31
2011
Je rêve de toi
Je m’endors dans les bras du rêve jusqu’à ce que l’aube ouvre les yeux. Je réalise que je rêve de toi…
Je m’endors dans les bras du rêve jusqu’à ce que l’aube ouvre les yeux. Je réalise que je rêve de toi…
Je croyais, je crois toujours que l’amour, le grand, le fou, l’inépuisable, l’indompté tel un souffle qui arrache tout sur son passage, celui-là porte les ancrages de plus grand encore. Plus puissant que le désir insatiable de la chair, de la jouvence en fleurs, du printemps éternel des amants, oui je crois qu’il existe.
Je suis à sa quête, je le trouverai! Il se cache dans les pays sans papier, des coeurs larvés de leurs souffrances, prêts au dépouillement, dénudés comme l’enfant à naître. Un jour, une nuit, je me retrouverai seul face à face avec lui. Nous traverserons le véritable chemin de la poésie…
Il pleure en mon coeur
Douce chanterelle
Voyage en ton pays
Dont mon regard
Ne peut se poser
Qu’à ses frontières
Laisse-moi écouter
Ta délicate, douce sonorité
Je sais..oui je sais!
Jamais je ne serai l’archet
De tes printemps en fleurs
Mais sache qu’à ma mémoire
Forte brise à mon coeur…
Monsieur le Juge « La raison »
Quelles sont les charges retenues contre monsieur « Le coeur»
Le procureur de la Couronne: Monsieur le coeur a des battements jouvenceaux
Pour une jeune fleur de pommier
C’est le chaos, il en perd la raison
Il se permet de rêver à un âge
Dont il n’a pas les capacités du coeur
Tous sont d’accords, les cardiologues, ses amis, parents, la société
Il se bute obstinément votre honneur!
Monsieur le juge: Qu’avez-vous pour votre défense monsieur le coeur?
Le coeur: En toute vérité votre honneur je ne sais trop quoi vous répondre. Tout ce que je sais, c’est qu’elle sent le parfum des pommiers de la saison nouvelle quand elle est là près de moi. Je me sens revivre à ses pas, son sourire, la beauté de ses yeux comme perles d’eau sur ma vie assoiffée. Elle est le torrent qui chavire ma mémoire en fleurs. Je renaîs à chacune de ses présences, du petit geste de la main qui tisse le lien comme l’arbre à ses racines.
Le procureur: Ne voyez-vous pas qu’il est aveuglé par la passion de l’amour monsieur le juge?
Le juge: Êtes-vous d’accord monsieur le coeur que l’amour surtout à votre âge vous rend complètement aveugle. Un danger pour la société, pour vous-même!
Le coeur: Monsieur le juge avec tout votre respect, je préfère être aveugle par amour dans l’espérance de ne plus jamais y voir clair.
Le juge: Monsieur le coeur, au nom du Tribunal de la Raison, je vous condamne à demeurer aveugle le temps qu’il faudra afin qu’un jour ou une nuit vous recouvriez la vue. Suivant….
Le Procureur de la raison: J’appelle monsieur et madame Jolicoeur agés de 28 et 30 ans parents de trois enfans en requête de divorce monsieur le juge.
Je suis très heureux de vous informer que les entrevues-rencontres dans le cadre des soirées « Les Bâtisseurs de Culture » au Café Babylone de la rue St-Vallier Est à Québec habitent à nouveau ce petit Café Bistro, l’antre de nombreux artistes de Québec. Je recevrai à cette occasion, monsieur Gaston Bellemare président et fondateur du Festival international de Poésies de Trois-Rivières.
Gaston Bellemare est aussi le président de l’association nationale des éditeurs du Québec et le fondateur de la Maison Les Écrits des Forges. Sans oublier ses nombreuses distinctions et reconnaissances par les gouvernements du Québec et d’Ottawa. Une entrevue-rencontre sous le signe de la découverte de ce personnage plus grand que nature. Une période de questions ouvertes sera réservée au public.
Une soirée en poésie et en chansons avec le neveu de Félix Leclerc, Gaétan Leclerc qui interprétera quelques chansons chaudes sur le coeur comme du pain de ménage pour parodier le poète. De plus une performance toute en beauté, en rythmes, en voix féminines, celle du trio vocal le Groupe Malice de Québec. Trois jeunes femmes époustouflantes qui offriront les plus belles chansons de leur répertoire. Sous l’habile direction artistique et musicale de Réjean Yacola de Québec, je vous promets des applaudissements nourris.
Enfin, je vous réserve une petite surprise avec la lecture de mes textes en poésie jamais lus devant public et quelques passages de mon prochain livre « Par le carreau de ma fenêtre » dont la publication est prévue pour le printemps ou l’automne 2012.
Un petit verre de rouge pour le bonheur en bouche sans oublier la cuisine goûteuse, odorante du Babylone. Voilà la table est mise pour un agréable dimanche. À vous d’enrichir cette soirée de votre présence.
Sur la page d’accueil de mon blogue, vous trouverez toutes les informations pertinentes sur l’affiche électronique en marge à gauche. Résevez tôt, les places sont limitées…
D’ici quelques semaines j’aurai terminé mon récit de mémoire, ce regard posé sur une période fabuleuse, douloureuse ou l’amour, la quête de soi, la réalisation d’un grand rêve, les êtres rencontrés le long de cette route lumineuse, une deuxième greffe rénale après onze année d’hémodialyse, la rupture, la période de deuil, la renaissance lente à l’homme nouveau sur les pas d’une destinée dont je ne saisis pas encore tout le sens.
Une aventure littéraire difficile, plus difficile que je ne croyais. J’avoue que je ne recommencerais pas cet exercice périlleux sur le plan psychologique, affectif, émotionnel. Une promesse de l’homme debout face à l’adversité, au déni, aux combats de guerres lasses qui obligent à puiser le meilleur de soi, se réinventer à chaque jour pour survivre au temps, ce temps qui passe tel un entonnoir rétrécissant les possibles, imposant inexorablement son silence sur les faiseurs de rêves.
Encore bien du travail sur le clavier des corrections, des dernières retouches avant la recherche ardue d’une Maison d’Éditions. On verra bien! Chaque chose en son temps, un temps pour chaque chose.
Baudelaire a écrit une pensée, une réflexion qui s’applique parfaitement à ma vie: « L’homme est comme de la casse, il faut qu’on le broie pour en extirper le meilleur », je cite de mémoire ce génie de la poésie, de la pensée humaine.