30
2011
Jean Charest roi et maître sur le petit pays Gaulois
Il y a longtemps que je n’ai pas ressenti une si grande lourdeur politique, une nuit qui attend avec impatience l’aube qui ouvre les yeux. Franchement la grisaille dans les esprits de beaucoup trop de mes concitoyens cloués au sol par le désarrois du vide politique québécois, n’a rien à envier aux moeurs fragiles sous le dictat de la corruption, de la collusion dénoncé par Jacques Duchesneau devant les parlementaires il y a quelques jours.
J’ai écris sur mon blogue combien Jean Charest est l’un des politiciens les plus habiles que le Québec a connu. Il place, déplace ses pions selon sa stratégie, sa connaissance des joueurs sur l’échiquier. Il connaît la valeur du temps en politique, combien les loups hurlent seulement les soirs de pleine lune, s’endorment au petit matin, mangent seulement quand ils ont faim. Il est redoutable parce qu’il connaît la bête. Avouons que la meute politique sur son territoire cherche son mâle alpha!
Mais soyons de bon compte, le vide pour ne pas dire le flou politique du principal parti capable d’obliger le gouvernement à entendre, écouter, réagir aux doléances de la population est lui-même en dérive sur une mer agitée. Désolation que ce constat de ce parti de l’un de nos plus grands démocrates, le plus passionné de ce peuple Québécois que nous sommes en soit encore à des batailles d’égos, d’idéologies sur des enjeux qu’un parti qui a un demi siècle de vie politique aurait dû depuis longtemps avoir résolu. Y a t-il un citoyen au Québec capable de redresser ce navire et ses marins qui sabordent l’un des plus beaux fleurons de l’idéal démocratique, politique de millons de Québécois.
En attendant les bâtisseurs politiques plus grands que nature, je salue les hommes et les femmes politiques, ceux et celles au service de l’État, profondément honnêtes dont les talents, la passion citoyenne, l’amour du pays, dictent les pas sur le chemin des libérateurs de sociétés, dénonciateurs des grands voleurs de peuple.






