J’entends à l’occasion des gens de mon entourage dire que je suis un éternel adolescent! J’avoue que cette appellation n’a pas toujours une connotation positive au sens de ce que représente cette période de vie, bien souvent, trouble.
Je crois comprendre l’esprit de ce mot à mon égard! Fondamentalement, j’ai une nature heureuse, un peu délinquante quant aux idées reçues, des comportements stéréotypés. J’aime les êtres jeunes de coeur, qui ne bouffent pas du sérieux pour le plaisir de l’image que cela projette. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir un regard réfléchit sur ma vie, l’existence en général et d’assumer le sens de mes responsabilités.
J’aime la présence de la jeunesse, de la beauté sous toutes ses formes. J’y trouve une jouvence de l’esprit qui m’anime, me rapproche de cette vision de la vie où le rêve et le goût du risque existent. Ma condition de santé fragilisée a changé ma philosophie, mon rapport au monde. Je vis au présent, parce que j’ai l’intime conviction que c’est le seul temps qui a une réelle valeur.
Mon amour de la vie, la conscience que celle-ci est d’une courte durée par rapport à l’éternité des temps, me convainc à la simplicité et l’authenticité. Nous sommes dans une société de l’image, de l’apparence, de l’avoir, de la consommation inutile et jubilatoire!
Ma liberté de penser, d’être ce que je suis réellement, de rêver, d’écrire, d’aimer, de voir la beauté qui m’entoure est ma grande richesse.
Pour le reste, je me suis adapté à ma condition de personne handicapée, obligée à fréquenter un hôpital 12 heures par semaine. La fragilité du corps nous enseigne beaucoup sur l’art de vivre et le sens du mot bonheur! Les plus grands devoirs que je reconnaisse à l’humain sur cette planète est premièrement de survivre, d’aller au bout de ses rêves, la connaissance de lui-même, de l’autre et de l’univers!
Je ne me suis jamais acharné à vouloir comprendre et résoudre ce qui est encore mystère pour l’homme. Je n’ai pas passé ma vie à me remettre en question et compliquer ce qui en soi est simple. La vie humaine est trop courte pour ce genre d’attitude.
Alors, si être adolescent est de conserver son esprit et son coeur en éveil, allez aux risques de soi et de ses rêves, se dépouiller de l’inutile pour l’essentiel. Accepter les grandeurs et les misères de notre humanité, là, j’assume pleinement de demeurer dans la jouvence de l’adolescence et laisser aux gens qui se croient adultes et sérieux, la suffisance de leur grandeur, d’assumer la somme de leurs préjugés!
C’est la créativité et le sens artistique qui sèment la beauté et la richesse du monde. Pour cela, il ne faut pas tuer le sens de l’émerveillement, ni l’enfant qui nous habite tout au long de notre parcours!
Ce qui ne nous dégage pas de la responsabilité de nos actes et des efforts à consentir pour l’atteinte de nos idéaux!
juin
29
2010
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