Le jour a fermé les yeux
La nuit garde silence
Pour que je puisse rêver de toi!
Sur cette musique je prend ta main
Douce et fine comme brise sur la rosée
Du petit matin
Du bout de mes doigts sur la paume chaude et humide
Au creux de celle-ci
Dessine le contour de mon coeur
Pour que tu sentes les battements
De mon seul chant d’amour
Toi!
inspiré de la musique de André Gagnon
« Comme au premier jour» sur Youtube
Sur son piano blanc ailé, l’artiste des notes, des musiques, des mots en poésie, d’un dernier regard tendre, prend son envol vers de plus vastes horizons, Là ou son âme renouera avec les liens d’amour sur l’empreinte des blessures du coeur, du corps, à jamais et pour toujours purifiées de ses maux.
Sur les traces du créateur, d’artiste, demeureront dans les ancrages de notre mémoire collective. Son oeuvre endimanchée accompagnera les pays intérieurs des humains de sa race, toutes générations confondues par le vaste monde ou la musique est universelle!
Merci Claude Léveillée pour être aller au bout de votre quête, de vos réves, de votre oeuvre, de vos souffrances aussi! Bon voyage sur les ailes de votre piano poétique, votre piano…nostalgique!
La nuit ferme les paupières
Sur mes amours de coeur
Mais je ne m’endors pas encore
Comment pourrais-je?
J’entends le tic tac du temps
Sur mes nuits qui s’étirent
Solitude qui habille mes espérances
Mes rêves de toi
Seras-tu au rendez-vous du lien
À naître!
Illusion sans âge d’une promesse éternelle
Renoncement à l’arbre en fleurs
Je ne peux m’y résoudre
Alors je t’attendrai près du grand tilleul
Gardien des pommiers de la saison nouvelle
Endimancherai mes sentiments de l’aube
Qui s’éveille
Dans mes mains un bouquet de cerfs-volants
À sa corde nous enlacerai
Voyage sur l’envolé du dernier serment
D’amour!
Abandonner c’est lâcher prise
Initier ou subir la rupture
De ce qui semblait acquis
C’est fermer la lumière
Pour s’ouvrir à d’autres éclairages
Prendre le risque de la rencontre
Avec soi!
Du chaos
La souffrance en partage
L’espérance du meilleur
Assumez le non-retour
Ne conservez que la mémoire
Des images couleurs
Entassées pèle-mêle
Jusqu’à cinémascope
Noir et blanc
Faire le deuil de ce qui a été
De ce qui aurait pu être
Ne reviendra jamais
Tribut de la rupture
Allez aux risques de soi
Sur les pas de sa renaissance!
Voilà! Après quelques années de ce passage obligé qu’est l’exil, la lente mort de ce qui fût, je retourne recouvrez mon véritable pays intérieur. Sur les pas de ma renaissance, de ma mémoire toute neuve, lavée des souffrances de la rupture, des deuils, des mes rêves réalisés, brisés, au prix douloureux du dépouillement de l’homme d’une autre vie, salutaire à mon coeur, mon âme réconciliée, en paix. Ma plume se laissera habiter par mon regard neuf posé sur la vastitude, l’écoute de l’aube qui s’éveille, aux paupières du jour qui se referment doucement sous le chant des oiseaux, des saisons qui passent lentement, des arbres en fleurs, des champs de blé, d’orge, les labours, l’odeur des semences qui préparent la saison des récoltes, des feuilles fragiles qui annoncent les retour des cristaux étoilés.
J’irai contempler les tilleuls, les peupliers, les érables à sucre enracinés dans la terre comme les gardiens du temps qui passe.
Je humerai à nouveau les rosiers sauvages, les lilas en fleurs, les champs de fraises et de framboisiers sauvages. De ma fenêtre sur les coteaux de St-Jean de l’Île D’Orléans, je laisserai mon esprit s’abreuver par les marées de ce long fleuve tranquille qui mène à la mer. J’écrirai avec mon coeur, habiter par cette île, afin que mes mots en poésie, en récit, comme un éloge, un ode à l’amour, le rêve en partage, la force de l’ultime quête se transforment en un livre déposé telle un petit voilier de papier sur le rivage, attendant le moment magique, qu’il soit emporté, protégé pas les bras de mer.
Il existe en mon pays intérieur, un autre pays, plus vaste, plus profond, poétique, parfois chimérique, celui de l’amour. Le coeur sur les saisons de ma route, se fait jouvence, solitude, mémoire, espérance, souffle automnale sur les jardins en fleurs. Combien de jours, combien de nuits, me reste-t-il à rêver en y croyant encore aux mots je t’aime d’une bien-aimée?
Cette fleur en mon jardin, dont je me soûlerai de ses parfums, la douceur de sa peau, de sa tignasse généreuse et abondante. Pourrais-je encore m’abreuver à sa bouche, à ses lèvres, ce fruit si délicieux qui étanche toutes mes soifs. Caresser, humer les rondeurs de sa féminité pour m’y perdre, y accéder sans cesse telle un paradis ou l’on y risque à chaque instant sa vie.
Je rêve de cette rencontre, de ce lien qui m’enivrera de la saison nouvelle, car à deux, ne sommes-nous pas le monde?
Oh toi petit ange
On t’a volé ton coeur
Blessé la beauté de ton âme
Sur les fragiles pas de ton enfance
Tu n’as plus confiance en toi
En l’humanité
Les cicatrices de la maltraitance
Accompagnent ta mémoire
Qui pleure les blessures
Des êtres mal aimés
La solitude
Ton refuge sur les deuils
Des coups portés à tes fragilités
Devenues des plaies qui saignent
Les globules rouges qui ne s’assèchent plus
Tes imaginaires
Univers de tes mondes trash
Fuir les regards sans lumière
Offre tes souffrances
Comme une prière à l’univers
Sache qu’il y a des coeurs
Qui sentent bons
Comme les mimosas en fleurs
Ta détresse seule, isolée
Dans l’antre des tes anxiétés
De tes délires
L’écriture au JE ta délivrance!
Je serai ton lecteur
Ton ami, ton frère
En humanité
Je veux que tu apprennes l’amour
Celui de ton coeur meurtrie!
À mon coeur conquis
De ses yeux mouillés
Comme la rosée du jour
Sur ses matins
Qui pleure son chagrin
S’élevant jusqu’aux nuages
Ils offrent à mon regard
Perles d’eau
Métamorphose en arc-en-ciel
Par l’astre lumineux
Qui sur la grande toile
S’ouvrant sur ses mondes
Dessine les couleurs de ses éclats
Jusqu’au soir venue
Ou la nuit endort le jour
Ses yeux
Le chant des lucioles
Comme des petites lucarnes
Illuminent
Mes rêves d’amour
Que même le vent du nord
Ne saura éteindre!
D’un petit geste de la main
Par le carreau de ma fenêtre
Je tisse le lien
Pour que la mémoire du coeur
Me rappelle à toi
À ce cerf-volant qui traverse
La mer
Je t’offre sur l’aube
Qui ouvre les yeux
Perle d’eau pour abreuver
Le fruit de tes amours
Tes imaginaires secrets
Exister dans ton regard
Parce que vivre pour moi
C’est cette fenêtre
Qui s’ouvre sur l’horizon
Ce petit geste de la main
Une simple rose en poésie
Voilà tout mon avoir
Prend-le
Un jour sur le passage du temps
À l’automne de ta vie
Ce simple geste en poésie
Se fera douce brise
Sur tes blessures de coeur
Blancheur immaculée
Sous la lumière en renaissance
Du printemps qui s’éveille
Écoutant le chant des glaces
Qui pleure comme un hymne
De tes rivages assoiffés
Caressant lentement vers les arbres à sucre
Tu offres aux regards conquis
La beauté en poésie
Tes champs respirent
Par les pores de tes cristaux étoilés
Comme perle d’eau
Abreuvant tes battures en éveil
De l’envol des outardes
Annonçant la saison nouvelle
Celle d’une île dans l’eau
Reprenant le voyage
Vers la mer!