Sur la pointe des fleurs

Sur la pointe des fleurs
J’aimerais quitté ce monde
J’ai froid à mon jardin
Perdu les plus belles
Moi le poète en fleurs
Abreuvés de mes mots
Retenant mes pleurs
Que sont-elles devenues
Je n’entends plus leurs paroles
Si délicieuses en mon coeur
Le pays que j’habite
N’est qu’un gîte
Sur ma mémoire qui se meurt
Existe-t-il un pays
Un jardin
Où l’homme apprend
À cultiver les fleurs



Le temps un voleur de vie

Chaque seconde, chaque minute
Appartient à jamais
À ce temps voleur de vie
Il y a le temps qui passe
Celui qui s’envole
Le temps des roses
Le temps c’est de l’argent
Celui qui n’a pas le temps
Le temps qui prend son temps
Le temps perdu
Celui à qui cela arrive que de temps en temps
Le temps d’aimer
Celui de rêver
Si je l’avais su à temps
Quel temps fait-il?
Je n’ai pas vu passer le temps
Voilà il est l’heure!
Quelle heure est-il?
Minuit moins une…



Vivre seul…un pays d’adoption

Je crois que la solitude est un pays
Il en est un d’adoption
Tout s’apprivoise
Il y a plein de monde dans ma tête
Là dans mes imaginaires en création
Mes rêveries en cavale
Ma mémoire telle un film
Noir et blanc
Cette liberté de l’être
De penser, réfléchir, me projeter, écrire
Te faire vivre en mon coeur
Faire de toi ma muse en poésie
J’habite un pays d’adoption
Seul endroit où j’ai tout à offrir
Exister à contre-courant
Pour que plus rien ne meurt
À l’encre de mes mots
Voilà, je t’ai tout dits
Ma solitude un choix
Sur la conjugaison de la raison
Et celle du coeur



Général Mac Arthur 1945: Réflexion sur la jeunesse

La jeunesse n’est pas une période de la vie
Elle est un état d’esprit, un effet de la volonté
Une qualité de l’imagination, une intensité émotive
Une victoire du courage sur la timidité
Du goût de l’aventure sur l’amour du confort
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années
On devient vieux parce que l’on a déserté son idéal
Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l’âme
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui lentement nous font pencher vers la terre
et devenir poussière avant la mort.
Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande comme l’enfant insatiable: Et après? Il défie les événements
et trouve la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.
Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature
de l’homme et de l’infini.
Si un jour votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

Général Mac Arthur



Pourquoi as-tu peur de mon coeur?

Je t’ai offert mes mots
Comme un bouquet de mimosa
Sur tes printemps en fleurs
Un ode à ta beauté
À ton coeur de lumière
Sache combien ce souffle
Mis à nue
Empreinte du noble sentiment
Dépouillement de l’automne
Pour abriter ta saison nouvelle
Ne crains cet élan
Fais-moi confiance
Je te protégerai de ce chant d’amour
Dont tu es la muse
Je serai ton prince en poésie
Toi ma fleur
Là dans mes imaginaires
Où le silence sur mon sentiment
Dépourvu de toutes attentes
Douce brise
À cette quête délicieuse
Libre de ton envol
Juste pour que tu vois
Mon regard posée sur toi
Contemplé tes yeus de mer



La série « Apparences » réalisée par Francis Leclerc

J’avoue que j’anticipe avec curiosité la série « Apparences » écrite par Serge Bouchard et réalisée par Francis Leclerc. Que recèle l’âme humaine de ceux que nous cotoyons dans l’intimité, que nous croyons connaître parce que nous partageons leurs rêves, le quotidien au fil du temps, des années. Je connais Francils Leclerc, son talent, sa sensibilité de cinéaste, de réalisateur, sa quête d’authenticité sur les pas de ses imaginaires en création. Serge Bouchard est un talentueux auteur, préoccupé par les diverses facettes de l’âme humaine.
Alors nous verrons comment ces talentueux créateurs avec la contribution d’excellents comédiens, relèveront le défi de dévoiler les vérités de l’âme de leurs personnages, des drames familiaux sous le sceau du silence, des non-dits pour qu’ils ne fassent de bruit, dérangent l’ordre entendu des choses, l’image de personnages bien en vue dans notre société. Vérité ou mensonge sous le signe des apparences, parce que chaque famille ne cache-t-elle pas, ne module pas certaines vérités sous le couvert des Apparences…



Un nouveau souffle, une année qui ouvre les yeux…

Quatre saisons au grenier
Du temps
L’aube sur l’année à naître est en route
Les espérances du coeur, de l’esprit
Sur les pas des inattendues à déballer
Au jour le jour
Lumière sur mon jardin en fleurs
Beauté au rendez-vous des petits matins
Des nuits assoiffées d’imaginaires
Des poésies comme un souffle de mer
Arracher à ce rêve éveillé
Toute la substance du lien à naître
De ce qui doit fermer les yeux
Libre comme l’envol du cerf-volant
Dessinant dans la lumière du ciel
Un empreinte d’éternité
Aux regards des lucioles en fête
Sur les herbes
Devenues cierges allumés
Dans la nuit



Pensée

Chaque génération d’âge, de culture, de sexe recèle des dénominateurs communs. L’histoire de chacun de nous est unique. Les interrogations existentielles, les quêtes, les rêves, les deuils le long de la route sont le propre de chaque vie humaine. Ce qui nous différencie réellement les uns des autres sont les couleurs sur le chevalet de nos perceptions, notre attitude en relation avec le monde, l’univers qui nous entourent. C.B



Deux visions du monde

Deux amis marchent en forêt sur un des sentiers de la rivière Jacques-Cartier près de la ville de Québec. Sébastien interpelle son compagnon de marche:« Regarde Paul les nuages assombrissent le ciel, Il faisait si beau il y seulement quelques heures ». Paul son compagnon lui répliqua:« Voyons Sébastien, ils ont seulement décidé de venir rêver au-dessus de nos têtes ».



Ce sentiment de liberté qui m’habite

Toutes ces saisons pour apprendre de la vie
Combien de jours, de nuits
Sur le chemin de ma quête
De mes rêves d’amour
De réalisations, de liberté
Jamais je n’aurais cru
Fragilités du corps en sus
Atteindre l’inaccessible étoile
Celle de ma liberté d’être
Résonnance si chère à mon coeur
Dépouillé, larvé de mes chaînes
Imaginaires, chimériques
Au grenier de ma mémoire
Je suis ce que j’ai toujours voulu
Être
Lumière sur mes vérités assumées
Enfin je vis dans mon véritable pays
Aucun regret de ce qui a été
L’espérance au jour le jour
Du simple bonheur
D’exister en homme libre…