Toi perle d’eau
Sur la fleur du mimosa
Sensitive et rosée
Au parfum de jouvence
Féminité en coeur
Ta nature
Une fête
Lumineuse pour l’oeil
Assoiffé de beauté
Les ciels étoilés
Bercent tes nuits
Comme l’aube
Dans l’espérance
De poser ses lèvres
Pour s’y abreuver!
Bonne fête Aurélie!
Je suis là
Mes yeux n’ont d’yeux
Que les tiens
Tu es le printemps
De tous les ravissements
Au milieu de la foule
Je n’entends que ton coeur
Battre le rythme
Toi le vent qui danse
Comme champs de blé
Sur l’horizon
Ode à ta beauté
Fleur de toutes les passions
Artiste du mouvement
Il me tarde
D’aller rêver de toi
Pour te voir danser
Sur les étoiles!
Sur le parvis de l’église
Les mariés dansent
Tous voiles en fête
Rythmes des amants
Le coeur enivré
Dédouanant les corps
Revêtus de blancs et noirs
Sous la nuit lunaire
De pas chorégraphiés
Sur les marches
Nuptiales
Scènes des mouvements
Mises en lumière
Rejoignant les badauds
Pour une poésie
Des petits pas
Danser
En toute humanité
Telle une grande
Fête foraine!
Un petit texte poétique en hommage aux danseurs, danseuses du spectacle présenté dans le cadre du Carrefour international de théâtre de Québec. Le tout se déroulait sur le parvis et la place de l’église St-Roch.
Je ne croyais pas voir de mes yeux vus à Québec, une telle scène! Je me promenais à vélo, comme je le fais chaque jour depuis que j’en ai fait l’acquisition.
C’est-à-dire plus d’un mois.
À la hauteur du Vieux-Port, dépassé légèrement la marina, je vois un homme mi-trentaine, fouiller dans la poubelle publique, cherchant des bouteilles vides.
Jusque-là, rien de si extraordinaire me direz-vous! Vrai que des citoyens pauvres à Québec, il y en a! Mais là ou mon coeur n’a fait qu’un tour, c’est de voir qu’il était accompagné de sa petite fille d’environ sept ou huit ans, qui lui disaient : papa on s’en vas-tu?
Je ralentis au passage, car je suis incrédule devant les mots et la présence de l’enfant. L’homme m’interpelle en me demandant une aide monétaire, peu importe le montant, prétextant qu’il a de la difficulté avec l’Aide sociale!
Je voyais le regard attendri de la petite fille envers son père. Toute menue et le regard aimant, avec son sac contenant des bouteilles plastiques vides. Je fis demi-tour avec mon vélo. J’offris une pièce de deux dollars au type.
La dernière fois que j’ai vu des enfants mendier avec un parent, c’est sur les Champs Elisées de Paris.
Enfin, ce que je retiens de cette scène, peu banale dans une ville magnifique telle que Québec, c’est qu’il existe une pauvreté bien réelle, qui touche des enfants et des parents de notre communauté. Je le savais! Mais là, je l’ai eu en pleine face, cette pauvreté côtoyant l’abondance et le rêve.
Au travers des voiliers et des bateaux de grands coûts, amarrés dans ce magnifique port de plaisance, une petite fille et son père ramassaient dans la poubelle des riches, les restes monnayables des touristes et des passants de la ville.
Je ne porte pas de jugement, loin de là mon propos.Le bonheur des uns n’est pas nécessairement responsable du malheur des autres.
Je constate tout simplement la misère des hommes. Je sais que bien des animaux sont royalement traités. Et c’est tant mieux!
Mais la vraie leçon que je retiens de cette rencontre est celle-ci!
Le regard d’amour de cette petite fille envers son père, un père qui fait les poubelles de la cité.
Cet homme possède une richesse précieuse à défaut du reste, soit l’amour inconditionnel de son enfant!
Je n’idéalise pas cette situation, bien au contraire. Mais combien d’enfants de parents aisés, fortunés ou de classe moyenne auraient l’humilité d’afficher l’amour envers un parent qui ramasse des bouteilles dans les poubelles publiques pour joindre les deux bouts!
Cette petite fille au sac de bouteilles vides m’a donné une grande leçon de beauté, d’amour et de solidarité! Bonne route mon ange!
Josée pleure sa mère. Une femme dans la jeune cinquantaine, décédée d’un cancer impitoyable. Le combat contre la maladie fut long et pénible. Fille unique, très près de Suzanne, sa mère, elle accompagna celle-ci, jusqu’à la fin.
Josée est une femme magnifique, au coeur tendre et l’intelligence vive. La mort de Suzanne bouleversa ses valeurs et son rapport à la vie.Elle vient de perdre la femme la plus significative depuis sa naissance, sa confidente, celle à qui elle pouvait tout raconter.
Elle consacre à son père le soutien moral dont il a grandement besoin.Lui, l’homme fragile, qui déteste se raconter.
Chef de mission en pays étranger, plus précisément en Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest, Josée demanda un congé sans solde de six mois, afin d’être auprès des siens.
Mais un malheur n’arrive souvent, hélas, jamais seul! L’homme de sa vie, son grand amour depuis maintenant six ans, lui annonce, le lendemain des funérailles, qu’il veut poursuivre sa vie en dehors du couple.
Il quitte Roberval, dans quelques jours, pour poursuivre son travail de coopérant en Amérique du Sud. Il s’occupera activement de formation auprès de villageois péruviens. Son mandat sera de mettre sur pied, une coopérative agricole en soutenant la formation des gens du milieu.
Josée est sous le choc! Celle-là, elle ne l’a pas vue venir! Elle qui croyait que Émile était toujours amoureux d’elle.
Ils s’étaient rencontrés au Guatemala, il y a plus de six ans. Jeunes coopérants, ils sont devenus follement amoureux l’un de l’autre.
Dans le milieu, on les surnommait les inséparables. Comme les oiseaux qui ne se quittent jamais! Bizarre parfois l’existence! Ils projetaient de donner un nouveau souffle à leur vie de couple. Tous les deux étaient d’accord pour avoir un enfant. Josée était folle de bonheur à l’idée de devenir mère et porter la vie en elle. Cette décision de l’homme qu’elle aimait depuis plusieurs années s’abattit sur elle comme la foudre inattendue, un soir d’avril.
Elle devra porter en son coeur deux immenses deuils. Parfois, il y a certaines pertes dont on ne se relève jamais!
Josée décida d’aller vivre sur l’île Verte près de Rivière-du-Loup. Une petite maison près du large, pour y refaire sa santé émotionnelle et aussi physique.
Ce choix de s’isoler, de s’éloigner pour mieux se rapprocher d’elle-même était plus que nécessaire. Il devenait vital! Elle s’ennuyait de Émile. Il habitait ses pensées tous les jours depuis son départ. Déjà, trois mois se sont écoulés depuis la mort de Suzanne.Le mois de juillet est magnifique sur cette île de la poésie.
Josée se mit à l’écriture et au dessin. Elle dessinait au fusain les paysages et personnages de l’île. L’écriture devint rapidement une passion. La passion des mots, de ses imaginaires soutenait son manque, son immense vide:Émile et Suzanne sa mère.
Josée était une jeune femme de trente-trois ans. La tignasse rousse et les yeux vert émeraude, elle était longiligne avec de la retenue dans le comportement.
Un caractère bien trempé doté d’une belle intelligence émotionnelle. Une sensibilité d’artiste, faisait d’elle une personne réceptive aux sentiments des autres. Sur l’île, on l’appelait déjà la rousse aux yeux de perles!
À suivre….
Volupté des corps
En mouvement
Grâce et beauté
Ou se conjugue la cadence synchronisée
Des rythmes
Subjuguant le coeur et l’esprit
Des spectateurs
Par l’émotion à ses pôles
Célébrant la vie en fête
Comme champagne
À bulles
Découverte d’un art
Tel un premier amour
Rencontre des imaginaires
Créateurs
Poésie des pas, des gestes
Qui habite des heures durant
La force et la tendresse
D’une ode à la vie!
Le coeur a ses lois
Il a la mémoire
Courte
L’amour est sa raison
Aucune justification
Aux rythmes de ses battements
Il peut-être glacial
Comme les vents sur la blancheur
Des vastitudes sans frontières
Ou torride comme braise
Du feu qui se consume
Il est le maître absolu
Sa dictature est sans pitié
Il n’obéit qu’à ses règles
Je t’aime!
Je ne t’aime plus!
Qui osera le défier?
Le langage de la raison?
Malheureusement…
Il est unilingue!
Je suis des nids de merles
Du printemps en fleurs
Comme les mots
Colorent l’âme
Du poète
Je suis l’arbre en fête
J’offre les fruits
De l’amour
Peu importe
Le temps qui passe
Ma jouvence
Liée aux feuilles
D’automne
Je suis d’Ève et d’Adam
La pomme
Ne demandant qu’à être
Croquer
Par le péché de l’innocence!
Après quelques mois, j’ai le plaisir de mettre en ligne sur mon site internet, cette entrevue-rencontre avec l’homme de théâtre Paul Hébert. Je vous présente en audio et en images ces moments uniques!
Aujourd’hui ou demain, les photos de l’entrevue-rencontre avec le poète Pierre Morency!
Merci à Samuel Hautcoeur de Vize Média pour la mise place de ces documents sonores et visuels.
Le plus difficile pour l’homme mûr, à l’automne de son parcours, est le renoncement au printemps en fleurs! Sachant la valeur et la mesure de la fleur convoitée, la tête fait signe que non! Apparemment on appelle cela le début de la sagesse. Ouf! parfois, il est si délicieux de ne pas être sage!