Seule comme île
Mon armature sur le rivage
Déposé
À faire et refaire des noeuds
Combien de loups de mer
Fait naviguer
Avant d’ancrer toutes voilures
De ma coque fatiguée
Sous l’oeil attendrie de la lune
Sentir les caresses
De ses marées
Entendre de mon éternité
Le chant des vagues
Aux rythmes des cadences
De toi ma mer
Mon esprit à jamais immortalisé
De l’usure sur l’armoire
Du temps
Grâce à toi l’artiste
Ma mort n’aura pas été vaine
Gardienne de mes songes
De mes rêveries
Libre de ces amarres
Prête à prendre le large
Aux regards neufs posés
Sur ces pellicules en noir et blanc
Telle une fleur dans l’eau
Ou coquillage de mer!
Texte hommage
Voilà! Ce soir dans la quiétude de la nuit qui s’endort, je me glisse doucement dans mes imaginaires pour te retrouver, être seule avec toi, sans les barrières du temps et de l’espace. Tu pourrais être ma fille, mon amie, mon amante, mon ardente, la plus précieuse fleur en mon jardin. Mais j’ai fais de toi ma petite soeur, ma fleur d’éternité. À l’automne de ma vie, je pose les yeux sur tes printemps, ta beauté, ton intelligence vive comme le ruisseau qui coule, caresse, dessine les plus beaux paysages.
Ton âme d’artiste m’émeut, me soulève, me transporte là ou mes yeux peuvent s’y abreuver, étancher cette soif insatiable de ce qui sent bon à mon coeur. Avec toi, je parcourais tous les univers inconnus, tenant ta main fine dans la mienne comme les racines à l’arbre de vie. Sur tes fragilités, les brisures sur l’enfance, celles de ton coeur de petite fille blessée, je t’offre mes épaules, mes bras meurtries pour t’aider à traverser la mer, celle qui mène sur l’horizon sans fin, des rêves plus grands que nature.
Je serai pour toi, cette île au loin, ce lien ou tu pourras venir y déposer tes rêves, tes chagrins, tes espérances, cicatriser tes blessures.
Je me ferai souffle comme le vent sur la voile du voyage, brise caressante sur ta peau de soie asséchée par l’eau de mer, lumière du monde pour allumer tes yeux comme perles d’eau s’offrant au soleil. Si tu le veux, tout est à toi, prend-le! N’aie crainte! Au bout du voyage en poésie, j’y déposerai le bâton du pèlerin de ma propre existence, mes rêves de toi réalisés, ferai lever grand vent pour ton retour sur l’empreinte de la mémoire de ce que nous avons vécu toi et moi!
Du rivage de ce pays inconnu ou je ne puis t’emmener, mes yeux comme le dernier petit geste de la main, salueront la chance qu’il m’a été donné d’être le jardinier d’une si lumineuse fleur, fleur d’éternité!
Mais sache qu’il te restera de moi, cet île que je te lègue, afin d’y déposer tes rêves, ton regard s’avançant vers la mer!
Oui! Là dans la nuit qui s’endort
Je veille sur ma mémoire toute neuve
À l’empreinte de tes mots
Résonance
Sur mon esprit abreuvé
De ta féminité lumineuse
Ton intelligence
Comme une source intarissable
De ce qui sent bon
À mon coeur
Mes mains frôlant en retenue
Ton corps surpris
De mes caresses douces
Comme cette petite brise
Inattendue
Acceptée avec pudeur
Lors de sa venue
Tes yeux rieurs
Complices de nos premiers gestes
Sensibles, délicats
Pour ne pas brusquer la magie
Du lien à naître
Dont ni toi, ni moi
N’en connaissons la nature
Mais assurément
Il sera sous le signe de la création
De la liberté, du partage
D’une saison nouvelle.
Quête de toutes les quêtes
Énergie quantique
Transforme, illumine, tisse
Sublime la force du lien
Celui pour lequel nous sommes
Créer
Cicatrise toutes les blessures
Du coeur sous l’armure
Devenue peau de chagrin
Enflamme le regard
Vivifie l’esprit
Purifie l’âme
Nous sommes le monde
Deux pour toujours
Tu as prêté serment
Moi aussi!
Je peux mourir
Tes yeux sont là
À jamais le je et le nous
Nous sommes l’univers
Mon amour!
Pourquoi allez aux risques
De soi?
Bouleverser la quiétude
L’ordre tranquille
De ce qui est!
Cherchez le souffle du changement
Quand la brise douce
Berce le confort
Sur ce que je suis
Là! Dans le mouvement tranquille
Des feuilles d’automne
De ma vie
Ne suis-je pas fait pour l’envol?
Le grand dérangement?
Briser les chaînes
De l’oubli
Celui qui dévoile
Le sens de ma liberté
Celle de ma quête au temps
Ce temps qui me fait
Passager aller simple
Je choisis mes possibles!
La création
Mon chemin d’exil
Voyage de l’intérieur
Au pays de la survivance
Du dépouillement obligé
Afin de naître et renaître
Sur ma mémoire
Qui un jour ou une nuit
Fermera les yeux
À l’écoute
De mes chants d’amour
Avec comme seule certitude
D’avoir vécu pleinement
Au péril de ma vie
Une île comme une fleur dans l’eau
S’avançant vers la mer!
Aux ancrages
De tes battements
Du coeur!
Grand souffle dans la voilure
Tu célèbres aujourd’hui
Le passage du temps
Sur tes pas de vie
Ton regard posé
Sur l’immensité
De tes horizons!
De tes amours de chair
De coeur et de sang!
Tu peins de tes imaginaires
Les couleurs de ta mémoire
Conjuguée
À toutes les saisons !
Tu gardes le cap!
Comme fleur d’éternité
Sur l’amour infinie
Assise de tes passions!
Ton âme
Sur la rosée
De tes petits matins
Embrase le coeur
De ta descendance
Sur les printemps de tes renaissances
Tel un phare allumé
Dans la nuit!
Demeurera à jamais
La femme, l’artiste
La mère
Sans âge!
La plus déterminante rencontre
Qui mettra au monde
Notre premier cris!
Un magique anniversaire maman!
Ton fils Christian xxx
2 février 2011
Peu importe les blessures
Les cicatrices comme un empreinte
Sur mes fragilités mises à nues
Jusqu’à mon dernier souffle
De vie!
Traverserai à pieds la montagne
Naviguerai sur toutes les mers
Avec comme seule appui
Le bâton du pèlerin
Celui de l’homme en marche!
J’inonderai mes matins
De mes rêves
Si précieux à mon coeur
Avide de lumière
Sur les deuils à mes pas
Ouvrirai la route
Au temps présent
Pour terminer la construction
Du nid de ma mémoire
Risquer ma vie encore une fois!
Pour crier à plein poumons
Du coeur!
La rage de ma quête
Ma colère¨re silencieuse
Que seuls mes imaginaires
Debout!
Défiants le réel
Sauront porter mes désirs
D’exils
Ceux de l’homme libre!
T’offrir ce qui te ressemble
À tes épaules
Légèrement dénudées
Recouvrir ton coeur
De la beauté du geste
À mon âme ravivée
Celui de cet instant
Que je fais fleur d’éternité
Ou je t’emmène
Vers ce pays ou il n’y a plus
De temps
Que l’odeur charnel
De tes lèvres
Au baiser
À ton insu je t’ai volé
Une image de toi
Comme ce cadeau déballé
À ton regard
Sur moi posé
De milles couleurs
Je t’ai habillé
Pour que tu sois la plus belle
Aux yeux de l’immensité
Va maintenant!
Je te rends ta liberté
Une empreinte de toi
À jamais sur mes pas
Je ne pourrai
Oublier!
Comment puis-je être libre
Enchaîner à mes désirs d’amour
Des choses
De toi de l’autre!
Désir d’appropriation
De possession
Entrave à ma liberté
La tienne?
Sources de bien des souffrances!
Habite mon coeur
Mon esprit à l’ancrage
De ta beauté
De tes univers
Caressent
Étanchent ma soif au puits
De mes désirs insatiables
Abreuvent mes rêves
Quête de l’amour absolu!
Dépouillement du coeur
Serais-ce là mon salut?
Aimer sans jamais perdre
La raison
Rester libre
Le regard posé sur l’horizon!
Tu te fais silence
Depuis si longtemps
Étrange blessure du coeur
Qui ne ne veut pas mourir
Tu m’interpelles
De tes mots habillés
De voiles sur les plaies
D’un chagrin d’amour
Mal cicatrisé
Enfouis au grenier du temps
Aux confins de nos univers
À nos regards déposés
Ton silence
À jamais ta demeure
Ta porte close
Sur notre jardin fané
De toutes ces roses
Que j’ai tant aimé
Offrir à ton coeur
À tes bras ouverts
Comme l’arbre en fleurs!
Je n’aurai pas le temps
Sauf celui de l’éternité
Ou peut-être pourrais-je
Espérer
L’écoute de ton coeur
Au mien
Qui dans sa chair
Tel l’oiseau blessé
Tête sortie au creux du nid
De nos amours
Pour que tu vois de ton dernier
Envol
La réelle blessure
Sous mon plumage!
Sache que je ne t’ai pas abandonné
À tes rêves
Juste que je ne pouvais
M’envoler!