Je quitte Québec pour mon pays d’enfance:Le Saguenay et Lac St-Jean.Voilà, trois jours pour revoir la famille et la poésie en mémoire! À bientôt mes amis internautes! Je poursuis mon conte à mon retour, pour ma fête le 3 août prochain!Le message est passé!!!!Très subtile n’est-ce pas?
Prologue.
Nous sommes en 2200, l’espérance de vie chez les humains est de 125 ans. La science est omniprésente et a fait des progrès fabuleux pour la survivance de l’homme. Ce dernier n’a toujours pas résolu le mystère de ses origines et l’énigme de son rapport à la création.
Un gouvernement mondial règne sur l’humanité et dicte les règles de fonctionnement de l’économie, et du rôle des états sur l’échiquier de la planète. La langue universelle de l’économie pour la communication entre les hommes est l’anglais. Il n’y a plus de guerre des religions. Tous les états de la planète sont laïques, permettant la liberté de culte.
Nous sommes à l’aire des robots intelligents qui remplacent l’homme dans de nombreux secteurs de la vie quotidienne. Les communications et les transports se font à une vitesse ou la terre des hommes est déjà trop petite pour lui. Cette dernière étouffe par le surpeuplement des continents d’Asie et d’Afrique. Elle n’arrive plus à nourrir l’ensemble de l’humanité. L’eau potable est une ressource recherchée et en manque un peu partout sur la terre.
Le gouvernement mondial a légiféré pour la protection de l’eau douce.
Les nuits se rallongent, car le jour se meurt sous l’épaisse couche d’ozone et de smog, causée par la pollution urbaine, le surpeuplement et la multiplication des véhicules de tous genres. Les changements climatiques fragilisent la vie de millions d’individus en Amérique.La désertification causée par l’homme et l’avancement des océans le long de certains continents retranche l’homme en zone urbaine.
Mais la plus grande catastrophe de l’humanité se profile dangereusement sur l’un des continents les plus civilisés!
Un virus de souche inconnue s’attaque à l’oeil chez les humains. Il est tellement virulent, que ses conséquences sont la cécité complète pour ceux ou celles qui en sont porteurs.
Les chercheurs du monde entier sont sur un pied d’alerte. L’Organisation mondiale de la santé avise tous les États de la planète d’une catastrophe jamais égalée sur le plan pandémie. Déjà sur le continent Européen, des centaines de milliers de personnes infectées par le virus que les chercheurs prénomment:Le BKH2.
Sandra! As-tu écouté les nouvelles de ce matin? C’est effrayant ce qui se passe en Europe! Oui, je sais Francis, cela me fait peur, toute cette vague de personnes aveugles conséquence de ce virus maudit! Il semble que les chercheurs ne soient capables de trouver le vaccin antidote, qui tuerait la souche de ce virus. Combien de personnes atteintes en France selon toi Francis?
Je ne sais trop! Mais les hôpitaux sont débordés et c’est la panique au bureau.Sandra est Québécoise, venue s’installer en France avec Francis, jeune avocat Français, d’Aix-en Provence, dans la début trentaine.
Sandra est écrivaine et a déjà publié deux romans chez une Maison D’éditions internet.Elle est romancière, follement amoureuse de ce jeune avocat, qu’elle a rencontré chez des amis Parisiens, lors d’un séjour ou elle donnait une conférence sur la disparition des communautés autochtones du grand nord Québécois.Elle est sociologue de formation, diplômée de l’Université de Montréal.
À suivre!
Au bout de ma quête!
Dans la vérité de mon être
Aux risques des pays qui m’habitent
J’accepte de défaire les noeuds
De mon coeur
Voyage aux confins de mes incertitudes
J’irai à ma rencontre
Voir si j’existe!
J’assume les risques
Ceux de refaire des noeuds
Comme l’arbre qui grandit
Le soleil ma demeure
Le vent mon souffle!
Migration vers de nouveaux horizons
Je suis l’outarde
Libre de son envol
Vivre en plein ciel
Pour voir mes rêves de plus haut!
Pour toi Ariane!
J’ai eu de bons parents, de grands amours, une grande peine d’amour.J’ai une fille en bonne santé, des réalisations dont je suis fier, des maisons, la découverte d’autres pays, d’autres horizons, des rencontres fabuleuses tout au long de ma vie, produit et rencontrer de grands artistes, été en bonne santé assez longtemps pour en profiter.
Je crois que j’ai eu une vie palpitante, riches d’aventures et de rêves réalisés! Aujourd’hui, tout cela est derrière moi, je réfléchis à ma vie et aux conditions qui sont miennes! Je vais avoir cinquante-six ans dans quelques semaines!Une santé fragile, dans l’espérance d’une troisième greffe de rein, une pauvreté financière certaine, un dépouillement obligé quoi! Mais en y réfléchissant bien, je sais aujourd’hui la valeur des choses et des êtres. La maladie et les pertes de toute nature font un clivage étonnant autour de soi.
À partir de ses proches, des amitiés perdues le long de la route, le sentiment que l’on dérange parce que la fragilité ou si vous préférez, les déficiences de toutes sortes responsabilisent le système d’une part, mais la famille immédiate aussi.
Le monde dans lequel nous vivons accepte difficilement d’être ralenti dans sa course folle à la satisfaction de ses désirs et la quête du paraître. Heureusement, il y a une autre partie de l’humanité qui résiste aux attraits superficiels, qui travaille sur l’être, la quête de beauté, l’authenticité, la protection de la planète, vivre le présent sans négliger de bâtir pour la réalisation de ses rêves.
Moi aujourd’hui, je me transporte à vélo, dans les rues de la Capitale. Je ne sais pas ce que demain me réserve. Je n’ai pas ce luxe de planifier à long terme. Je vis dans un petit loft que j’aime, parce que j’ai l’impression de vivre dans un antre de peintre, tellement les couleurs sont vives. Félix Leclerc disait:Plus fragile que la feuille à l’arbre la vie!
Et bien, il a jamais si bien dit! Chacun d’entre nous est confronté à son destin! La véritable force de l’homme est son adaptabilité aux épreuves sur le chemin de sa vie. L’intelligence de celui-ci et son goût de vivre, lui permettre de résister aux coups et blessures de l’existence en s’adaptant à toutes les situations qui lui sont présentées. Là est le véritable secret pour vivre le coeur et la tête sur terre et dans les étoiles!
Ses yeux follement
Amoureux!
De cette jeune femme contemplant
Sur l’horizon
Le crépuscule du jour
S’endormir doucement
Sous le soleil valsant avec la terre
Elle attendait sans dire mot
Les étoiles naissantes
À têtes d’épingle
Laissant filtrer
Comme des petites fenêtres
La lumière de l’univers
Sa quête de beauté
Comme le ruisseau
Cherchant sa rivière
Lui!
Il ne voyait qu’elle!
Plusieurs années plus tard
Elle se jeta dans d’autres bras
Ceux de la mer!
Il comprit dès lors!
S’il avait été poète
Son âme aurait su
Que sa véritable espérance
N’était pas la rivière
Mais découvrir la grandeur
La force des océans
La profondeur de la mer!
Voilà un sujet qui me préoccupe à titre de personne qui a besoin de l’hémodialyse pour assurer la poursuite de ma vie. Aujourd’hui, à cinquante-cinq ans, je vous fais part de certaines de mes réflexions sur l’existence à tout prix.
La dialyse est un traitement qui vise la purification du sang et l’élimination contrôlée des liquides, ce que ne peut assumer une dysfonction rénale terminale chronique. Dans mon cas, on parle de treize années de traitements et six années de greffe rénale.
Mon propos aborde la question fondamentale et éthique de la dialyse à des âges ou les conséquences du traitement sur la qualité de la vie n’existent pratiquement plus. J’ai de la peine à observer une vieille personne qui subit quatre heures de traitements, trois fois la semaine, qui au final est complètement épuisée.
Bien souvent, elle nécessite l’aide d’un membre de sa famille, s’il en reste au coeur sur la main, ou l’aide d’une personne affectée au transport adapté.
Quelle est leur véritable qualité de vie? La plupart doivent demeurer plusieurs heures au lit ou au grand repos, tellement ils sont fatigués entre chaque traitement.
Bien souvent, ils ont des problèmes cardiaques, pulmonaires et autres, conséquences d’un état de santé fragilisé par la difficulté des traitements et de la maladie.
Moi je veux bien que l’on s’acharne pour le prolongement de la vie humaine. Mais franchement, je vous jure que je ne voudrais jamais vivre cette qualité d’existence médiocre, en fonction d’une machine, de mon entourage, des étrangers, pour survivre de peines et de misères.
Je ne souhaite pour rien au monde voir ma mère de quatre-vingts ans subir et s’acharner à vouloir exister dans des conditions réductrices d’un minimum de qualité de vie de la personne!
Pourquoi le système de santé accepte-t-il de dispenser des traitements qui coûtent une fortune à la société et qui en bout de piste n’améliorent pas vraiment le bonheur de vivre de ceux qui en bénéficient? Des soins qui engorgent les unités d’hémodialyses, déjà surchargées. Ces personnes qui au bout d’une vie bien remplie, vivent comme des zombies aux crochets de leur entourage ou d’un système surtaxé de la vie à tout prix?
La mort est inéluctable pour chacun de nous! Elle est une délivrance et souhaitée en son heure! Pourquoi cet acharnement des médecins à offrir ces traitements a des personnes qui n’ont plus de qualité de vie, qui sont un fardeau pour leur famille, la société et eux-mêmes?
Nous avons la responsabilité chacun d’entre nous, d’envisager que notre vie sur terre, un jour, aura son terme.
Je ne juge pas mes semblables au vieil âge qui s’accrochent au système, à la vie! Mais, j’avoue que j’ai de la misère au sentiment de compassion devant des êtres humains qui n’acceptent pas après une existence bien remplie, de voir clair devant leur état trop fragilisé. Il faut faire face à ce que la nature a décidé pour la suite des choses! Vivre aux crochets d’une machine, d’un système et du besoin vital des autres, dans un état permanent de fragilité, de fatigue, quel beau programme!
Je souhaite trouver le courage et l’acceptation du départ final, si la vie ne m’offre que cette relation au monde. Mais, nous avons la responsabilité de développer une spiritualité et une conception de notre existence qui nous préparent au passage de la vie à la mort. L’après mort demeure un mystère! Mais je préfère la délivrance dans l’inconnu à une vie misérabiliste et contre nature!
Bon! Ceci est mon point de vue aujourd’hui! Peut-être suis-je en réaction à la vieillesse et la maladie! Ce texte est-il ma façon de refuser ce que je ne veux pas devenir?
Devant le marais de silence
Le temps suspendu
Au pays des géants enracinés
Comme des flèches
Chatouillant le ciel
Tableau de Van Gogh
Sous nos yeux ébahis
Témoins de la terre au paradis
Nos coeurs sans mots
Par tant de beauté
Étirer le présent
Pour faire place au bonheur
Vin du soleil en bouche
S’enivrer du trésor sous nos yeux
Juste être là!
Entre la terre et le soleil
Attendant que têtes d’épingle
D’un ciel qui sommeille
Se mirent dans le marais magique
Pour révéler ses secrets!
Des géants qui chuchotent
Pour ne pas réveiller
Les nénuphars endormis!
Tes cheveux blonds
Comme les blés
Valsant dans le vent
Sur des musiques de Vivaldi
Tes yeux verts comme perles
Illuminant le fond
Des océans étoilés
Ton coeur en retenue
Comme la féminité de ton corps
En mouvement
Délicatesse des formes
Ondulations tel un chant
D’amour
Toi! Féminité en cavale
Que ta jeunesse et ta beauté
Demeurent éternelles
Tu apportes à l’automne de mes espérances
Le printemps qu’il me faut!
Je vais à l’occasion sur un blogue qui m’interpelle par la qualité des textes et des réflexions. Celui de mon ami Armand Mackenzie. Une analyse des droits et la reconnaissance des peuples amérindiens et inuits du Canada, du Québec. Je veux lui rendre hommage pour son combat et sa détermination sans faille!
Sans les premières Nations, est-ce que nos ancêtres venus de l’autre côté de l’atlantique auraient pu survivre et bâtir le Québec et le Canada, comme nous les connaissons aujourd’hui? Il est impératif de soutenir le développement et le rayonnement de ceux qui ont contribué de toutes sortes de façon à la survivance de notre civilisation en terre d’Amérique du Nord.Nous avons un devoir de mémoire auquel nous ne pouvons nous défiler.
Je vous invite à prendre connaissance du combat de cet homme par amour de sa culture, de ses racines et la reconnaissance des droits des hommes et des femmes qui sont les premiers habitants de ce pays. Vous n’avez qu’à taper sur Google : Blog de Armand Mackenzie! Voilà, vous y trouverez des textes très argumentés et qui amènent à la réflexion.
Aujourd’hui, si tu me le demandais, mon coeur traverserait la rivière tumultueuse pour toi!Ma vraie espérance est qu’un jour tu me demandes de t’aider à traverser l’océan-Christian Bilodeau (Inspiration d’une citation de Félix Leclerc)