Message à mon père!

Quatre années sans toi!
C’est long tu sais
Cher père
Tu as quitté ce monde
Comme la nuit
Ferme les yeux du soleil
Tu étais le cristal lumineux
Le regard bleu
Posé sur nos vies
Tendresse de tes mains
Pleines de noeuds d’amour
Où que tu sois
Sache notre fidélité
La force de notre quête
Celle qui fait vivre
Féconde de ton passage
De l’homme aimant
Reçois mes bras de vie
Entourant à jamais
Le souvenir de ta mémoire
De la reconnaissance heureuse
D’être ton fils

Christian xx



Pierre Morency l’écrivain, le poète de renommée internationale au Café Babylone!

Il me fait un immense plaisir de vous annoncer officiellement la présence de l’écrivain, le poète de renommée internationale, Pierre Morency.Lundi le 22 mars prochain à 18 h, au Café Babylone de Québec, je recevrai en entrevue-rencontre, l’auteur du roman Lumière des oiseaux et de nombreux autres écrits poétiques, lus par des milliers de lecteurs du Québec et de la Francophonie.
Récipiendaire de nombreux prix et reconnaissances au Québec et en France, cette sortie publique de l’écrivain est un privilège pour moi et mon équipe des soirées Lancer un câble aux étoiles.
L’homme de théâtre Paul Hébert nous fera le grand honneur de sa présence pour lire un texte de son ami et rendre hommage au poète. Il s’agit d’un moment unique, sous l’empreinte de la confidence et de la découverte de ce personnage plus grand que nature. Sous des airs composés par l’artiste-musicien de Québec, Alfred Marin, je vous ferai la lecture d’un texte poétique d’une jeune écrivaine de la région de Québec du nom de Janique Watier.
De plus, pour la première fois devant public, je ferai la lecture de l’un de mes textes poétiques. Une soirée au coût de 15 $ par personne pour un maximum de 50 places assises.
C’est un rendez-vous à ne pas manquer!

Pour réservations:Café Babylone, 181 rue St-Vallier Est
Tél:418-523-0700
christianbilodeau.com
Tél:1-802-357-4067



Voyage de la survivance!

Je vous raconte une histoire, mon histoire, dans l’antre des spécialistes du prolongement de la qualité de la vie humaine. Quelques semaines avant la décision de procéder à l’ablation du greffon rénal, transplanté le 9 juillet 2002, je me retrouve devant un jeune urologue de l’Hôtel-Dieu de Québec, de surcroît de 34 ans, dont le nom est Yves Caumartin.
Une poignée de main ferme, le regard clair, il m’explique sa décision de procéder à une transplantechtomie du greffon malade. Je ne sais pourquoi, mais je ressens une absolue confiance dans ce chirurgien au regard lucide et compétent. Il m’explique qu’il décidera lors de la chirurgie, la technique qu’il jugera appropriée pour l’ablation du greffon. Je l’interpelle sur cette technique chirurgicale. En fait, me dit-il, le rein transplanté est recouvert d’une membrane, qui bien souvent est liée à de multiples adhérences, site très vascularisé et davantage à risque de saignement. Il pourra prendre la décision de sortir le greffon de sa membrane, comme on sort un oeuf de sa coquille.
Une chirurgie de deux à trois heures selon les difficultés rencontrées. Bon, je n’ai pas le goût de vivre une autre épopée chirurgicale, mais je suis devant une intervention incontournable.Je lui demande de procéder dans les meilleurs délais selon son agenda, fort chargé, vous vous en doutez!
Quelques jours plus tard, son bureau communique avec moi pour fixer la date du 25 février 2010, pour la chirurgie. Plus que trois semaines à attendre patiemment et anxieusement, le retrait du plus beau cadeau de la vie, offert il y a huit ans déjà!
Mon deuil est fait dans ma tête et mon coeur. Ma seule et unique préoccupation est le bon déroulement de l’ensemble des interventions liées à cette chirurgie.
Une semaine avant la date butoir, je passe une journée complète au service ambulatoire de l’Hôtel-Dieu de Québec.Rencontre avec les divers spécialistes de la cardiologie, de la néphrologie, l’anesthésiste et les innombrables piqures d’abeilles qui vous sucent le sang jusqu’à l’éclatement des veines. Bref, après tous les tests de contrôles et l’accord des spécialistes rattachés à mon volumineux dossier médical, j’ai la permission pour l’ablation de mon greffon sous anesthésie générale. J’avoue que pour la première fois de ma vie, je ressens une angoisse, une peur qui envahit mon esprit. Cette peur, elle s’est réellement manifestée deux à trois jours avant la chirurgie.
Je n’avais pas peur de mourir comme d’en ressortir diminué sur le plan cardiaque et fragilisé au niveau de mes cordes vocales, dues à l’intubation lors de l’anesthésie générale. Cette crainte, elle m’habitait depuis la dernière intervention datant de huit mois, ou j’ai passé à deux doigts de la mort. J’y ai laissé ma voix pendant des mois avant une récupération lente, non sans l’intervention d’un spécialiste des cordes vocales. Un infarctus en prime avec la pose d’un stent médicamenteux à l’un des vaisseaux du coeur. Là vraiment, j’y avais goûté de belle façon!
Le 25 février dernier, 8 h du matin, je me présente au service ambulatoire de l’hôtel-Dieu de Québec, avec mes effets personnels pour une hospitalisation la plus courte possible. Tous les gestes d’usages sont faits en préparation pour le rendez-vous intime avec le bloc opératoire. Salle de chirurgie dont j’ai l’habitude d’y sentir les asepsies et la froideur. Le voyage entre ma chambre temporaire à la préparation et le bloc opératoire a quelque chose de surréaliste. Trois étages séparent les deux endroits. Mais je vous jure, je ne sais pourquoi, comment mon cerveau se retrouve dans un état presque de grâce! À chaque fois, je vis ce calme olympien, en pleine contradiction avec mon angoisse existentielle de quelques heures auparavant. Ce couloir qui mène aux salles de chirurgies possède des mystères qui m’échappent!
Je suis là, immobile, après le départ du brancardier, dans l’attente de mon entrée sous les rayons lumineux de soleil multiples qui éclairent la peau blanchâtre jusqu’à l’apparition des afflux sanguins rouge écarlate, sous contrôles des mains de vie.
Quelques minutes avant, je demande à parler avec l’anesthésiste et la chirurgienne assistante. Je veux qu’ils fassent attention à mes cordes vocales et prennent soins de mon coeur. Voilà, je suis prêt!
Nous sommes à l’étape de l’anesthésie. L’humour a sa place, car j’aime bien ce moment du départ en douce dans l’antichambre de l’absence sans douleur, ni conscience. Je sens mon corps et mon cerveau glisser doucement vers un bien-être apaisant. Je ne suis plus là!
Salle de réveil, 5 h de la journée, tout s’est bien déroulé! Je regarde au moniteur, je vois que mes tensions artérielles sont belles, que mon pouls est normal. L’infirmière à mon chevet me rassure sur la réussite de l’intervention. Le soir, je suis transféré aux couloirs des soins intenses, ou une équipe, formidable s’occupe du suivi après chirurgie d’un certain nombre de patients à risques. Couloir de mort, couloir de vie, les soins intensifs sont le nec plus ultra des soins de l’hôpital. Il faut des nerfs d’acier, une compétence assurée pour y travailler à longueur d’année.
J’y étais par prévention! 36 heures plus tard, je me retrouve au 9e étage, le temps d’une rapide récupération. Le 2 mars sur l’heure du midi, je suis en plein soleil printanier, libre et sans aucune complication.
Merci à l’urologue Yves Caumartin et son équipe. À celle de la salle de réveil, des soins intensifs, du personnel du 9e étage, mon néphrologue Denis Poulin, l’équipe d’hémodialyse, du service ambulatoire, sans oublier le personnel de cardiologie, cette deuxième famille qu’est l’Hôtel-Dieu de Québec.



Réflexion à écriture libre!

La beauté du monde est si grande, sa misère si près d’elle! L’homme et sa quête du merveilleux me fascinent. Il me semble qu’il y a là, un début de réponse au mystère de la marche de cette humanité si fragile, si lumineuse à la fois. Quel voyage incroyable que le nôtre!Malgré la laideur et la noirceur le long de la route, je suis fier d’être de cette aventure mystérieuse du coeur et de l’esprit humain.
L’univers connaît ses secrets! Dans un autre temps, un autre lieu nous connaîtrons! Je crois que certains de nos frères humains l’ont anticipé de leur vivant! Je pense à Mozart et son Amadeus et bien d’autres. Ceux qui ont quitté cette planète sont dans la réponse finale absolue. Peu importe la suite des choses, je sais que de mon vivant, dans ce rêve éveillé qu’est la vie, l’homme peut atteindre avec le soutien de son intelligence émotionnelle et de ses imaginaires, l’homme peut toucher le bout des étoiles! Ainsi croire en la lumière de ce monde et l’espérance que le voyage n’est pas vain pour lui-même et l’humanité à laquelle il appartient!



Le foulard

Il sera mes bras
Réchauffant ton cou
Accroché à ton coeur
Saison froide saison douce
Il habillera notre amitié
Enjolivera ton regard
Fragile comme la douceur
De tes mains
Tes doigts effilés
Délicats comme ton être
Rayons de soleil
À ta bouche
Pour faire trois petits
Tours
Enroulé à ta nuque
Bonheur aux pieds
Marchant à tes rêves!



Ombre et lumière de l’amour!

Tu peux enfouir notre mémoire
Nos rêves et nos serments
Je les déterrerai
Pour que tu saches
La grandeur de mon amour
La force de ma quête
La mortelle blessure
Jusqu’à mon dernier souffle
Je me rappellerai
À toi
Le temps est sans importance
J’habiterai ton silence
Comme le vent
Transporte les saisons
Le pardon sans l’oubli
Alors un jour
Au réveil de ta mémoire
Anesthésiée
Tu remercieras l’univers
D’avoir reçu sur ta route
L’amour sans fausse note
Naïf et pur
Comme la source
Du printemps
En éveil!



Paradoxe

Paradoxe:Le mot que dise le plus souvent les gens fragilisés par la vie est MERCI!



Le corps:Temple de tous les combats

Oh toi mon corps!
Temple de tous les combats
Assiégé de toutes parts
Tu résistes aux assauts
inattendus
Comme l’arbre aux saisons
Nouvelles
Un jour tu tomberas
Au champ de toutes
Les batailles
Comme la nuit fait naître
Le jour
Mais saches que mon âme
Éclaire ton armature trouée
Blessures lumineuses
De tes victoires
De la vie sur la vie
La mort en son heure
S’inclinera
Devant tant d’acharnement
Et de courage
Salut à toi
Temple du parcours de vie
Mon coeur est fier
De toi!



Citations

Le regard que l’on pose sur soi se reflète dans les yeux de l’autre -Christian Bilodeau



Cerf-volant de ballons au pays des étoiles!

Envolée vers des frontières
inconnues
Départ du chemin
De la poésie
Un cerf-volant de ballons
Au pays des étoiles
Du rêve
Messages d’espérance
Voyage poétique
Porter par les vents du golfe
Comme le souffle
D’une île s’avançant vers
La mer
Horizons d’arc-en-ciel
Altitude des magiques
Destinations
Parcours d’une infinie
Beauté
Celle des imaginaires
Au pays des rêves
Étoilés!