Le marais!

Devant le marais de silence
Le temps suspendu
Au pays des géants enracinés
Comme des flèches
Chatouillant le ciel
Tableau de Van Gogh
Sous nos yeux ébahis
Témoins de la terre au paradis
Nos coeurs sans mots
Par tant de beauté
Étirer le présent
Pour faire place au bonheur
Vin du soleil en bouche
S’enivrer du trésor sous nos yeux
Juste être là!
Entre la terre et le soleil
Attendant que têtes d’épingle
D’un ciel qui sommeille
Se mirent dans le marais magique
Pour révéler ses secrets!
Des géants qui chuchotent
Pour ne pas réveiller
Les nénuphars endormis!



Féminité en cavale!

Tes cheveux blonds
Comme les blés
Valsant dans le vent
Sur des musiques de Vivaldi
Tes yeux verts comme perles
Illuminant le fond
Des océans étoilés
Ton coeur en retenue
Comme la féminité de ton corps
En mouvement
Délicatesse des formes
Ondulations tel un chant
D’amour
Toi! Féminité en cavale
Que ta jeunesse et ta beauté
Demeurent éternelles
Tu apportes à l’automne de mes espérances
Le printemps qu’il me faut!



Le MUR DU SON de Québec!

Bon! nous nous décidons quelques membres de ma famille à affronter l’achalandage d’un samedi soir en fête dans la cité de Champlain.Voilà, nous voulons découvrir et surtout vivre cet événement culturel qui déborde d’originalité au niveau du concept. Une expérience auditive et visuelle à ne pas manquer!
Pour rien au monde nous ne serons pas de ce rendez-vous génial, avec ses trois cents choristes, 18 musiciens et plusieurs artistes de grand talent.
Une structure dont je ne sais la hauteur, mais qui abrite dans chacune de ces cases métalliques, des pupitres de choristes, motivés à nous en mettre plein les oreilles.
Des effets pyrotechniques et la projection d’images géantes sur des musiques rendant hommage à la chanson d’ici et d’ailleurs.
Olivier Dufour est un jeune créateur de Québec au talent reconnu! Il mérite que nous soyons témoins de son travail de création et de recherche de financement pour de grands événements. Nous sommes sur place, près du parlement. Une foule bigarrée, venue de Québec, mais aussi des régions de partout le territoire. Certainement un lot de premiers touristes voulant profiter des charmes que le temps a construits sur l’architecture des bâtiments et de nos rues à galets!
La foule est enthousiaste et fébrile de vivre des émotions anticipées.
Voilà! Le spectacle commence! Le Mur du Son s’éclaire! On aurait dit des êtres venus d’une autre planète, à bord de leur vaisseau de l’espace. Franchement impressionnés par les jeux de lumière, les éclairages du Mur sont surréalistes. Mais là où la déception ne fera pas dans la dentelle, c’est la sonorisation qui ne parvient pas à créer l’émotion que nous attendions tous. Le rythme imposé par l’orchestration aux diverses chansons et artiste crée une lenteur qui fait décrocher le spectateur. Le choix des images n’était pas harmonisé avec certains titres. Je pense au Tour de l’île de Félix? Aucune image poétique de l’île, de champs de blé, des battures. Du fleuve qui s’ouvre sur la mer! Même chose pour la langue de chez nous de Duteil!
Je regrette ces critiques! Mais le coeur et l’esprit du concepteur et producteur du spectacle n’ont pas livré les émotions à la mesure des attentes très élevées des spectateurs. Du moins, ceux de mon entourage.
L’émotion est le noeud gordien de l’acte artistique! Peu importe, le génie du créateur, si l’émotion ne se rend pas à l’auditoire, l’essentiel n’est pas là!
Je crois toujours que Olivier Dufour a une douance formidable pour la création d’évènements artistique de grande envergure!



Le bloque d’Armand Mackenzie: Les premières Nations!

Je vais à l’occasion sur un blogue qui m’interpelle par la qualité des textes et des réflexions. Celui de mon ami Armand Mackenzie. Une analyse des droits et la reconnaissance des peuples amérindiens et inuits du Canada, du Québec. Je veux lui rendre hommage pour son combat et sa détermination sans faille!
Sans les premières Nations, est-ce que nos ancêtres venus de l’autre côté de l’atlantique auraient pu survivre et bâtir le Québec et le Canada, comme nous les connaissons aujourd’hui? Il est impératif de soutenir le développement et le rayonnement de ceux qui ont contribué de toutes sortes de façon à la survivance de notre civilisation en terre d’Amérique du Nord.Nous avons un devoir de mémoire auquel nous ne pouvons nous défiler.
Je vous invite à prendre connaissance du combat de cet homme par amour de sa culture, de ses racines et la reconnaissance des droits des hommes et des femmes qui sont les premiers habitants de ce pays. Vous n’avez qu’à taper sur Google : Blog de Armand Mackenzie! Voilà, vous y trouverez des textes très argumentés et qui amènent à la réflexion.



Confidences d’amoureux!

Aujourd’hui, si tu me le demandais, mon coeur traverserait la rivière tumultueuse pour toi!Ma vraie espérance est qu’un jour tu me demandes de t’aider à traverser l’océan-Christian Bilodeau (Inspiration d’une citation de Félix Leclerc)



L’église des dogmes et des apparats grandiloquents!

La toute puissante église
Pour un Dieu tout puissant
Décorum ostentatoire
Apparats grandiloquents
Dogmes pour guider l’humanité
La morale sans discernement
Comme épée de damoclès
Sur les consciences des fidèles
À genoux devant la sainte mère
L’église!
Priez pour eux pauvres pécheurs
Ils ne savent pas ce qu’ils sont
Encore moins ce qu’ils font!
Le pasteur suprême
Le Christ!
S’il était sur terre
Aurait choisi les Jean Vanier
De ce monde
Pour aider l’homme dans sa quête
De lumière et d’amour
Universel!
Voilà un vrai pasteur modeste et simple
Au coeur lumineux
Aux actes d’amour et de compassions
Devant la souffrance de l’humanité!
Connaissez-vous l’Arche de Jean Vanier?



Que sont mes ennemis devenus!

Vous!
Qui un jour avez trahit
Comme l’on brise la branche
De l’arbre en fleurs
Profitez de ces fruits
De son parfum!
Je serai à jamais
Sur votre route
Attendant le moment venu
Comme la marée à la lune
Pour inonder vos bouches
Au goût de fiel
Le temps venu
De mon cerveau et mon coeur
Vous ferez payer centuple
Votre turpitude
En mon heure
N’ayez crainte!



Je marche à toi!

De quoi as-tu peur?
Découvrir ton miroir
Ton manque de toi!
Désir brûlant de tes passions
Latentes!
Conscience du temps qui passe
Sur ta peau
Endeuillée de sa jouvence!
Fais confiance!
Ta beauté aux creux de tes yeux
L’âme dans l’éclairage
De tous tes regards
Féminité en fleurs
Tu offres à l’homme d’automne
Le désir d’une renaissance
Espérance de cette flamme
Du coeur
Qui ne meurt jamais!
Voilà le mystère!
L’amour!
L’héritage qui seul survivra
À la mort!
Aime-moi!
Nous nous espérons
Depuis si longtemps!



Où était le drapeau du Québec à L’Espace Félix-Leclerc le 24 juin dernier?

Bon, là, je ne peux résister à la tentation de réagir à ce qu’il me semble une aberration, un manque impardonnable lors de notre fête nationale. Je pourrais vous écrire sur la fête du Canada aujourd’hui, mais sincèrement le coeur n’y est pas! Pas que le Canada n’est pas un beau pays! Mais en vérité, mes racines et fibres nationales appartiennent au pays de mes ancêtres, de mon enfance, de ma mémoire et de ma culture, le Québec!
Je souhaite une belle fête aux citoyens des autres provinces et respecte leur sentiment de fierté nationale. Mais mon propos concerne la fête nationale du Québec le 24 juin dernier.
Pour cette occasion, je décide de me rendre avec une amie sur l’île de Félix, ancrage du fait français en Amérique du Nord!
Comme vous le savez, ou sinon je vous l’apprends, j’ai un attachement bien senti pour un lieu qui se nomme L’Espace Félix-Leclerc situé à St-Pierre de l’île D’Orléans.
Disons que j’y ai consacré ce qu’il y avait de meilleur en moi, pour qu’un jour, après huit années d’efforts et d’embuches, je réalise ce lieu de mémoire, d’éducation et de diffusion en hommage à notre chantre national. Je me sens conforté d’intervenir sur le sujet. Ne serait-ce qu’à titre de citoyen du Québec?
Quelle ne fut pas ma surprise de constater, je dirais ma déception, de l’absence du moindre petit drapeau du Québec pour cette occasion, sur la façade du bâtiment! Lieu érigé à la mémoire de notre poète et de son oeuvre.
Pourquoi un tel dénuement de l’affirmation de notre appartenance en une journée ou l’expression de notre fierté mérite au moins dans le paysage visuel de ce bâtiment, une indication que nous nous souvenons?
Serait-ce que le président du conseil d’administration actuel, monsieur Pierre Gagnon, avocat fédéraliste, prêt à me donner sa démission du conseil d’administration alors que j’étais président de la fondation Félix-Leclerc, si j’acceptais à l’époque, de louer ce lieu à des membres de la société St-Jean-Baptistes de Montréal? Que Nathalie Leclerc se préoccupe davantage de son image sur les ondes de Vox et oublie qu’il ne faut pas seulement verser des larmes sur la chanson le Tour de l’île de Félix, mais que le drapeau du Québec mérite une place de choix un 24 juin, sur ce bâtiment de mémoire et de diffusion de l’oeuvre d’un homme qui s’est battu pour l’émancipation de notre peuple?
Une de mes connaissances m’a déjà sermonné parce que je m’intéressais encore au devenir de ce que j’ai contribué à réaliser. Drôle de paradoxe que de prétendre à un tel détachement, quand on constate ses propres critiques sur la protection et la mise en valeur de l’architecture patrimoniale de la ville de Québec à laquelle il a consacré une partie de sa vie, ses talents et ses rêves.
Impossible de ne pas intervenir de façon citoyenne quand il s’agit du patrimoine vivant qui représente un lieu d’ancrage pour l’expression de notre fierté nationale!
Avis aux membres du conseil d’administration de la Fondation Félix-Leclerc ainsi qu’à Nathalie Leclerc:Le 24 juin prochain, fête nationale des Québécois, je crois que Félix Leclerc ne vous garderait pas rancune de placer sur le mur du bâtiment, un drapeau représentant sa fierté et son appartenance avouée.Ce qui ne désavouera pas le président du conseil d’administration actuel de ses convictions politiques!



Les artistes que j’aime!

J’aime les artistes de la lumière, de l’écrit, de la matière. Ils ne sont pas souvent sous l’éclairage médiatique, mais leur démarche artistique a quelque chose qui relève d’une intimité créatrice unique. Pour moi, ils représentent des semeurs de beauté, nécessaires à une représentation unique de l’homme, ses imaginaires et une vision de l’humanité sous un éclairage qui apportent une valeur ajoutée à nos vies.
Les peintres, les photographes, les sculpteurs, les cinéastes de films d’auteur, tout le champ des arts visuels me fascinent.Quel courage que de créer bien souvent dans des conditions financières précaires! Ils ne sont pas commerciaux et doivent se battre pour la diffusion de leur art. Négligés par les médias et l’acculture d’une population du divertissement au premier degré, ils sont là, comme des ancrages que l’on reconnait, mais sans se bousculer aux portes de leurs expositions, de leurs films, pour acheter un tableau, ou payer un billet de cinéma d’auteur.
Ils survivent grâce à leur passion et détermination à toute épreuve. Mais dans une société de surconsommation et du divertissement, plusieurs vivent sous le seuil de la pauvreté. Pourtant, les grands noms de ce monde s’empressent après leur disparition de vanter les mérites de leurs oeuvres. Ici au Québec, si tu as un talent artistique et tu anticipes d’en vivre avec la passion au coeur et de l’âme, l’on considère que tu as déjà ta récompense. La culture sous plusieurs formes est pour l’apparat et le bon chic bon genre! Ça fait bien de visiter à l’occasion des expositions d’artistes, des vernissages de toutes sortes, des pièces de théâtre, un spectacle de danse classique ou autre. On les félicite, les congratule, mais on achète rarement leurs créations, sans qu’il n’y ait foule aux premières.
Souvent les artistes pour subsister, doivent vendre au rabais des oeuvres qui ont nécessité des heures et des heures de travail. Mais sur le mur du salon ou de la salle à manger, on se fait une gloire de les exposer!Moi je veux bien qu’on dépense collectivement des centaines de millions pour le hockey et ses jeunes millionnaires un peu confus, une grande roue au carré d’Youville, le festival d’été de Québec pour la promotion d’artistes de la chanson francophone??? Archi-médiatisés, mais de grâce, la vie culturelle de notre société au sens le plus noble du terme, doit trouver écho auprès des décideurs politiques, des médias et de la relève journalistique qui me semblent orientés dès les premières assignations à la loi du marché.
Notre société et les individus qui la composent, méritent aussi la découverte d’autres univers artistiques qui meublent l’intelligence du coeur et encouragent nos créateurs!Il n’y a pas que l’humour bas de gamme et insipide sans compter la chanson à dix mots dont six sont le refrain!
Mais comme le dit le spécialiste en publicité:Dis-moi quel événement annonce dans ton média, je te dirai la dimension de la couverture journalistique!L’homme politique:À quel événement artistique, ais-je le plus de chance d’être vu par le plus grand nombre? OK! on le subventionne c’est prestigieux!Le diffuseur:Combien de places je peux vendre avec cet artiste?
Les mécènes:Est-ce bon pour notre image institutionnelle? Courage mes amis artistes, peut-être que la reconnaissance arrivera sur vos vieux jours lors d’une soirée hommage!
La morale de ce texte:L’argent, les médias et le prestige sont des attributs nécessaires à la promotion et la diffusion d’une certaine culture en ce pays!La culture soumis au dictat de la rentabilité et des idéologies politiques!Beau programme pour un pays ou une personne sur quatre ne sait pas lire sans compter ceux qui écrivent au son et ne lisent pas du tout!
Par chance qu’il y a internet????