Archives du décembre, 2009

La jeunesse!

La jeunesse!

Diamant brut
Lumineux comme le soleil
À son zénith
Champagne de la vie
Mousseux en bulles
Moments d’ivresses
Pour les matins
Des amours naissants
Des rencontres de passage
Vivre à plein ces instants
Grâce du corps
Du coeur en effervescence
L’esprit en fête
La vie ronde
Comme beauté de femme
Les rêves en partage
Espérances de soi
Inscrites dans la suite
Des mondes en mutation
Énergie renouvelable
Au gré de ses fantaisies
Intérieures
Défis multiples au rendez-vous
Des ancrages à bâtir
Angoisses existentielles
Quête de ses possibles
Riche et féconde
La jeunesse
Pour le plaisir d’y être
Le défi d’y rester!

Le plus beau papillon!

Le plus beau papillon!

Belle comme la métamorphose
De la chrysalide ailée
Libre quand elle prend
Son envol
Légère
Aux couleurs étoilées
La nuit son refuge
Unique dans son déploiement
Le coeur libre
Elle appartient au pays
De la vastitude
Des vents sans frontières
Une espèce rare
Si vous l’apercevez!
Réservez-lui vos yeux admiratifs
Ce lépidoptère royal
Ne peut exister
Que dans l’espace
Des amours aériens
La terre pour la soie
La liberté pour le coeur
Sans ailes!
Le manque de couleurs
À la vie!

La pauvreté

La pauvreté

D’abord celle du coeur
Asséché
Les rêves écroués
Le long des récifs
Du grand fleuve
De la vie
Une attitude de perdant
Les bras baissés
Devant les défis
Des petits bonheurs
À renouveler
L’écume au sentiment
Des amours
Aux peines sans pardon
L’esprit enchaîné
Aux jugements étroits
Réducteurs à l’ouverture
De ce qui est différent
De soi
Une perception en entonnoir
De sa propre image
Ne plus voir la beauté du monde
Le regard à ras-sol
L’horizon en bandoulière
Besoins primaires non comblés
Évidemment!
Mais la plus dévastatrice
La solitude
Sans jamais de mains tendues
C’est pour cela qu’il y a
Des riches pauvres!

Allégeance à la Reine D’Angleterre!

Allégeance à la Reine D’Angleterre!

Nous sommes au printemps 1972. Je n’aime plus l’école, elle m’ennuie. Je fréquentais l’Académie Ste-Marie de Beauport jusqu’à la fin de mon secondaire quatre.
Je suis membre de la Source de Beauport, organisme dévoué à l’humanitaire et au communautaire, sous la direction charismatique du Père Jacques Giroux, missionnaire de Sacré-Coeur. Ce que je vais vous raconter, je ne l’ai pas encore écrit sur mon blogue.
Une petite histoire de vie de quelques mois, mais très intense sur le plan émotionnel et physique.
Mon coeur de jeune adulte naissant est attiré par une femme qui fréquente assidument notre groupe la Source. Elle est professeure au primaire dans une école de notre ville. Elle a cinq années de plus que moi. Elle habite mes pensées au quotidien et fait mon bonheur à chaque rencontre. Nous sommes qu’à l’étape de l’amitié, des rires complices, des corps qui s’effleurent.
Je cherche à donner à ma vie, des assises plus solides pour la construction de mon avenir. Comme à ce moment-là, les études en milieu scolaire ne m’intéressent pas vraiment et que j’ai le goût de l’aventure, une option m’effleure l’esprit.
Depuis un certain temps, je réfléchis, je ne sais trop l’orientation que doit prendre ma vie. Je n’ai rien à offrir de concret et sécurisant pour convaincre de mes prétentions, celle qui occupe l’espace de mes rêves.
N’oubliez pas, j’ai dix-sept ans, un peu plus mature que les garçons de mon âge. Le milieu familial n’est guère réjouissant, mon père est dans sa crise de la quarantaine!
Je décide d’aller m’informer au bureau des forces armées canadiennes de la rue St-Jean à Québec.
Voilà, je me mets à rêver d’une vie trépidante de commando parachutiste, affecté à des missions toute les plus complexes et dangereuses les unes que les autres. Je vois dans mes imaginaires, ma belle, fière et orgueilleuse de son héros, dont elle est éperdument amoureuse.
Voilà, c’est décidé, je deviendrai militaire de carrière au service de mon pays. Tous les documents sont remplis, ma demande est formulée aux autorités des forces armées. Après des batteries de tests psychologiques, d’aptitudes intellectuelles et physiques, l’on m’annonce que je suis accepté officiellement dans l’armée du Canada.
Six mois se sont écoulés depuis ma demande jusqu’au serment d’allégeance à la Reine de l’Angleterre, sur la bible d’un petit local, devant les drapeaux de mon pays.
Je fais l’annonce de la grande nouvelle à ma famille, mes amis, qui eux sont quelque peu stupéfaits de cette orientation non énoncée. Enfin, c’est un peu normal. Je fréquente des intellectuels de gauche et des universitaires de sciences sociales. Il ne fallait pas espérer une réaction d’enthousiasme de mes amis plus vieux. Mais ils furent de bon comte et m’affirmèrent que j’allais leur manquer! Surtout mon côté festif et délinquant!
Le grand jour est là, il est l’heure de devenir ce dont j’avais rêvé, un dur de dur, aux missions périlleuses, attendu avec anxiété par le femme de sa vie. Je quitte donc, famille, amis, pour St-Jean D’Iberville, la base militaire.
Je me souviens, de cette arrivée à la gare d’autobus de St-Jean, dans l’attente du transport militaire qui nous mènera la base. J’avoue bien franchement que je me sentais étranger à moi-même, à vivre des moments presque surréalistes, quand on sait les univers de vie qui m’habitaient, très peu de temps auparavant!
Arrivés en milieu de soirée à la base, des policiers militaires nous conduisent à nos dortoirs d’unité.
Ouf! Là je m’ennuie de ma mère!
Une prise de conscience, que je me retrouve dans un monde à part, dont je fais partie maintenant. Terminer la liberté, le farniente du matin, les discussions nocturnes avec les amis, accoudés devant une bière labrador.Refaire le monde et le défaire!
Là, mes chers amis, bienvenue aux cheveux rasés à ras le coco, une discipline impitoyable, un sentiment d’appartenance inégalé, à un monde parallèle!
Je m’adapte bien.Drôle de paradoxe, je ne déteste pas la vie militaire. L’entraînement est rigoureux, les cours intenses et progressifs.L’agenda est strict et sans sorties extérieures (sauf la ville de St-Jean) avant les six premières semaines d’entraînement. On mange comme des gamins de 17 ans qui s’entraînent sans arrêt. Je crois que mon poids corporel et ma masse musculaire ont bénéficié de 12 kilos durant cette période.La discipline est au rendez-vous du plus petit geste, cirer ses chaussures à l’entretien de son lit, sa case, ses vêtements, l’hygiène personnelle, le comportement sur la base et à l’extérieur de celle-ci. Sans oublier le salut militaire, de rigueur en tout temps!
Les moments d’apprentissages à la marche militaire dans le grand hangar sont quelque chose. Impressionnant ces commandements à grands cris, dans une exécution sans faille et synchronisée des unités de jeunes militaires.
L’épreuve de la chambre à gaz est assez traumatisante, pour un non-initié. La course à pied de seize kilomètres, avec les vêtements de combat et arme à l’épaule, représente un défi physique que tu ne peux oublier.
Bref. Me voilà, en permission de quatre jours, après six semaines d’entraînements intensifs, sous les ordres d’un sergent qui n’avait jamais le goût à la rigolade.
Par chance, il y avait le mess des militaires où l’on pouvait avec les chansons de Mireille Mathieu, en mettant une pièce dans le Jukebox, s’ennuyer à noyer sa peine, à très bas prix. D’ailleurs, j’avoue que l’on y prend goût rapidement. Je l’ai noyé joyeusement, à quelques reprises.

Ma première permission arriva dans le temps de Pâques. J’étais fou de joie de retrouver les miens et surtout de me présenter à mes amis et celle qui faisait battre mon coeur, dans mon bel uniforme militaire, tout en muscle et en fougue.
J’anticipais ce moment avec un peu d’anxiété, bien franchement. Je crois que j’avais raison. Après avoir bu quelques verres dans un petit café bistro de la place, nous sommes sortis faire une grande marche, le temps de se dire les vraies choses. Mais les vraies choses n’allaient pas me rendre très heureux.
Elle me donna l’heure juste quant à ses sentiments envers moi et souhaita que nous conservions une relation de pure amitié! Un coup d’assommoir qui anéantit mes rêves les plus fous avec elle. Je compris surtout une chose! la voie que j’avais choisie ne correspondait pas à ses aspirations intellectuelles et humanitaires. Mon monde ne correspondait pas à ses univers, ses rêves.
Cette discussion avec elle ébranla mes nouvelles certitudes quant à la justesse de mes choix, aux bien-fondés des motifs qui m’ont dirigé vers une carrière militaire.
Coup du destin! Je me blesse sérieusement à une cheville, en descendant trop rapidement l’escalier qui menait à ma chambre au sous-sol. Je dois aviser mon supérieur et me rendre à l’hôpital de la base de Valcartier. Ce repos forcé alla me donner le temps de réflexion suffisant pour saisir que ma destinée n’était pas la carrière militaire. Elle était attirante pour un jeune homme en quête de sécurité comme moi. Mais sur le plan intellectuel, mes dispositions naturelles à la communication, ma sensibilité artistique, me convainquirent de demander, formellement ma libération des forces armées du Canada.
Ainsi, se termina, après quelques mois d’attentes, avec l’accord des autorités, ma carrière militaire. Brève, mais profitable malgré tout!
Je poursuivis des études universitaires en sciences sociales. Mais, je ne regrette pas mon passage à la base D’Iberville! C’est drôle! Pendant plusieurs années, dans des moments de grande insécurité financière ou professionnelle, je pensais à un retour dans les forces canadiennes!
Tout cela a passé, mais traduit la quête de sécurité que je recherchais à cette époque, de ma jeune vie adulte. Drôle de paradoxe, comment celle de la liberté prit toute la place en sachant qui j’étais vraiment et en surmontant les craintes d’aller aux risques de soi-même?
Je crois que ce qui est vrai pour le parcours de vie d’une personne l’est aussi pour une collectivité ou l’évolution d’un peuple!

Ce pays qui m’habite!

Ce pays qui m’habite!

Je suis de lacs et de rivières. Je viens d’un pays des grands espaces, des personnages plus grands que nature. Mon pays, il est fier, orgueilleux, généreux, bagarreur, tendre un brin prétentieux parfois. C’est le pays de mes grands-pères, grands-mères, des Tremblay à pomme, Bilodeau, Gagnon, Lessard, Bouchard, Bessons et toutes les autres grandes familles qui ont et peuplent le Saguenay-Lac St-Jean.
Ce pays, il est dans mon coeur, dans ma chair, dans mes cellules de vie, jusqu’à mon dernier souffle. Je peux reconnaître juste par l’attitude, la gestuelle, un bleuet de ma région. Mon enfance, mon adolescence, du moins une bonne partie, sont là-bas.
Le piano de ma grand-mère jouait les notes des plus belles chansons françaises. La fanfare d’Arvida faisait la fierté et le bonheur des enfants dans les rues de la ville. Les gamins battent-ils encore les noisettes sur les trottoirs, verdis par le jus piquant, sortant de la poche de jute. Le carnaval souvenir de Chicoutimi anime-t-il encore la vie de la région par les temps de grande froidure?
La rivière Saguenay et son fjord, d’une beauté sauvage et dramatique. Je l’ai apprivoisé en barque à rames, regardant avec une émotion bien particulière, les petites baleines s’en donnant à coeur joie sous nos embarcations de bois. Les premières minutes de ce manège étaient inquiétantes. Rapidement, nous avons compris, le sens du jeu, de ces mammifères marins.La plage St-Gédéon, en bordure de l’indomptable lac St-Jean, reçoit-elle encore les premiers baisers volés des amours de passage ou naissants?
Bref, un pays magique, auquel ma mémoire et mon coeur appartiennent.Salut à toi, pays de ma mémoire heureuse!

La nuit de Noel la plus émotive et douce de mon enfance!

La nuit de Noel la plus émotive et douce de mon enfance!

Je vous raconte ma nuit de Noel, la plus émotive et la plus douce au coeur de mon enfance. Je crois que je suis âgé d’environ 11 ou 12 ans. Mes parents vivent une crise financière extrêmement pénible. Nous sommes quatre enfants, dont je suis l’aîné. Mon petit frère et mes deux soeurs sont placés à l’orphelinat de Chicoutimi en attendant que se rétablissent les finances de la famille.
Mon père, commerçant de la ville d’Alma, avait dû déclarer faillite, compte tenu de la concurrence féroce de l’un de ses compétiteurs faisant des affaires dans le même secteur d’activités. Nous étions une famille très tissée serrée, habituée à vivre aisément, sans souci d’argent.
Cette période de séparation fut certainement la plus difficile de mon enfance. Moi, j’étais très ennuyeux et émotif! Mes parents avaient quitté la région pour Montréal, dans l’espoir de trouver du travail.
J’étais le plus chanceux de la famille. Je vivais chez mes grands-parents maternel à Chicoutimi Nord. On m’avait inscrit à l’école primaire de l’endroit. Malgré tout, je m’ennuyais tellement, que je faisais des cauchemars la nuit, mouillait fréquemment les draps de mon lit.
Le plus souvent possibles, mes grands-parents m’amenaient voir mes soeurs et mon petit frère à l’orphelinat. À chaque fois, j’avais le coeur déchiré! J’avais mal en dedans, juste de prendre conscience de leur isolement et leurs souffrances d’ennui.
Mais j’étais impuissant devant cet immense édifice aux gigantesques portes, impersonnel, avec des couloirs qui n’en finissaient plus de finir. Je savais que mes parents, surtout mon père, devaient vivre une peine sans nom! Lui, un homme émotif, fier et orgueilleux de sa famille, amoureux de ses enfants, se retrouver dans un petit deux pièces à Montréal, seul avec ma mère.
Il s’était déniché un travail de vendeur dans un magasin de meubles. Il s’occupait de la conciergerie de l’édifice où il demeurait sur la rue Beaubien.
Ma mère travaillait comme infirmière dans un hôpital du centre-ville. Toute cette période de séparation familiale dura plusieurs mois!
C’est long, trop long, tous ces mois, quand on est jeune, déraciné et inquiet de ceux que l’on aime le plus au monde. Nous sommes une semaine avant le début du temps des fêtes, je communique avec mes parents au téléphone. Ils m’apprennent une nouvelle qui gonfle mon jeune coeur d’un bonheur indescriptible.
Ils se sont trouvé un petit appartement temporaire à Arvida.Ma mère a un travail pour un hôpital de Jonquière. Nous passerons la nuit de Noel, tous ensemble, après six mois de séparation. Vous dire combien, j’anticipais ces retrouvailles! Ma tête en rêvait nuit et jour!
Nous sommes le 24 décembre au soir, mon père vient me chercher à Chicoutimi Nord. Nous arrivons à Arvida par le boulevard Talbot. Je ne sais pas si vous connaissez cette petite ville, née de la présence de la compagnie Alcan. Une cité, construite sous le modèle anglais, uniforme, coquet, sécurisant et verdoyant de partout. Sauf, que les ouvriers résidents et les autres citoyens devaient respirer une suie noire, odorante, qui s’accumulait sur les fenêtres des maisons et partout où elle le pouvait!
Bref, j’arrive avec mon père, dans leur nouveau logis, au deuxième étage d’une petite maison blanche, au centre de la paroisse de Ste-Thérèse, presque en face de la plus grosse église de la ville.
J’entre, je suis accueilli par ma mère, mes soeurs et mon petit frère, la famille réunie depuis une éternité. On dirait un grenier refait à neuf, avec sa lucarne, ses murs en pente! C’est certain que l’on ne pourra vivre toute la famille dans cet espace. Maman a préparé un petit buffet pour le réveillon. L’arbre de Noel est chétif et bizarrement décoré. Je remarque que les boules de Noel sont en papier d’aluminium, mise en pelote, attachée avec une sorte de crochet métallique.
Je vous jure que cet arbre n’a rien à voir avec les arbres majestueux et lumineux des années passées. Mais, nous sommes tous là, ensemble, voilà notre véritable bonheur. Nous nous étions tellement manqués les uns les autres, qu’enfin l’on pouvait se toucher, s’embrasser, et vivre ce moment des retrouvailles avec une grande intensité émotionnelle.
Je me rendais compte que mes parents n’étaient pas riches, qu’ils en arrachaient encore financièrement. Mais, je lisais sur le visage de mon père, une émotion que je n’oublierai jamais.
Ils ont fait tous les efforts pour nous réunir sous le même toit, à cette occasion de la grande fête.
Arrive le moment de la remise des cadeaux. Mon frère Dany, le cadet, a un camion Tonka, le seul problème c’est qu’il lui manque une roue. Mon père avait magasiné, des jouets défectueux, en fermeture, quelques heures avant Noel.Mes soeurs, elles aussi avaient eu droit à des poupées handicapées! Moi, j’avais eu un portefeuille, d’un cuir douteux, avec un dollar à l’intérieur. Enfin, le réveillon s’est déroulé dans la bonne humeur, collé près de nos parents à chanter des chansons de Noel.
Nous ne pouvions être plus heureux. Impossible!
Mais dans ma tête et dans mon coeur d’enfant, je savais combien mes parents avaient souffert de notre absence.
Cette nuit-là! Nous étions pauvres d’argent, mais riche de savoir combien la famille et l’amour n’avaient pas de prix!

La colère!

La colère!

Gonfle dans mes veines
L’afflux sanguin
Se fracassant sur les
Parois artérielles
Le grondement sourd
Tel le torrent qui cherche
Sa débâcle
De trop de pluies acidulées
De nuages amers
Immobilisés dans une quête
Malsaine
Culpabiliser
L’absence
Inonder de reproches
Sans avenir
Sauf celui d’un passé
Facturé aux tributs
De mon existence
Celle de ma santé
C’est terminé
Je ne m’offre plus
En pâture
J’arrache les chaînes
Je brise l’ancrage
Quitte à y laisser
Des larmes
Que la colère ne pourra
Essuyer de sa vengeance!
L’empreinte des regrets
Peut-être!
Mais pas celle des
Remords!

Les êtres de l’oubli!

Les êtres de l’oubli!

Faire le deuil des êtres
De leur vivant
Renonciation lente
Désengagement du coeur
Le long du chemin de la vie
L’oubli, l’abandon
De son père
De sa mère
De sa fille
De son fils
De ses frères
De ses soeurs
Son meilleur ami
De ceux qui sont notre
Mémoire
Mort d’une partie
De nous-mêmes
Aussi
Un fardeau de moins
Lâcheté de se dire
De se dévoiler
Prendre le pari
Du temps
Je n’ai pas le temps
De toi
Mal à l’âme
Trop d’orgueil
Oublier peu à peu
Ton visage
Dans mon coeur
C’est mieux ainsi!
Tu es trop différent
De moi
Je n’aime pas
Ce que tu es
Je ne peux pardonner
Ce que tu m’as fait
Ou ne pas fait!
Je n’ai pas besoin de toi
Je ne m’aime pas
Quand je t’entends
Alors!
Finissons-en!
Pendant que nous sommes
Vivants
Nous aurons bien du temps
Pour les regrets
Après! S’il y a?

Texte inspiré d’une amie à moi. Son fils de vingt ans
ne lui parle plus depuis quatre années, parce qu’elle a quitté
son père. Pourtant, cette femme a un coeur merveilleux!

Les quartiers St-Sauveur et St-Rock de Québec!

Les quartiers St-Sauveur et St-Rock de Québec!

Je marche plusieurs fois par semaine, la rue St-Vallier à la hauteur du magasin Latulipe refait à neuf, en passant sur la rue St-Joseph jusqu’à la côte du Palais. Un pur délice!
Ce secteur de la ville est en pleine effervescence. Des petits restaurants aux origines du monde et d’ici, des boutiques surprenantes par la diversité et les trouvailles que l’on peut y faire.
Des petits cafés de bon goût, aux prix raisonnables, des librairies aux signatures pour le bonheur de lecteurs assoiffés de tous les genres. Tous les services et produits, de la quincaillerie, aux salons de coiffure pour toutes les bourses et coupes relevées, des épiceries fines. Une vie culturelle qui bouge, la bibliothèque Gabrielle-Roy qui va se refaire une beauté, des bars spectacles, le Cercle, L’impérial, le théâtre la Bordée. Les marchés d’alimentations de quartier, boulangerie, fromagerie, bijouteries, commerces de breloques et d’articles usagés, les petits et grands hôtels, les restaurants pour les fins palais, des commerces de prestige, Les Copies de la Capitale de l’autre côté de Charest et les institutions d’enseignements spécialisés, tout est là pour une vie riche de rencontres nouvelles, de divertissements, de consommation, et de services multiples. Sans oublier l’église St-Rock et son îlot de bancs et petits arbres. Il ne manque qu’un éclairage du bâtiment pour le soir. Ce serait magnifique!
En ajout, la rue St-Joseph, piétonne, un soir par semaine l’été. Le plaisir de vivre en ville est dans mon quartier.
Le tissu social de ce secteur est le véritable reflet de Québec qui se donne un coup de jeune! Des artistes, des intellectuels, des gens d’affaires, des étudiants, des résidents bigarrés, des pas riches, des nouveaux arrivants, des vieux de la place, tout un monde!
J’avoue qu’il fait bon vivre dans ce secteur de la ville! Sans oublier le magnifique parc, en face de l’édifice du Soleil.
Vraiment, bravo aux artisans de ces changements!

L’arrivée imminente!

L’arrivée imminente!

Fébrilité des pas
Le rythme en accéléré
Des humains de ma
Ville
Chuchotements
Dans les chaumières
Oreilles à l’écoute
Du ciel opaque
Le souffle du vent
Transportant dans quelques
Heures
L’arrivée de la grande
Dame
Immigrante annuelle
Avec à sa charge
La blancheur du nouveau
Monde
Grande froidure
Sous l’armure
Cristaux venus
Des ciels
Boréales
Saupoudrant à grande
Rafale
Les imaginaires pour l’enfance
Des nuits étoilées
Rêveries
Des neiges folles
Hibernation pour les corps
Aux cellules endeuillées
Marche de l’amour
Des coeurs
Heureux
Confrontant avec tuques
Foulards
Mitaines de laine
Les expirations séquentielles
De l’arrivée
À grand déploiement
De la saison nouvelle
Jusqu’au réchauffement de l’astre
Lumineux
Qui transformera la dame
Du nord
Au contact d’une chaleur
Presque charnelle
En une jeune femme
À la tignasse odorante
Pour un éveil des sens
Tout en nature!