Archives du avril, 2011

Le pays de l’amour!

Le pays de l’amour!

Il existe en mon pays intérieur, un autre pays, plus vaste, plus profond, poétique, parfois chimérique, celui de l’amour. Le coeur sur les saisons de ma route, se fait jouvence, solitude, mémoire, espérance, souffle automnale sur les jardins en fleurs. Combien de jours, combien de nuits, me reste-t-il à rêver en y croyant encore aux mots je t’aime d’une bien-aimée?
Cette fleur en mon jardin, dont je me soûlerai de ses parfums, la douceur de sa peau, de sa tignasse généreuse et abondante. Pourrais-je encore m’abreuver à sa bouche, à ses lèvres, ce fruit si délicieux qui étanche toutes mes soifs. Caresser, humer les rondeurs de sa féminité pour m’y perdre, y accéder sans cesse telle un paradis ou l’on y risque à chaque instant sa vie.
Je rêve de cette rencontre, de ce lien qui m’enivrera de la saison nouvelle, car à deux, ne sommes-nous pas le monde?

Blessure mortelle sur l’âme de l’enfance

Blessure mortelle sur l’âme de l’enfance

Oh toi petit ange
On t’a volé ton coeur
Blessé la beauté de ton âme
Sur les fragiles pas de ton enfance
Tu n’as plus confiance en toi
En l’humanité
Les cicatrices de la maltraitance
Accompagnent ta mémoire
Qui pleure les blessures
Des êtres mal aimés
La solitude
Ton refuge sur les deuils
Des coups portés à tes fragilités
Devenues des plaies qui saignent
Les globules rouges qui ne s’assèchent plus
Tes imaginaires
Univers de tes mondes trash
Fuir les regards sans lumière
Offre tes souffrances
Comme une prière à l’univers
Sache qu’il y a des coeurs
Qui sentent bons
Comme les mimosas en fleurs
Ta détresse seule, isolée
Dans l’antre des tes anxiétés
De tes délires
L’écriture au JE ta délivrance!
Je serai ton lecteur
Ton ami, ton frère
En humanité
Je veux que tu apprennes l’amour
Celui de ton coeur meurtrie!

La première valeur fondamentale en démocratie: Le respect!

La première valeur fondamentale en démocratie: Le respect!

Peu importe nos allégeances idéologiques, politiques, notre vision du Québec, du Canada et son avenir, la première valeur qui doit prévaloir pour chacun de nous, est le respect des opinions, des sensibilités, des émotions qui nous habitent.
La démocratie et son exercice est un privilège que trop de citoyens, de peuples de part le vaste monde ne peuvent exercer en toute liberté. Alors, je crois que la véritable maturité citoyenne ne peut s’exprimer sans le respect des points de vue différents du nôtre. Il est possible que je me sente davantage Québécois que Canadien, il est possible aussi que d’autres de mes concitoyens se sentent davantage Canadien tout en étant habiter par l’amour du Québec. C’est une question de sensibilité, d’émotion , de conception, de perception, de valeurs qui nourrissent notre rapport au monde, au territoire, au concept de liberté individuelle via la liberté collective.
Je me suis jamais caché de ma fibre nationaliste, voir souverainiste pour cette terre Québécoise qui habite ma mémoire. Je considère le Canada comme un pays ou il fait bon vivre, mais qui à moyen et long terme ne peut assurer dans le cadre du fédéralisme, de sa constitution actuel, la sécurité, la promotion, la survivance et le rayonnement de ma langue et ma culture.
Mais avant toute chose, je choisis le respect et la démocratie comme valeurs fondamentales dans l’exercice de nos choix politiques peu importe les résultats du vote populaire. Pour le reste, je ferai mon devoir de citoyen libre de son vote le 2 mai prochain. Mais je l’exercerai ce droit! Voilà ma première responsabilité citoyenne et mon privilège. Le lendemain du 2 mai, je prendra acte du choix officiel de l’ensemble de mes concitoyens pour l’élection du nouveau Parlement à Ottawa. Et la vie poursuivra son cours jusqu’au prochain rendez-vous avec la démocratie! Espérons que ce seront les élections au Québec mais pas celles encore d’Ottawa!!!

Réflexion!

Réflexion!

Les Québécois est le peuple le plus démocratique que je connaisse sur cette planète. Combien de peuples se sont offerts deux référendums dans le respect le plus noble du verdict populaire. S’il y en a un troisième ce sera parce que ce même peuple a conservé démocratiquement et légitimement les outils politiques et démocratiques pour l’expression de ce dernier. Qui dit mieux!

Réflexion

Réflexion

J’aime aller aux risques de mes sentiments, de mes émotions, de mes rêves d’amour qui sentent bons à mon coeur. Mais j’accepte qu’ils n’habitent pas nécessairement le regard de l’autre posé sur moi! – Christian Bilodeau

Les beaux yeux de Lili

Les beaux yeux de Lili

À mon coeur conquis
De ses yeux mouillés
Comme la rosée du jour
Sur ses matins
Qui pleure son chagrin
S’élevant jusqu’aux nuages
Ils offrent à mon regard
Perles d’eau
Métamorphose en arc-en-ciel
Par l’astre lumineux
Qui sur la grande toile
S’ouvrant sur ses mondes
Dessine les couleurs de ses éclats
Jusqu’au soir venue
Ou la nuit endort le jour
Ses yeux
Le chant des lucioles
Comme des petites lucarnes
Illuminent
Mes rêves d’amour
Que même le vent du nord
Ne saura éteindre!

Par le carreau de ma fenêtre

Par le carreau de ma fenêtre

D’un petit geste de la main
Par le carreau de ma fenêtre
Je tisse le lien
Pour que la mémoire du coeur
Me rappelle à toi
À ce cerf-volant qui traverse
La mer
Je t’offre sur l’aube
Qui ouvre les yeux
Perle d’eau pour abreuver
Le fruit de tes amours
Tes imaginaires secrets
Exister dans ton regard
Parce que vivre pour moi
C’est cette fenêtre
Qui s’ouvre sur l’horizon
Ce petit geste de la main
Une simple rose en poésie
Voilà tout mon avoir
Prend-le
Un jour sur le passage du temps
À l’automne de ta vie
Ce simple geste en poésie
Se fera douce brise
Sur tes blessures de coeur

Message à la direction du T.N.M de Montréal

Message à la direction du T.N.M de Montréal

J’ai émis mon humble point de vue sur la présence de Bertrand Cantat au sein de votre distribution dans le cadre de votre programmation soulignant les 60 ans de vie de cette magnifique aventure de ce lieux de culture théâtrale.
Le choix de cette magistrale pièce Les Femmes de Sophocle est riche de sens et de réflexions sur une problématique tellement actuelle dans un monde de violence sous toutes ses formes, particulièrement celle faite aux femmes, sans oublier que bien des hommes en soient victimes par ailleurs. Mais à la lumière des passions déchaînées, des points de vue divers manifestés par un grand nombre d’intervenants du milieu artistique, politique, des individus, des leaders d’opinions, je constate que le Québec n’est pas prêt à endosser le principe de réhabilitation, du droit à une seconde chance de renaître pour celui qui a commis l’irréparable crime passionnel.
Le débat et les points de vue s’en vont dans tous les sens en occultant l’essentiel, celui de la possible réhabilitation d’un homme qui a commis un homicide involontaire pour lequel il a purgé la sentence de la justice des hommes et semble démontrer le repentir de son inqualifiable geste. Le débat en ce moment est trop émotif, les blessures trop vives dans les coeurs et les esprits de ceux et celles pour qui le geste fatal est impardonnable.
Manifestement, pour plusieurs citoyens, aller applaudir sur la même scène le meurtrier de sa compagne amoureuse, heurtent de plein fouet les valeurs morales et éthiques.
Dans les circonstances, surtout que le politique tant au fédéral qu’au provincial trouve le prétexte de récupérer cette actualité, je vous recommande la sagesse de revenir sur votre intention d’inviter Bertrand Cantat dans le cadre de la dernière représentation de votre programmation théâtrale.
Mais nonobstant le fait de revenir sur votre décision, nous resterons confrontés plus que jamais aux questionnements, à la réflexion incontournable de la valeur et au sens que nous accordons aux termes réhabilitation, réinsertion sociale, pardon, repentir, seconde chance ou pas du tout!
Le débat concernant la violence à l’endroit des femmes doit se poursuivre plus que jamais. Puis tant qu’à y être, la violence psychologique parfois physique faites aux hommes par des femmes, aux jeunes dans les cours d’écoles, aux enfants battus par des parents inaptes, aux gens de couleurs, aux pauvres, aux vieux, aux malades physique, mentaux, handicapés!
Mesdames, messieurs du T.N.M, Wadji Mouwad! Vous avez le mérite de provoquer une société bien assise sur ses convictions et pas toujours conséquente de ses principes, de ses valeurs, de ses règles d’intégration, et tout le tralala..qui vient avec!
Malheureusement, nous ne ramènerons pas à la vie les Marie Trintignant de ce monde. Mais nous pouvons nous poser la question qu’est-ce que ce monde a besoin pour devenir meilleur, pour supporter l’insupportable quand la raison de l’un des nôtres dérape!

L’affaire Cantat:Pardonner n’est pas oublier la gravité du geste

L’affaire Cantat:Pardonner n’est pas oublier la gravité du geste

Je reviens dans le cas de Bertrand Cantat, pardonner à mon point de vue est de permettre à l’autre de poursuivre sans le punir à jamais de la possibilité de grandir à soi-même, malgré les regrets, la gravité extrême du geste et les repentances d’un acte dramatiquement lourd de conséquences qui l’accompagnera toute sa vie, face à lui-même, devant l’univers et les hommes.
Il y a des hommes et des femmes qui ne regretteront jamais le geste fatal fait sur autrui. Soit! Ceux-là ils assumeront en dehors de la justice des hommes, la cruauté, l’irréparable du geste posé, dans un autre ailleurs, souhaitons-le!
Mais pour ceux dont le coeur a du regret sincère, des remords, la conscience que le geste posé est l’un des plus grave fait de l’homme envers un autre homme, malgré les circonstances atténuantes, je crois en mon âme et conscience que nous devons aider cet homme, sans nécessairement pardonner la gravité de son geste, mais sans le condamner non plus à la désespérance de renaître à l’homme nouveau à laquelle la vie nous appelle parfois.
Il ne s’agit pas de faire de sa présence dans la distribution de T.N.M, la présentation d’un animal de cirque qui fait vendre des tickets!!! Mais bien de permettre à un homme artiste, le bénéfice du doute raisonnable de sa légitime quête de rédemption, de ne pas lui lancer des pierres sur son propre chemin de Damas. Il y a des hommes sur cette planète qui ont commis des crimes graves contre l’humanité, sans circonstances atténuantes et qui poursuivent impunément à la face de hommes, à se comporter comme des renégats sans nom avec l’argent volé et pillé dans les coffres des citoyens de l’État dont ils avaient la responsabilité. Et ils vivent impunément l’opulence dans des pays démocratiques civilisés.
Alors, bonne réflexion!

Bertrand Cantat au Théâtre du Nouveau Monde

Bertrand Cantat au Théâtre du Nouveau Monde

Ouf! Là mes chers amis, le feu des passions, des valeurs morales, du droit à la réhabilitation dans la société sont mises à l’épreuve. Bertrand Cantat, ancien leader du groupe Français Noir Désir, reconnu coupable du l’homicide involontaire de sa compagne, l’actrice Marie Trintignant, ayant purgé sa peine d’emprisonnement, fait débat dans notre actualité artistique Québécoise.
À l’invitation de son ami, metteur en scène, créateur artistique, Wadji Mouawad, il sera de la programmation de la dernière pièce de la saison du T.N.M de Montréal qui souligne ses 60 ans de vie théâtrale. Cette pièce qui s’intitule:Des femmes d’après Sophocle, pièce traite de la violence faite envers les femmes. Bertrand Cantat est invité à titre de musicien au sein de la distribution. Je crois que nous sommes confrontés comme société, comme individu, à des questionnements, des réflexions incontournables sur le droit à la réhabilitation d’un citoyen qui a payé sa dette à la société sur le plan de la justice des hommes.
Mais là s’arrête la théorie, les beaux discours, car comment peut-il y avoir réhabilitation, s’il n’y a pas le pardon incontournable à la réinsertion sociale.
Il s’agit ici d’un artiste de talent reconnu de ses pairs, acceptant l’invitation d’un ami personnel qui semble croire en lui et son désir de réintégrer l’univers artistique qui le passionne. Maintenant, je n’approuve pas le geste dramatique posé à l’endroit de sa compagne Marie Trintignant, brillante comédienne de France. Mais qui sommes-nous pour le juger une deuxième fois? Jusqu’à quand devra-t-il payer au monde son crime jugé par la justice comme homicide involontaire, crime passionnel dont il a été condamné au mérite de l’extrême gravité du geste.
Connaissant les Québécois, je sais qu’ils répugnent de pardonner trop facilement, trop rapidement à un être qui a enlever la vie à un autre être humain. Un sacré dilemme moral et éthique que pose la direction du T.N.M à sa clientèle, à l’ensemble des citoyens qui auraient le goût d’assister à cette grande pièce de théâtre. Moi je crois dans l’humanisme et le jugement de Wadji Mouawad. Je crois aussi que les artistes de la distribution ont manifesté leurs acceptations à la présence de Bertrand Cantat au sein de l’équipe. Alors mes chers amis, chacun sera libre de faire l’achat ou non de cette soirée théâtrale.
Il s’agit d’une oeuvre de haut niveau, une création artistique qui doit en premier lieu être le prétexte à la réflexion sur la violence faite aux femmes et malgré le paradoxe tout à fait surréaliste, comprendre que le pardon est une réponse pacifique et humaniste qui peut se justifier malgré les circonstances troublantes de cette tragédie humaine.
Je ne voudrais pas être dans les souliers de Bertrand Cantat pour tout l’or du monde. Mais s’il a le courage de faire face à la foule, aux médias, avec dignité, sobriété, dans la retenue qui s’impose, je n’hésiterais pas à acheter ma place pour cette soirée!
À chacun ses perceptions, ses valeurs morales, le sens du pardon, sa capacité de croire dans le repentir de l’autre. Je crois que l’homme Bertrand Cantat portera toute sa vie le tribut de son acte, face à lui-même, ses enfants, sa famille, la famille de Marie Trintignant et le monde. Moi je lui tend la main s’il regrette son geste, cette mémoire qui l’accompagnera jusqu’à la fin de sa vie. Je ne vois pas l’intérêt de le broyer, de le casser davantage comme dirait Baudelaire.