Sur les pas de la mesquinerie
Tu éclabousses de ton fiel
Mes mots sur le voile
Des sous-entendus
Semence sournoise sur la toile
Lâcheté des faibles
Des coeurs asséchés
Peur de l’authentique lumière
La vérité sur l’aube
Qui se lève
Un jour peut-être
La vie t’enseignera ses lois
Que l’on est princesse en son royaume
Si c’est celui du coeur
« Avant de crier haut et fort au Québec notre ouverture sur le monde! Peut-être faire l’effort de s’ouvrir les uns aux autres dans son propre village, ville, région, pays. Abattre les préjugés qui empêchent de voir la mer. Alors là, nous pourrons prétendre à l’ouverture sur le monde» Christian Bilodeau
Il y a si longtemps
Que j’avais caresser
Humer la peau douce, délicate
D’un coeur fragile
À l’écoute complice
D’un petit banc de parc
Mains, bras, paroles
Comme une écharpe de soie
Autour de ce sentiment naissant
Une brise, celle de la nuit
Qui ouvre les yeux
Le regard posé aux chuchotements
En confidences
À l’écoute de ce petit banc
Mémoire condamnée au silence
À la délivrance des coeurs
Reconnaîtrait la couleur des corps
Des âmes
Assise sur l’horizon
La lumière se lève
Je la vois
Par le carreau de ma fenêtre
Comme un petit cierge allumé
Sur la mer agitée
De mes pays intérieurs
Cette quête sans fin
De ce qui est vrai à mon coeur
Toutes ces images entassés
Dans l’armoire du temps qui passe
Tic tac de l’horloge me rappelant
Qu’un jour il fera nuit
Sur mes incertitudes
Tout passe, bascule, meurt doucement
Dans l’oubli
Éphèmérité du rêve conscient
De ce qui a été, sera peut-être!
Que restera-t-il sur l’empreinte
De mes pas?
Une émotion, le parfum des rosiers sauvages
Des mots en poésie
Pour panser grandes blessures
Contribuer à la beauté du monde
Un peu j’espère!
Il restera je crois
Ce regard qui m’habite
Une simple fleur revenant
À la mer
À quand un tranporteur Québécois initiant un parcours culturel, touristique sur les pas de vie et de création de ce poète, fils de pays, bâtisseur de culture créant les premiers ponts entre la France, la francophonie et le Québec. Je crois que cette entreprise pourrait facilement trouver ses ancrages dans un marché à la fois Québécois et de l’Europe francophone. Trois axes géoraphiques, territoriales permettant la découverte de trois régions riches de sens pour le développement du Québec et le parcours artistique fabuleux de ce poète près du peuple.
Le parcours poétique Félix-Leclerc à La Tuque, lieu de sa naissance, de son enfance à tuque, livrée dans son lumineux récit Pieds nus dans l’aube, La Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil , période féconde et riche sur les pas de sa création, de ses amitiés, de la vie des Compagnons de St-Laurent du père Legault. Enfin, son dernier ancrage l’Île d’orléans, lieux de poésie, pays de nos ancêtres, de son ancêtre Jean Leclerc. Cet île qui abrite L’Espace Félix-Leclerc, lieu de mémoire, d’éducation, de diffusion consacré à l’oeuvre chansonnière, littéraire, théâtrale de cet immense pionnier, bâtisseur de culture et de pays.
Il est temps que nous donnions naissance à ces parcours culturels qui répondent aux besoins des citoyens de part le monde. Les touristes recherchent de plus en plus des expériences, des voyages qui apporteront une valeur ajoutée à leurs connaissances, émotions nouvelles sur la découverte du terroir des pays à ressentir, nourrir la mémoire des sens pour l’armoire des jours
Quelle surprise, quel bonheur que ce texte journalistique du critique littéraire chevronné Didier Fessou. Sous forme d’entrevue, un moment partagé au Café Babylone en toute simplicité à répondre aux questions sur l’édition, les ancrages poétiques de mon premier livre en poésie et contes, Lancer un câble aux étoiles.
J’avoue que j’anticipais avec une certaine fébrilité la plume redoutable du journaliste qui n’en est pas à ses premiers textes critiques sur la littérature des écrivains d’ici et d’ailleurs. Comme un cadeau inattendu, je tourne les pages de mon journal pour y découvrir des photos sous l’oeil en création du photographe Jean-Marie Villeneuve affecté à notre entretien.
Alors là, mes yeux sont sans mot devant le traitement journalistique dévolu à ce premier recueil sur ma poésie et contes. Comme un souffle, un vent qui porte sur l’horizon, je remercie la vie de ce privilège sur mes premiers pas d’écrivain.
Je suis fier pour mes amis artistes peintres et photographes de la région de Québec, collaborateurs de ce livre sur qui indirectement rejaillit ce moment de reconnaissance en partage.
Je suis conscient que cet éclairage médiatique est une fleur en mon jardin offerte pour les efforts soutenus en création de toute une équipe d’artistes des couleurs, de la pellicule en noir et blanc et de mes mots en poésie et contes. Alors voilà, merci la vie, merci Didier Fessou, Jean-Marie Villeneuve, Le Quotidien Le Soleil pour cet empreinte vivifiante sur mes imaginaires, mes univers poétiques, mes pas de vie!