Poésie

À ta fenêtre!

À ta fenêtre!

À ta fenêtre je t’offrirai mes yeux!
Miroir de mon coeur
Amoureux!
Je déposerai ma vie sans ambages!
Juste pour ce qu’elle est!
Animée du désir puissant d’amour
De jardins de mimosas!
Une fenêtre ouverte sur ton monde
Mon âme et ses quêtes
Mes blessures cicatrisées
Pour t’aider à panser les tiennes!
Je t’offrirai une vue sur la mer
Pour partager l’horizon
Celui qui fait renaître à l’infini!
Toi du geste de la main
Tu soufflera à son creux
Le baiser comme l’empreinte buée!
Graver à jamais dans la mémoire
De nos visages amoureux!
À ta fenêtre je rêverai! je rêverai!
De toi! Éveillé!

Pour toi tendre Mouna! xxx

Toi dans la nuit qui danse!

Toi dans la nuit qui danse!

Ivresse de toi!
Mon coeur te respire
Comme le vin qui soûle
Mon corps à ta quête!
Je t’aime dans le rythme
De nos regards heureux
Bonheur d’occasions
Nos yeux amoureux
Le temps d’une chanson
Ton sourire en partage
Mes lèvres sur les tiennes
Baisers pour le plaisir du geste
D’exister près de toi
Quelques minutes ou l’éternité
Mémoire de tes mains
Nouées aux miennes
Sur une musique ou le temps arrêté
Dévoile nos secrets
Celui d’un possible amour
À l’abri de nos sentiments
En retenus!
Tu es la Frédérique de mes soirs
D’ivresse ou mon coeur
Séduit!
Est heureux près de toi!
Dans la nuit qui danse
Je t’aime!

Seul dans la nuit!

Seul dans la nuit!

Là! Franchement j’en ai marre!
Je détache les amarres
Comme le voleur de nuit
Trop lourde la noirceur m’envahit!
Ma raison ne tient plus l’argumentaire
Mon corps fatigué
Ne veut plus aller au combat!
La pauvreté que j’espérais éphémère
Ne sert plus ma liberté
Illusion et chimère!
Je n’ai plus d’habit du dimanche
Use ceux de la semaine!
En vérité!
La vie sans dimanche
Jours sans espérance!
Ma vie s’ennuie
L’entonnoir se rétrécit!
Je ne supporte plus mes chaînes!
Certains de mes proches non plus
Je crois!
D’ailleurs! Les ont-ils déjà comprises?
Allez!
À mon heure venue!
Je vous ferez le plus beau
Des pieds de nez!
L’oubli sera ma demeure!
Mon absence!
Votre vraie pauvreté
En pleine face!
Jamais ma pitié sera ma quête!
Je me ferai poussière d’étoiles
Juste pour vous voir de là-haut
Vous démerdez dans vos vérités
Préfabriquées!

Mouna Toujani poétesse de l’amour!

Mouna Toujani poétesse de l’amour!

Ton coeur plus grand que nature
Abrite tes blessures sous l’armure
Tu es le soleil qui danse
Au gré de tes imaginaires en fleurs
Jamais! Mes yeux ne se lassent de tes mots
Telle la brise venue d’un autre ailleurs
Tu sèmes sur l’horizon
La beauté du geste
Ton regard d’une infinie tendresse
L’amour sous ta plume
Un chant d’oiseau
Pour la saison nouvelle!
Grâce et volupté
Comme l’envolée des bernaches
Ta migration invite
Aux pays des aurores boréales
Des ciels ou l’on voit l’univers
Par les fenêtres étoilées
J’irai avec toi!
Chère Mouna!
Pour entendre un seul chant d’amour
Celui des amants éternels!

Au pays de mes ancrages!

Au pays de mes ancrages!

Rendre visite à mon enfance
Au pays de ma mémoire
À tuque et bas de laine
Du fjord au Saguenay
Jusqu’aux rives du Lac St-Jean
Dans les bras de mes racines
Baume pour le coeur
Dans les cellules souches
De l’amour
En héritage!
Toi mon pays
Poésie des géants
Jamais je ne t’oublierai!
Comment le pourrais-je?
Tu as sculpté mon regard
Sur le monde
Fais naître mon âme
Heureuse!

Défaire et refaire des noeuds!

Défaire et refaire des noeuds!

Au bout de ma quête!
Dans la vérité de mon être
Aux risques des pays qui m’habitent
J’accepte de défaire les noeuds
De mon coeur
Voyage aux confins de mes incertitudes
J’irai à ma rencontre
Voir si j’existe!
J’assume les risques
Ceux de refaire des noeuds
Comme l’arbre qui grandit
Le soleil ma demeure
Le vent mon souffle!
Migration vers de nouveaux horizons
Je suis l’outarde
Libre de son envol
Vivre en plein ciel
Pour voir mes rêves de plus haut!

Pour toi Ariane!

À quoi servent les poètes!

À quoi servent les poètes!

Ses yeux follement
Amoureux!
De cette jeune femme contemplant
Sur l’horizon
Le crépuscule du jour
S’endormir doucement
Sous le soleil valsant avec la terre
Elle attendait sans dire mot
Les étoiles naissantes
À têtes d’épingle
Laissant filtrer
Comme des petites fenêtres
La lumière de l’univers
Sa quête de beauté
Comme le ruisseau
Cherchant sa rivière
Lui!
Il ne voyait qu’elle!
Plusieurs années plus tard
Elle se jeta dans d’autres bras
Ceux de la mer!
Il comprit dès lors!
S’il avait été poète
Son âme aurait su
Que sa véritable espérance
N’était pas la rivière
Mais découvrir la grandeur
La force des océans
La profondeur de la mer!

Le marais!

Le marais!

Devant le marais de silence
Le temps suspendu
Au pays des géants enracinés
Comme des flèches
Chatouillant le ciel
Tableau de Van Gogh
Sous nos yeux ébahis
Témoins de la terre au paradis
Nos coeurs sans mots
Par tant de beauté
Étirer le présent
Pour faire place au bonheur
Vin du soleil en bouche
S’enivrer du trésor sous nos yeux
Juste être là!
Entre la terre et le soleil
Attendant que têtes d’épingle
D’un ciel qui sommeille
Se mirent dans le marais magique
Pour révéler ses secrets!
Des géants qui chuchotent
Pour ne pas réveiller
Les nénuphars endormis!

Féminité en cavale!

Féminité en cavale!

Tes cheveux blonds
Comme les blés
Valsant dans le vent
Sur des musiques de Vivaldi
Tes yeux verts comme perles
Illuminant le fond
Des océans étoilés
Ton coeur en retenue
Comme la féminité de ton corps
En mouvement
Délicatesse des formes
Ondulations tel un chant
D’amour
Toi! Féminité en cavale
Que ta jeunesse et ta beauté
Demeurent éternelles
Tu apportes à l’automne de mes espérances
Le printemps qu’il me faut!

Que sont mes ennemis devenus!

Que sont mes ennemis devenus!

Vous!
Qui un jour avez trahit
Comme l’on brise la branche
De l’arbre en fleurs
Profitez de ces fruits
De son parfum!
Je serai à jamais
Sur votre route
Attendant le moment venu
Comme la marée à la lune
Pour inonder vos bouches
Au goût de fiel
Le temps venu
De mon cerveau et mon coeur
Vous ferez payer centuple
Votre turpitude
En mon heure
N’ayez crainte!