Combien de jours, de nuits
Devrais-je faire silence à mon coeur
Sur les pas de ma quête de toi
De nos regard, nos rires complices
Je sais, tu sais combien nos désirs
Plus puissants que tempête au large
Telles deux saisons
L’une sur la naissance du printemps en fleurs
L’autre abritant le souffle de la passion
De cet automne qui ne craint l’hiver
Tu seras mon dernier chant d’amour
Accompagne-moi sur les pas de ce rêve
De nous deux
Permettons-nous cette douce folie
De nos coeurs assoiffés
Je ne veux renoncer à tes parfums
L’odeur de tes cheveux blonds
Ce champs de blé dont je rêve
Vastitude en poésie
Sur l’infini horizon
Ta peau douce satinée
Que mes mains telle une brise
Caressante
Laisseront une empreinte à jamais
Sur notre mémoire de coeur, de corps
Mais ne me demande pas de taire
La vie que tu fais battre en moi
Sache que mon irrésistible attrait
Saura t’attendre à l’ombre
Des pommiers en fleurs
Seul mon silence fera bruit
Sur ton coeur
N’entends-tu pas
Les silences à mon coeur
Pourtant tu l’habites
Si délicieusement
Là dans les méandres
Des imaginaires secrets
Il caresse le tien chaque regard posé
Attendre la venue des cristaux étoilés
L’espérance inavouée
De tes printemps en fleurs
Telle une quête indomptée
D’une saison nouvelle
Qui ne cesse de rêver
Oh combien il serait bon
De briser les chaînes
Sur les silences du coeur
Pour qu’un instant, un seul instant
Nous soyons le monde, l’univers
Toi la brise
Moi le vent
À ce souffle en poésie
Souder à tes reins
Toi ma fleur…mon éternité
Je m’endors dans les bras du rêve jusqu’à ce que l’aube ouvre les yeux. Je réalise que je rêve de toi…
Je croyais, je crois toujours que l’amour, le grand, le fou, l’inépuisable, l’indompté tel un souffle qui arrache tout sur son passage, celui-là porte les ancrages de plus grand encore. Plus puissant que le désir insatiable de la chair, de la jouvence en fleurs, du printemps éternel des amants, oui je crois qu’il existe.
Je suis à sa quête, je le trouverai! Il se cache dans les pays sans papier, des coeurs larvés de leurs souffrances, prêts au dépouillement, dénudés comme l’enfant à naître. Un jour, une nuit, je me retrouverai seul face à face avec lui. Nous traverserons le véritable chemin de la poésie…
Il pleure en mon coeur
Douce chanterelle
Voyage en ton pays
Dont mon regard
Ne peut se poser
Qu’à ses frontières
Laisse-moi écouter
Ta délicate, douce sonorité
Je sais..oui je sais!
Jamais je ne serai l’archet
De tes printemps en fleurs
Mais sache qu’à ma mémoire
Forte brise à mon coeur…
Monsieur le Juge « La raison »
Quelles sont les charges retenues contre monsieur « Le coeur»
Le procureur de la Couronne: Monsieur le coeur a des battements jouvenceaux
Pour une jeune fleur de pommier
C’est le chaos, il en perd la raison
Il se permet de rêver à un âge
Dont il n’a pas les capacités du coeur
Tous sont d’accords, les cardiologues, ses amis, parents, la société
Il se bute obstinément votre honneur!
Monsieur le juge: Qu’avez-vous pour votre défense monsieur le coeur?
Le coeur: En toute vérité votre honneur je ne sais trop quoi vous répondre. Tout ce que je sais, c’est qu’elle sent le parfum des pommiers de la saison nouvelle quand elle est là près de moi. Je me sens revivre à ses pas, son sourire, la beauté de ses yeux comme perles d’eau sur ma vie assoiffée. Elle est le torrent qui chavire ma mémoire en fleurs. Je renaîs à chacune de ses présences, du petit geste de la main qui tisse le lien comme l’arbre à ses racines.
Le procureur: Ne voyez-vous pas qu’il est aveuglé par la passion de l’amour monsieur le juge?
Le juge: Êtes-vous d’accord monsieur le coeur que l’amour surtout à votre âge vous rend complètement aveugle. Un danger pour la société, pour vous-même!
Le coeur: Monsieur le juge avec tout votre respect, je préfère être aveugle par amour dans l’espérance de ne plus jamais y voir clair.
Le juge: Monsieur le coeur, au nom du Tribunal de la Raison, je vous condamne à demeurer aveugle le temps qu’il faudra afin qu’un jour ou une nuit vous recouvriez la vue. Suivant….
Le Procureur de la raison: J’appelle monsieur et madame Jolicoeur agés de 28 et 30 ans parents de trois enfans en requête de divorce monsieur le juge.
Le cynisme cette bête immonde
Tue à petits feux de brousse
Le coeur de l’homme
Ancrage irrévérentieux de l’apathie
De l’immobilisme
Figeant l’horizon
Le regard sur la mer
Nourrie par la luxure des petits rois
De l’avoir sur l’être
Seul le rêve de soi
Le rêve tout court
De pays intérieurs sur les pas
De l’imaginaire
De l’acte créateur
Dépouillement des illusions
Des mondes chimériques
Qui promettent le bonheur
Le rêve de soi
Du Nous collectif
La voie royale contre le cynisme
Dans tous ses états
Sur les pas de la mesquinerie
Tu éclabousses de ton fiel
Mes mots sur le voile
Des sous-entendus
Semence sournoise sur la toile
Lâcheté des faibles
Des coeurs asséchés
Peur de l’authentique lumière
La vérité sur l’aube
Qui se lève
Un jour peut-être
La vie t’enseignera ses lois
Que l’on est princesse en son royaume
Si c’est celui du coeur
Il y a si longtemps
Que j’avais caresser
Humer la peau douce, délicate
D’un coeur fragile
À l’écoute complice
D’un petit banc de parc
Mains, bras, paroles
Comme une écharpe de soie
Autour de ce sentiment naissant
Une brise, celle de la nuit
Qui ouvre les yeux
Le regard posé aux chuchotements
En confidences
À l’écoute de ce petit banc
Mémoire condamnée au silence
À la délivrance des coeurs
Reconnaîtrait la couleur des corps
Des âmes
Assise sur l’horizon
La lumière se lève
Je la vois
Par le carreau de ma fenêtre
Comme un petit cierge allumé
Sur la mer agitée
De mes pays intérieurs
Cette quête sans fin
De ce qui est vrai à mon coeur
Toutes ces images entassés
Dans l’armoire du temps qui passe
Tic tac de l’horloge me rappelant
Qu’un jour il fera nuit
Sur mes incertitudes
Tout passe, bascule, meurt doucement
Dans l’oubli
Éphèmérité du rêve conscient
De ce qui a été, sera peut-être!
Que restera-t-il sur l’empreinte
De mes pas?
Une émotion, le parfum des rosiers sauvages
Des mots en poésie
Pour panser grandes blessures
Contribuer à la beauté du monde
Un peu j’espère!
Il restera je crois
Ce regard qui m’habite
Une simple fleur revenant
À la mer