
Comme j’avais l’expérience avec la création et le financement de L’Espace Félix-Leclerc sur l’île, j’ai conseillé au meilleur de mes connaissances et encouragé cette démarche en hommage à l’oeuvre immense du poète du pays. J’ai revu une autre fois le maire, dans la poursuite du partage de mon expérience, au soutien à son projet.
Malheureusement, cette initiative semble s’être perdue avec le souffle des vents du nord. Dommage! Un jour, le Québec et les citoyens lui témoigneront de façon tangible, la dimension patrimoniale de son oeuvre. Le temps sera un facteur important pour la création de ce lieu de mémoire, de diffusion et d’éducation à l’oeuvre du poète des grands espaces.
Gilles Vigneault comme Félix Leclerc, deux géants, aux regards poétiques complémentaires sur le pays.
L’un (Vigneault) chante et raconte le pays et la poésie qui l’inspire.L’autre (Leclerc), poète de l’âme humaine, poésie se rapprochant de l’universelle et l’intemporelle.