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2011
Les premières moutures de mon prochain livre « Par le carreau de ma fenêtre »
Préface- St- jean de l’Île d’Orléans, 2 juillet 2011
Voilà, après plusieurs années de ce passage obligé qu’est l’exil, la mort lente de ce qui fût, je vous propose un voyage au pays de ma mémoire, de mes pays intérieurs.
Sur les pas de ma renaissance, de ma mémoire en pelliculles noir et blanc, larvée des souffrances de la rupture d’un grand amour, des deuils obligés à celui ou celle conscient de n’être que de passage, de ma santé fragilisée, des rêves réalisés, brisés. Du dépouillement du coeur salutaire à mon âme réconciliée sur ce rêve éveillé qu’est le souffle que l’on appelle la vie.
Ma plume se laisse habiter par ce regard posé sur la vastitude, ma liberté sur les pas de mes imaginaires, ceux sur l’immensité de l’horizon, l’écoute de l’aube qui s’éveille, les paupières du jour qui se referment doucement sur le chant des oiseaux. Au temps qui passe sur les saisons nouvelles, celles de pommiers en fleurs, des champs de blé, d’orge, des labours, des feuilles fragiles qui annoncent le retour des critaux étoilés.
Je retrouve mes amis les arbres. Les tilleuls, les peupliers, les érables à sucre enracinés dans le sol, la têtes dans les étoiles comme les gardiens du temps qui passe. Je hume à nouveau les rosiers sauvages, les lilas en fleurs, les champs de fraises, des framboisiers sauvages qui font goûter, sentir bon le plaisir d’exister.
De par le carreau de ma fenêtre sur les coteaux du village de St-Jean de cette île de la poésie, je laisse mon esprit s’abreuver par les marées de ce long fleuve qui mène à la mer. J’écris avec mon coeur afin que les mots à l’encre de ce récit tel un éloge, un ode à l’amour, le rêve en partage, la force de l’ultime quête se transforme en un livre, un petit voilier de papier déposé sur le rivage.
Écrire au je demeure un défi très stimulant sur le plan littértaire et personnel. Plus de dix années d’espace-temps sur cette mémoire de l’une des plus belles périodes de ma vie. La plus douloureuse aussi sur les pas de ma renaissance, de la dialyse, des pertes de mes greffes rénales. Un éclairage personnel sur le déni systématique de mon empreinte, ma contribution à la mémoire du poète dont je ne peux faire silence. Une réponse qui risque de déplaire à ceux et celles qui veulent entretenir une perception onirique de cette histoire, de ce rêve réalisé qui mérite à tout le moins, mon regard posé. Si je ne le fais pas de mon vivant, ce rêve de coeur ne retiendra qu’une perception réductrice de ce qui a été à sa naissance, une grande histoire d’amour ( assurément pour moi) entre deux êtres sur les pas de l’oeuvre immense de ce fabuleux fils de pays.
Bonne lecture sur mes mots de vie…






