Il y a des jours
Parsemés d’étoiles
D’autres sans voile
Ternes comme la grisaille
D’un ciel trop bas
Respirer à fond
Attendre la blancheur
Des cristaux lumineux
S’agripper au temps
Qui passe
En sachant la venue
Du merveilleux
Bientôt sur le sol
Des petits pavés
Lucarnes des marchands
Cierges allumés
Illuminerons
L’enfance du coeur
Égaré dans les méandres
Au grenier du temps
Petits bonheurs
Des nuits endimanchées
Du rêve chez les fées
Maladie de la chair
Du corps fragilisé
Une tare ou une occasion
Un peu les deux
Mais l’occasion de grandir
D’acquérir une vision
Plus large
Du sens de son
Destin
Offrir sa fragilité
Comme une force
Un phare dans la nuit
Voilà le sens à cultiver
Tout de la vie
Est une occasion
D’accéder à la connaissance
De soi et du monde
Un regard sans cesse
Renouveler
Sur notre propre
Humanité!
Le temps passe
Solitude de toi
Dans l’ennui de ton rire
De ta beauté au naturel
Si tu revenais dans ce monde
Petite fleur sauvage
Tu irradierais de lumière
Dans un état d’amour
Céleste
Ton âme est heureuse
Tu appartiens à l’univers
Près de mon coeur
Ta présence
Réchauffe mon manque
De toi
À jamais le chant mélodieux
De ta grandeur de sentiments
Dans cette mémoire
Dont tu es la source!
Le long du chemin de
La vie
Plusieurs deuils de soi
Inattendues
Renaître
Mémoires en sus
Aller au bout du rêve
Malgré tout
La quête comme un
Hymne
L’esprit en création
Risquer sa vie
Une autre fois
Parce que vivre
C’est mourir un peu
Survivre au temps
Notre destinée
Illusion incroyablement
Parfaite
Du Rêve
Conscient!
État de bien-être
À vivre dans la conscience
Du présent
Cellules heureuses
Ne demandent qu’à se
Régénérer
Sentiment d’exister
L’esprit libre
Les pensées en valeurs
Ajoutées
La vie en harmonie avec
Soi
Comme les cordes du violon
Au glissement de l’archet
Plénitude envoûtante
Partage en humanité
Éphémère dans la
Durée
Le temps d’engranger
Pour que le coeur
Se tienne
Aux amarres de l’âme
Les matins de ciel
Sans horizons!
La nuit s’étire
Les images hétéroclites
Disparates
Voyages sans douane
Dans ma tête
Le sommeil est parti
Se coucher sans moi
Infidèle
Individualiste
Il n’en fait qu’à sa tête
Sans crainte
Il me partage avec l’insomnie
Compagne un peu folle
Aime la démesure
Amplifie tous les racontars
Intérieur
Je l’ignore
Essaie de la prendre
À son propre jeu
Feins l’indifférence
Elle se fatigue
S’épuise
Et s’endort!
Mon corps a mal
Dans son armature
Les matins mouillés
Par la grisaille
Comme un coeur au
Chômage
Pour traverser la saison
Morte
Tombe la neige
Que jouvence de l’enfance
Oxygène des images
Nouvelles
Petits pas dans la cadence
J’entre dans novembre
Frileux
Le feu qui danse
Sur la mélancolie
Des arbres dénudés
Dernières peaux de chagrin
Sur les cordes à linge
Vivement un verre de scotch
Pour brûler les microbes
Tuer novembre
Quelle semaine
Reçois-je mon vaccin déjà?
Il me fait plaisir de vous communiquer par la technologie de mon site internet, le prochain événement, dans le cadre des bâtisseurs de culture. J’aurai le privilège, en entrevue-rencontre de recevoir l’immense comédien et homme de théâtre, résidant sur l’île D’Orléans:Monsieur Paul Hébert
Je vous invite le 7 décembre prochain, lors d’un 5 à 7, à venir au Café Babylone de la rue St-Vallier Est, pour une rencontre unique!
Pour plus d’informations, sur ma page d’accueil, dans Menu, section les Bâtisseurs de culture. C’est un rendez-vous!
Difficile de ne pas écrire sur un monument du cinéma québécois. Je crois que le terme bâtisseur de culture lui va à merveille. Réalisateur, sonoriste. Monteur, producteur, né le 31 juillet 1929, à Maniwaki, Gilles Carle a su saisir l’âme d’un peuple en marche.
Sa sensibilité et son regard sur la sociologie des communautés et des hommes du pays en font un cinéaste incontournable. Il a su mettre sur pellicules un regard caricatural des personnages imprégnés d’une nature forte. Un cinéaste de l’audace, authentique, doué d’une âme poétique.
Rappelez-vous quelques-uns de ses films et documentaires:La vie heureuse de Léopold Z, le viol d’une jeune fille douce (!968), Red (1970) Les Mâles (1971) et combien d’autres réalisations cinématographiques.
Comment écrire sur Gilles Carle, s’en faire mention de Carole Laure, des frères Pilons et surtout de Chloé Ste-Marie. Cette dernière, amoureuse et muse du cinéaste, traverse à ses côtés, les épreuves de sa maladie.
Lorsque j’ai présenté le spectacle de Chloé Ste-Marie (je pleure, tu pleures), au Théâtre Petit Champlain, cette dernière me présenta au cinéaste. C’est drôle, il me fixa longtemps dans les yeux. Je ne sais pourquoi? Malgré sa maladie, je le trouvai beau. Je sentis qu’il posa un regard amoureux et admiratif sur sa compagne. Je crois qu’il était très fier de son spectacle. Gilles Carles fut un ami du poète Gaston Miron. Les chansons de Chloé sur les textes de Miron, ont certainement trouvé un renforcement positif chez son compagnon cinéaste.
Je rencontrai une deuxième fois Gilles Carles, lors d’un repas intime, offert par Paul Buissonneau. Nous nous retrouvons au restaurant du Château Frontenac à Québec.Paul Buissonneau vient d’être honorer par le gouvernement du Québec, pour son immense contribution à la culture Québécoise. Nous sommes invités à sa table, Chloé Ste-Marie, Gilles Carles, Nathalie Leclerc, Monik la femme de Paul et moi, afin de partager ce moment heureux.
Gilles Carle, dois combattre une des pires maladies dégénératives. Je constate la fragilité de l’homme. Les étapes de l’acceptation d’une multitude de deuils. Pas facile, pour un homme de sa trempe, de son caractère, de se soumettre au verdict implacable de l’incontournable maladie. Ce qui m’a le plus ému lors de ce repas du soir, c’est la tendresse de Chloé à son endroit. Solidaire et fidèle à son mentor, son homme, jusqu’à la fin. Une grande et belle histoire d’amour et de courage.
Gilles Carles, un vrai bâtisseur de culture du pays.
J’aime ta délicatesse
La douceur de ton regard
Ta fragilité au féminin
Ton sens de l’autre
La beauté de ton
Être
Fleur fragile
La brise caressante
Ta demeure
L’amour en retenue
Le risque de l’abandon
De ta nature assoiffée
Le temps ton allié
Sache que je suis là
Dans le rêve
D’une saison nouvelle
Celle des lilas
Au parfum
Qui embaume les matins
Le vent chaud
Sur l’étendue de l’horizon
Notre refuge
Pour les pensées
Inavouées
Mais entendues
À l’intelligence
Du coeur!