Les artistes que j’aime!

J’aime les artistes de la lumière, de l’écrit, de la matière. Ils ne sont pas souvent sous l’éclairage médiatique, mais leur démarche artistique a quelque chose qui relève d’une intimité créatrice unique. Pour moi, ils représentent des semeurs de beauté, nécessaires à une représentation unique de l’homme, ses imaginaires et une vision de l’humanité sous un éclairage qui apportent une valeur ajoutée à nos vies.
Les peintres, les photographes, les sculpteurs, les cinéastes de films d’auteur, tout le champ des arts visuels me fascinent.Quel courage que de créer bien souvent dans des conditions financières précaires! Ils ne sont pas commerciaux et doivent se battre pour la diffusion de leur art. Négligés par les médias et l’acculture d’une population du divertissement au premier degré, ils sont là, comme des ancrages que l’on reconnait, mais sans se bousculer aux portes de leurs expositions, de leurs films, pour acheter un tableau, ou payer un billet de cinéma d’auteur.
Ils survivent grâce à leur passion et détermination à toute épreuve. Mais dans une société de surconsommation et du divertissement, plusieurs vivent sous le seuil de la pauvreté. Pourtant, les grands noms de ce monde s’empressent après leur disparition de vanter les mérites de leurs oeuvres. Ici au Québec, si tu as un talent artistique et tu anticipes d’en vivre avec la passion au coeur et de l’âme, l’on considère que tu as déjà ta récompense. La culture sous plusieurs formes est pour l’apparat et le bon chic bon genre! Ça fait bien de visiter à l’occasion des expositions d’artistes, des vernissages de toutes sortes, des pièces de théâtre, un spectacle de danse classique ou autre. On les félicite, les congratule, mais on achète rarement leurs créations, sans qu’il n’y ait foule aux premières.
Souvent les artistes pour subsister, doivent vendre au rabais des oeuvres qui ont nécessité des heures et des heures de travail. Mais sur le mur du salon ou de la salle à manger, on se fait une gloire de les exposer!Moi je veux bien qu’on dépense collectivement des centaines de millions pour le hockey et ses jeunes millionnaires un peu confus, une grande roue au carré d’Youville, le festival d’été de Québec pour la promotion d’artistes de la chanson francophone??? Archi-médiatisés, mais de grâce, la vie culturelle de notre société au sens le plus noble du terme, doit trouver écho auprès des décideurs politiques, des médias et de la relève journalistique qui me semblent orientés dès les premières assignations à la loi du marché.
Notre société et les individus qui la composent, méritent aussi la découverte d’autres univers artistiques qui meublent l’intelligence du coeur et encouragent nos créateurs!Il n’y a pas que l’humour bas de gamme et insipide sans compter la chanson à dix mots dont six sont le refrain!
Mais comme le dit le spécialiste en publicité:Dis-moi quel événement annonce dans ton média, je te dirai la dimension de la couverture journalistique!L’homme politique:À quel événement artistique, ais-je le plus de chance d’être vu par le plus grand nombre? OK! on le subventionne c’est prestigieux!Le diffuseur:Combien de places je peux vendre avec cet artiste?
Les mécènes:Est-ce bon pour notre image institutionnelle? Courage mes amis artistes, peut-être que la reconnaissance arrivera sur vos vieux jours lors d’une soirée hommage!
La morale de ce texte:L’argent, les médias et le prestige sont des attributs nécessaires à la promotion et la diffusion d’une certaine culture en ce pays!La culture soumis au dictat de la rentabilité et des idéologies politiques!Beau programme pour un pays ou une personne sur quatre ne sait pas lire sans compter ceux qui écrivent au son et ne lisent pas du tout!
Par chance qu’il y a internet????