Poésie

La représentation de soi!

La représentation de soi!

La perception la plus importante
Celle de soi!
Harmonie de l’être
Juste pour le plaisir
D’exister
Dans l’authenticité
La vérité
À la lumière du jour
Souple comme le vent
Le coeur en jouvence
L’esprit ouvert
L’amour en partage
Libre
Des préjugés qui rétrécissent
Notre vision du monde
De soi-même
La tête dans les étoiles
Le temps de voir
Si l’on y est!
J’y suis! J’y reste!

Vivre!

Vivre!

Aller là où la vie est riche
Pleine de couleurs
Comme la toile de l’artiste
Féconde comme femme
Qui porte la vie
Libre dans sa tête
Comme l’envol de l’oiseau
Migrateur
Savoir la valeur de l’instant
Présent!
Des êtres de lumière
S’adapter sans cesse
Aux deuils sur le chemin
De sa quête
De l’homme nouveau
Mille fois à reconstruire
Dépouillement de l’inutile
Des absolus fragiles
Sans préjugés
Qui cache l’horizon
Sur la mer!
Quête du jour
Qui s’endort avec
La nuit
Pour mieux rêver
La vie!

Toi!

Toi!

Toi au coeur de braise
Comme l’iris
De tes yeux
Toi qui ne vois pas l’immense
Beauté qui t’habite
Toi qui cherches tes ancrages
Pour la paix de ton âme
Fragile comme feuille
À l’arbrisseau
Belle comme la source
Vive
Au réveil du premier
Chant d’oiseau
Sache que je te vois
Moi!
Riche de toi
Je suis Roi!
Ma douce déchirure
Mon regard sur l’horizon
Jusqu’à toi!

Ce texte! Je le dédie à Véronic Audet,
ma belle amie photographe xx

Hymne à la beauté!

Hymne à la beauté!

Je suis là
Mes yeux n’ont d’yeux
Que les tiens
Tu es le printemps
De tous les ravissements
Au milieu de la foule
Je n’entends que ton coeur
Battre le rythme
Toi le vent qui danse
Comme champs de blé
Sur l’horizon
Ode à ta beauté
Fleur de toutes les passions
Artiste du mouvement
Il me tarde
D’aller rêver de toi
Pour te voir danser
Sur les étoiles!

La noce!

La noce!

Sur le parvis de l’église
Les mariés dansent
Tous voiles en fête
Rythmes des amants
Le coeur enivré
Dédouanant les corps
Revêtus de blancs et noirs
Sous la nuit lunaire
De pas chorégraphiés
Sur les marches
Nuptiales
Scènes des mouvements
Mises en lumière
Rejoignant les badauds
Pour une poésie
Des petits pas
Danser
En toute humanité
Telle une grande
Fête foraine!

Un petit texte poétique en hommage aux danseurs, danseuses du spectacle présenté dans le cadre du Carrefour international de théâtre de Québec. Le tout se déroulait sur le parvis et la place de l’église St-Roch.

Danse des corps!

Danse des corps!

Volupté des corps
En mouvement
Grâce et beauté
Ou se conjugue la cadence synchronisée
Des rythmes
Subjuguant le coeur et l’esprit
Des spectateurs
Par l’émotion à ses pôles
Célébrant la vie en fête
Comme champagne
À bulles
Découverte d’un art
Tel un premier amour
Rencontre des imaginaires
Créateurs
Poésie des pas, des gestes
Qui habite des heures durant
La force et la tendresse
D’une ode à la vie!

La dictature du coeur!

La dictature du coeur!

Le coeur a ses lois
Il a la mémoire
Courte
L’amour est sa raison
Aucune justification
Aux rythmes de ses battements
Il peut-être glacial
Comme les vents sur la blancheur
Des vastitudes sans frontières
Ou torride comme braise
Du feu qui se consume
Il est le maître absolu
Sa dictature est sans pitié
Il n’obéit qu’à ses règles
Je t’aime!
Je ne t’aime plus!
Qui osera le défier?
Le langage de la raison?
Malheureusement…
Il est unilingue!

Pommiers en fleurs

Pommiers en fleurs

Je suis des nids de merles
Du printemps en fleurs
Comme les mots
Colorent l’âme
Du poète
Je suis l’arbre en fête
J’offre les fruits
De l’amour
Peu importe
Le temps qui passe
Ma jouvence
Liée aux feuilles
D’automne
Je suis d’Ève et d’Adam
La pomme
Ne demandant qu’à être
Croquer
Par le péché de l’innocence!

Toi ma mer!

Toi ma mer!

Tu es l’océan qui fait
Naître
De tes vagues je me berce
Habite mes enfances
Jusqu’à la rive
De tes caresses
Tous les temps conjugués
Pour l’enfant que je reste
Lié à toi
Comme l’astre et la marée
Dans l’espérance
Naviguer sur ton horizon
Dans la voilure d’un vent
Hors du temps
Un privilège
Voyager à tes bras
De mer
Tu demeureras à jamais
La mer
Ma mère!

Ton fils xxx

Noce chez les lucioles (suite)

Noce chez les lucioles (suite)

Après l’amour, Charles et Pascale s’endorment quelque temps, les corps rassasiés, près du feu. Le soir se lève dans un ciel dessiné de millions de têtes d’épingle.
Au réveil, sans avoir mangé, ils constatent qu’ils sont entourés au sol, tout autour d’eux, à perte de vue sur les champs, de minuscules lumières phosphorescentes.
Le spectacle est magique, surréaliste. Tous ces petits faisceaux lumineux qui de façon intermittente, scintillent comme des petites chandelles dans la nuit.
Jamais de ses yeux vus, Charles qui est un né natif du village, un habitué des bas-fonds de la terre et des battures, n’a été témoin d’une telle beauté, d’une telle féérie.
Le ciel et les champs sous l’éclairage de millions de battements d’ailes et la lumière venue de l’univers.Comment espérer davantage de la vie?
Un moment de grâce ou deux amoureux éperdus, reçoivent en cadeau d’amour, la noce des lucioles, dont ils sont les uniques invités.
Tous les deux sont comme des enfants, ne pouvant avaler une bouchée, tellement la scène capte tous leurs sens. Ils dormirent à la belle étoile, sous le battement d’ailes des millions de lucioles en fête.
Ce soir de juillet, l’amour de Pascale et Charles avait vécu l’innommable, l’unique, le précieux moment qui laisse l’empreinte à jamais, d’avoir ressenti le jardin d’éden sous l’impulsion de la nature en fête.
Malheureusement, leur amour subira quelques années plus tard, une rupture sans retour. Pascale est morte sur le coup dans un accident d’automobile.
Quelque part, Charles était mort avec le tragique destin de Pascale.
Charles était un personnage plus rêveur, plus idéaliste que son amoureuse.
Sa nature profonde et son âme ne pouvaient trouver la plénitude du coeur sans l’amour de la femme de sa vie. Il retourna seul à plusieurs reprises, au même endroit,les années qui suivirent la mort de son âme soeur.
Le temps avait cristallisé ce moment qui ne reviendra jamais! Peut-être que les lucioles ce soir là, savaient des choses sur l’avenir de nos amoureux.
Elles ont décidé de graver pour toujours cet instant d’amour absolu, par la plus grande noce des lucioles, jamais revue sur les bas-fonds, près des battures.
Ainsi, Charles et Pascale resteront dans la mémoire de millions de lucioles, la représentation de l’amour mythique chez les humains.
La noce des lucioles marqua l’imaginaire des générations des villageois qui ont entendu le témoignage de Charles sur ce moment béni.Cette noce est devenue avec le temps, une légende!

Je vous assure que cette histoire est un fait vécu! Allez chez les lucioles au mois de juillet dans les bas-fonds près des battures! Prononcez les noms de Pascale et Charles, les champs s’illumineront!